Les prévisions météorologiques concernant la pluviométrie deviennent une réalité au Togo. Les pluies diluviennes qui tombent ces derniers temps ne trompent personne.  Cependant, l’inexistence des ouvrages d’art adéquats pose problème. Les populations souffrent cruellement des inondations dans plusieurs quartiers de Lomé. Des bassins de rétention d’eau, des caniveaux et égouts de fortune ne supportent plus ces eaux de pluie ruisselantes. Reconnaissons que les quartiers dits acquis à l’opposition sont les plus vulnérables. Il s’agit des quartiers Bè, Adakpamé, Kagome et autres.  Il est aussi vrai que les ouvrages d’art dans les autres quartiers ne sont pas épargnés car ils n’arrivent pas à contenir ces eaux. Conséquence : presque toute la ville de  Lomé a les pieds dans l’eau. Les rues inondées d’eau sont devenues impraticables.

Devant cette situation, tous les regards se tournent vers les nouveaux maires dont certains proviennent de l’opposition. Ces populations vulnérables attendent beaucoup d’eux. Mais disposent-ils de moyens financiers et ressources humaines pour juguler à ces problèmes circonstancielles dont ils sont confrontés?

Toujours est-il que le problème d’infrastructures routières, des caniveaux et de canalisation se pose avec beaucoup d’acuité. Les structures existantes ne sont pas bien construits, donc défaillantes devant ces intempéries.  Aujourd’hui, ces élus locaux sont mis devant le fait accompli. Comment vont-ils s’y prendre surtout qu’ils n’ont pas encore mobilisé des fonds pour la réalisation de ces projets dont certains sont de la compétence de l’Etat. C’est là où survient ce conflit de compétence. Les grands projets de la capitale doivent être du ressort de l’Etat, car aucun maire ne dispose de ressources financières pour les grands projets à réaliser. Cependant, la construction de certaines rues dans certains quartiers peut être à la charge des communes dont la décentralisation financière ne doit pas faire défaut. Donc, le plus dur attend ces élus locaux surtout que les populations sinistrées en ces périodes de pluie attendent beaucoup d’eux.

Le gouvernement dont fait partie le ministre Payadowa BOUKPESSI de l’administration territoriale est donc interpellé.

Anges  Adjanor