L’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) a initié depuis belles lurettes le projet Filets sociaux et services de base (FSB) dont l’une des composantes est  le transfert monétaire. Cette composante fait actuellement bonne impression dans la région des plateaux avec une nouvelle procédure pour les bénéficiaires.

Ainsi, depuis le mois de septembre, le payement digital en lieu et place du  paiement  manuel   a débuté sa phase pilote dans  10 villages avec 1200 ménages qui bénéficient d’un paiement trimestriel de 15 mille francs cfa.

Ces transferts monétaires ont pour objectif d’accroître le revenu et la consommation des ménages ciblés, et par conséquent leur capacité à faire face aux chocs.

 L’ambition de l’ANADEB  est de couvrir 61 000 ménages bénéficiaires dans les cantons les plus pauvres sur le plan national et 15 055 ménages dans la région des plateaux d’ici fin décembre 2020.

Grâce à cette composante, l’Etat a pris en compte 6795 personnes et la Banque Mondial 8260.

Elle vise à permettre  aux  ménages bénéficiaires de  sortir définitivement de leur  état de vulnérabilité.

 En clair, les  fonds issus du transfert monétaires sont destinés à contribuer aux besoins d’ordre nutritionnels, éducatifs des enfants, aux besoins de santé et dans la mesure du possible, constituer une épargne pour le début d’une activité génératrice de revenus.

Il sied de préciser que le  transfert monétaire qui est à 15 000 F par trimestre c’est-à-dire 5 000 F par mois. Autrefois, le bénéficiaire pouvait être payé mains à mains ou par la société de téléphonie mobile Moov Togo dont les agents descendaient dans les villages pour servir les bénéficiaires, mais depuis quelques semaines le payement se fait par un système de digitalisation mis en place.

Le payement digital consiste à virer directement de l’argent sur le numéro Moov du bénéficiaire et lui, se dirigera vers le point de vente Moov le plus proche pour son retrait.

En rappel, le projet FSB se veut également d’assurer aux ménages et communautés pauvres, un meilleur accès aux infrastructures socioéconomiques de base et aux filets sociaux.