Le gouvernement togolais tente vaille que vaille de mener des actions pour  lutter  contre la corruption. En témoigne  la mise en place de la Cour des comptes  en  2009  et tout récemment la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).  Ces structures existent  bel et bien mais les actes de corruption se font au nez à et la barbe de leurs responsables. Des pots de vin, les dessous de table, des détournements de deniers publics et consorts sont monnaies courantes dans le pays.

Dans les administrations publiques, des prestations sont rendues sur fond de corruption; pire sur fond de népotisme et de clientélisme.  C’est ce qui fait sortir une fois de plus l’association des usagers du service public togolais (AUSEP) dans un communiqué rendu public et signé par son président Kampatibe KARIYIARE (photo).

Ainsi dans un communiqué dont la rédaction de l’Agence Corps Diplomatic Togo a eu copie, l’AUSEP dénonce ces genres de pratiques qui ont cours notamment dans les services publics notamment à la direction des transports routiers, les centres de santé, dans les établissements scolaires, les commissariats etc.

Pour permettre aux usagers du service public d’identifier et de pouvoir dénoncer leurs racketteurs, l’Association propose désormais que les agents de l’Etat (dans les administrations publiques et institutions de la république) portent des badges.

De plus, AUSEP  demande à ce que les prix des prestations au niveau des administrations publiques soient  affichés  devant ces services afin que les usagers soient bien informés et éviter les surcoûts exigés frauduleusement sur fond de corruption.

Catherin  NÜGLER