La construction de Lomé Container Terminal (LCT), une société de manutention, continue de faire des victimes du côté Est du port de Lomé. Les villages environnants sont tous frappés par l’érosion côtière.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le collectif des victimes d’érosion côtière indexe la Banque mondiale qui ne pèse pas de tout son poids pour faire respecter les textes.

« On a constaté que la Banque mondiale met une lenteur dans le dossier parce qu’elle n’a pas le choix. Les rapports démontrent que les textes de la Banque mondiale ne sont pas respectés par la LCT. S’ils doivent respecter les textes, on doit nous dédommager. On doit aussi mettre des digues d’arrêt  sur la mer  afin d’atténuer les impacts négatifs du port de LCT », a laissé entendre  Tonoudo Edo, porte-parole du collectif des personnes victimes de l’érosion côtière.

Outre la banque mondiale, le collectif s’étonne du mutisme du gouvernement, qui jusqu’alors ne fait aucune pression sur la LCT. « Une société privée qui s’installe dans un pays et des  citoyens sont sérieusement impactés mais le gouvernement ne dit jamais rien », s’indigne le porte-parole.

Treize villages de plus de deux mille  personnes sont touchés par l’érosion côtière à savoir: Gbodjomé, Agbavi, Afidegnigban, Baguida, Devikinmé, Alimagnan, Katanga, Agbodrafo, Kpogan, Bobolo, Agodéké, Kpémé et Edoh kopé.

Il sied de rappeler que les revendications des victimes de la LCT datent de 2014.