Ils sont diplômés, surdiplômés, archi-diplômés, ou sont des analphabètes  finis, inguérissables, mais tous sont réfractaires à l’idée de moderniser l’Afrique, les premiers baragouinent en langues étrangères et méprisent les seconds qui, soumis, lisent la Bible et le Coran à l’envers et acceptent toutes les humiliations comme un bienfait de Dieu. Les « intellectueurs » vont siphonner les idées des plus réacs des intellos occidentaux et surtout refusent de percuter les prescriptions des savants Diop et Obenga. Ils s’accrochent à l’idée qu’on leur a inculquée à l’école, selon laquelle l’origine ethnique, nègre, des anciens Egyptiens, était fausse. Je suis d’ailleurs presque sûr qu’au fond d’eux-mêmes ils savent qu’ils vivent dans le mensonge! Ce n’est pas tant les textes anciens qui les rendent méfiants, que  l’étonnante modernité de divers aspects de la Civilisation des Ancêtres.

Ces nègres « évolués » constituent le principal frein à l’émancipation des peuples africains.

Les faux intellos africains, les « intellectueurs », peuvent être considérés comme les pires ennemis du peuple africain. Corrompus jusqu’à la moelle, ils sont incapables de se forger une vision du monde libre des concepts foireux siphonnés par ci, par là, chez les idéologues occidentaux, pour la plupart crypto-fachos; ils se pavanent en costards trois pièces et cravates rouge ou verte, sous le cagnard, ou en gandoura de bédouin, ou en robe d’eunuque, ou encore en wax multicolores qui insultent le satin des belles peaux noires, pour impressionner les pauvres nègres figés dans leur état d’éternels crèves la dalle attendant le retour d’un rédempteur fictif, rejeton d’un Dieu jaloux et atrabilaires.

      Source: Oscar Pfouma