La route du développement passe par de développement de la route dit-on. C’est ce qu’a compris le gouvernement togolais qui depuis  2010, avec le lancement de la politique des grands travaux, fait d’énormes efforts en vue d’améliorer son réseau routier. Environ mille milliards de FCFA seront investis dans le domaine d’infrastructure routière sur les cinq prochaines années. L’un des principaux axes qui bénéficiera de ce financement est la route nationale numéro deux ou l’axe Lomé-Cotonou.

Le gouvernement togolais compte mobiliser mille milliards de FCFA qui seront consacrés à la construction et à la réhabilitation des routes. L’objectif de ces travaux est de désengorger le trafic routier, réduire les coûts qui y sont liés et d’améliorer le réseau routier.

Ainsi, comme grands chantiers annoncés au cours de cette période, la route nationale numéro deux. La seconde phase du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et l’équipement du poste de contrôle juxtaposé Hillah Condji et Sanvee Condji, sera consacrée à l’aménagement en quatre (04) voies du tronçon routier Avépozo-Aného, long de 30 kilomètres. Les travaux comprennent la construction de 28 épis et le rechargement en sable des côtes togolaises et béninoises ; l’équipement du poste de contrôle juxtaposé. Cette nouvelle phase coûtera environ 188 millions de dollars.

Le projet sécurisera et renforcera l’axe Lomé – Cotonou, stratégique pour le commerce et la circulation des personnes dans la sous-région. Il contribuera à consolider l’intégration régionale et à améliorer les conditions de vie des 1,7 million de personnes vivant dans cette zone côtière.

 « La réalisation combinée des infrastructures routières et de protection côtière permettra, non seulement d’améliorer le niveau de service entre Lomé et Cotonou, mais surtout de préserver les vies humaines, le territoire national et les infrastructures socio-économiques de grande importance comme le corridor Abidjan-Lagos qui sont localisées le long de la côte togolaise » a souligné Lydie Ehouman, économiste des transports et coordinatrice du projet à la BAD.

Quant à l’amélioration de l’infrastructure routière, elle devrait permettre des gains de temps de transport substantiels pour les habitants du littoral et les opérateurs logistiques. A l’issue du projet, un poids lourd devrait pouvoir relier Lomé à Cotonou en seulement 5 heures, contre près de 11h actuellement, notamment du fait de la réduction du temps d’attente à la frontière.

Ce projet du gouvernement prendra aussi en compte d’autres axes tel que le tronçon Davié-Atakpamé et la route nationale numéro cinq, Lomé-Kpalimé dont le financement est déjà bouclé.

  Eyram Akakpo