L’attitude moyenâgeuse des vigils du marché de Hédzranawoé inquiète énormément les commerçants et les clients dudit marché.  La dernière en date est la violence orchestrée  vendredi  dernier sur un jeune homme d’une vingtaine d’année au nom de Wolagbé Benjamin, pour avoir mal garé sa moto.

″Il sonnait presque 18 heures ce vendredi 10 mai  quand j’étais au marché de Hédzranawoé pour payer de la bouillie. J’avais garé ma moto près des zémidjans qui étaient en stationnement dans le marché. A ma grande surprise j’ai vu un homme en treillis pantalon partir avec ma moto. Je l’ai suivi en lui expliquant que j’étais en stationnement juste pour payer de la bouillie. Il ne m’a rien dit et appela un vigil qui est venu, sans demander aucune explication commença par de donner des coups. Ils étaient au nombre de six à me frapper. Certains me donnaient des coups de poing tandis que d’autres me frappaient avec un gourdin. J’avais perdu connaissance et je n’ai pas su ce qui c’était passé par la suite puisque je me suis réveillé à l’hôpital.  ″ a raconté  la victime.

Selon les femmes du marché présentes sur le lieu, c’était une violence gratuite qui a été exercée sur le jeune homme et ils ne sont pas à leur premier essai.  « Ces vigils font violence sur nous les femmes qui vendons dans ce marché. Des fois,  nos marchandises sont confisquées et si nous réclamons,  ils nous poussent comme si nous étions des voleurs. Aujourd’hui,  le jeune homme n’a rien fait. Ils disent qu’il a mal garé. Ces vigils nous fatiguent  dans ce marché», a  vociféré une revendeuse très en colère.

Les membres d’EPAM rencontrés dans le marché le samedi 11 mai n’ont pas voulu donner leur version des faits. « Tu dis avoir appris qu’il a été frappé est ce que tu as vu de tes propres yeux ? » nous demande un homme se réclamant de l’EPAM. L’officier, chef sécurité du marché a préféré aussi se taire sur ce qui a motivé ces vigils à bastonner  le jeune Benjamin.

Selon des sources proches de la victime, il lui aurait été demandé  d’assumer les frais des analyses pour qu’il soit remboursé après.

Eyram AKAKPO