Du 03 au 04 juillet 2019,  a eu lieu  à Lomé  un atelier auquel une  trentaine des membres du Réseau Anti-corruption au Togo (RAC-TOGO) ont pris part. Au menu, le renforcement de leurs   capacités sur les instruments internationaux de lutte contre la corruption et les procédures de passation des marchés publics au Togo.  Cet atelier a été organisé par RAC-Togo et financé par l’Union européenne (UE). L’objectif est de promouvoir la bonne gouvernance économique et la lutte contre la corruption au Togo. Durant les deux jours, les participants ont été outillé sur plusieurs  thèmes notamment, les dispositions Anti-corruption dans le nouveau code pénal 205 et perspectives, la  convention des Nations Unies de lutte contre la corruption et son mécanisme d’examen, étude comparée de la convention de l’Union africaine (UA) et le protocole de la CEDEAO, restitution des  résultats de l’étude réalisée sur les différents cas de  corruption portés en justice à caractère économique depuis 2008 et comment  ils sont traités, restitution des travaux sur les outils de développement institutionnel du RAC-Togo.    

   Pour Fabrice EBEH, président du conseil d’administration du RAC-Togo, la lutte contre la corruption reste un défi pour les organisations de la société civile qui doivent selon lui s’organiser pour  accompagner  les efforts des autorités du pays et ceux des bailleurs. Pour Dr Fabrice EBEH, «  pour pouvoir mener des actions  dans ce sens, nous devons nous-mêmes d’abord nous connaitre. Il y a des instruments qui existent. Des instruments internationaux, la convention-cadre  des Nations Unies, la Convention de l’Union Africaine, le Protocole de la CEDEAO. Tous ces  instruments-là, il faut les connaitre  et revendiquer leur mise en œuvre », a-t-il  martelé.

C’est le Chargé d’Affaires de la Délégation  de l’Union européenne au Togo,  Bruno Hanses,  qui a représenté son ambassade. Pour lui, «  la corruption est un mal qui touche tous les pays, tous les continents sans aucune distinction. Partout où  elle est prévalent, elle étouffe la croissance économique et l’emploi. Donc c’est  très important de lutter contre la corruption »  a-t-il souligné.

Il sied de préciser que c'est  le président  de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées Essohana Wiyao qui a présidé  la cérémonie d’ouverture de cette rencontre. Pour lui, il y’a que trois  actions qu’il faut  mener avec efficacité pour lutter contre la corruption. La  Législation, l’adoption de textes, l’adoption d’une  loi cadre et l’adoption rapide de la loi sur la déclaration du patrimoine. « Il faut mettre en œuvre les textes que  nous avons adoptés, il faut les appliquer »,  a-t-il laissé entendre.

Malgré les efforts du Togo, la corruption reste toujours un sujet d’actualité. RAC-Togo entend à travers  ces ateliers, apporter sa contribution dans la lutte contre ce fléau qui freine le développement du pays. 

 David RICARDO