Le Réseau des journalistes pour la lutte anti-tabac au Togo (REJAT-Togo) a organisé un atelier dans le cadre de la redynamisation de ses activités de lutte contre la consommation du tabac. Ledit atelier a eu lieu le 04 septembre 2020 dans la salle CEDEAO du CASEF à Lomé.

Dans son mot de bienvenue, le président du réseau, Essoham TEOU-TEOU,  a déploré la cessation momentanée des activités du réseau due au manque de financement. Aujourd’hui, comme il le souligne, le Réseau renaît de ses cendres grâce à l’appui de son partenaire historique l’ANCE-Togo dirigée par Dr Fabrice Ebeh à qui il a rendu un vibrant hommage. Pour lui,  le REJAT est ressuscité pour un nouvel élan afin de lutter efficacement contre le tabagisme.

Quant au représentant de l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique, il a donné les pistes pour pouvoir lutter efficacement contre le tabagisme. Pour l’illustrer, il a pris l’exemple d’une association similaire du Cameroun d’où il est originaire, qui, ne disposant pas de ressources financières a mené de petites actions dans le cadre de la lutte contre la consommation du tabac. Ainsi, avec de petits reportages sur les activités de cette association de journalistes dans la lutte contre le tabac, cette dernière a bénéficié des appuis des partenaires financiers.

C’est pourquoi, le chargé à la communication de l’ATCA, Fang Ayong,  exhorte le REJAT à commencer par de petites actions, par exemple, sensibilisation dans les gares routières, dans les marchés et les posters sur les réseaux sociaux. Même son de cloche du Président de l’ANCE-Togo. Dans sa communication, Dr Ebeh puisqu’il s’agit bien de lui,  a profité de cette occasion pour demander aux membres du réseau de commencer par agir avec leurs petits moyens financiers. Il les a rassurés que l’argent dans le cadre de cette lutte contre le tabac existe. Mais pour y accéder, il faudrait établir un bon projet bien fignolé. Dans ce cas, il invite le réseau à avoir recours à l’expertise en la matière afin d’établir un plan stratégique. « Nous à l’ANCE-TOGO, sommes disposés à vous accompagner », ajoute t-il avant de suggérer au réseau d’étendre la lutte contre le tabac aux maladies non transmissibles.

Dans sa communication sur le lien existant entre le tabac et le COVID-19, Dr Koumako a, après avoir rappelé les effets du tabac sur les poumons en empêchant ces dernières de respirer, il a présenté le résultat d’une étude menée au Bangladesh par le magazine anglais New England Journal of Medecine. Cette étude  montre que sur 173 patients qui consomment du tabac, 16% présentent des symptômes sévères du COVID-19. En conclusion, l’OMS recommande de renoncer à la consommation du tabac, car le COVID-19 s’attaque aux poumons pendant que l’industrie du tabac s’occupe de les affaiblir.

Pour le rôle et mission des journalistes dans cette lutte, le représentant de l’ATCA a rappelé l’objectif de cette lutte, entre autres, protéger les personnes contre les fumées du tabac, aider les fumeurs à cesser de fumer, avertir les gens sur les dangers de la consommation du tabac. La lutte antitabac vise à affaiblir les actions des industries du tabac. Il est donc important de s’engager dans la lutte contre le tabac parce que les autorités écoutent les journalistes qui ont le pouvoir de susciter l’indignation du public. Des questions-réponses ont meublé cet atelier qui devrait en principe déboucher sur les amendements et l’adoption des articles du statut du réseau.

Rappelons qu’à part le Togo, 8 pays africains appartiennent à l’Alliance pour le Contrôle du Tabac en Afrique (ATCA). Le tabac est composé de 4000 composés chimiques et de gaz et nuit aux consommateurs.

Il sied de préciser que cet atelier du REJAT s’inscrit dans le cadre de la campagne de surveillance de l’industrie du tabac  en Afrique initiée par l’ATCA.