Gouverner, c’est aussi assurer le bien être et la sécurité du peuple.

Mais dans la zone portuaire précisément à Ablogamé, un quartier de Lomé, qui jouxte l’hôtel Sarakawa, les riverains peinent à vivre heureux.

En effet, depuis l’accident mortelle d’une jeune étudiante écrasée par un camion remorque communément appelé titan, les autorités portuaires ont décidé de contraindre ces conducteurs d’occuper les rues secondaires du quartier d’Ablogamé. Or, les rues étant impraticables, la circulation pendant les nuits devient insoutenable.

Les riverains se plaignent de l’encombrement de ces titans qui garent devant les étalages de ces pauvres revendeuses. Une situation qui perturbe les activités de ces bonnes dames qui triment avant de nourrir leur famille. Il est constaté que nombreux titans garent dans ces ruelles avant leur tour d’embarquement au port. Des conteneurs de 20 pieds, parfois de 40 pieds transportés tombent malencontreusement de côté. Parfois, dans leur manoeuvre, deux voitures remorqueurs peuvent se cogner. La nuit dernière, une personne qui se trouvait au mauvais moment a failli laisser sa vie.

Bien avant ce drame évité de justesse, c’est un conteneur de 20 pieds tombé malencontreusement sur les étalages d’une revendeuse devant son portail. Malgré la répétition de ces incidents, aucune autorité n’intervient pour soulager ces riverains.

Par ailleurs, il faut remarquer que la construction tout azimuts des magasins dans ce quartier entre les maisons d’habitats, à côté de ces maisons, parfois côte à côte, ou l’un en face de l’autre dans un espace restreint, contribue à la souffrance des riverains qui souffrent de déplacement à cause de la présence de ces titans qui occupent d’une façon anarchique les voies ou ruelles, voire les devantures de

ces maisons, empêchant des propriétaires et leurs locataires de circuler librement, c’est-à-dire de sortir le matin pour leurs occupations et de rentrer le soir sans problème. Toujours est-il que les déchargements et les chargements de ces véhicules longs transportant des marchandises, chargées dans des conteneurs dans ce quartier Ablogamé ne sont pas sans incidents majeurs. Des conteneurs qui tombent sur des riverains au moment du déchargement ou du chargement, ou carrément au moment des manœuvres des conducteurs.

La situation devient de plus en plus inquiétante, qu’il urge que Madame le Premier Ministre trouve une solution à ces mouvements anarchiques de ces véhicules longs dans ce quartier où des infrastructures routières, du moins, des ouvrages d’art manquent cruellement. Il est curieux que le maire du Golfe1, M. Gomado qui habite ce quartier se tait. Ce dernier qui est originaire de Bè, ne peut-il  pas se soucier des populations de ce quartier dont les bonnes dames revendeuses se plaignent quotidiennement de l’encombrement de ces véhicules longs la nuit devant leurs étalages?

Son silence est suspect, car l’on ne peut pas comprendre que ce maire issu d’un parti d’opposition dit traditionnelle ferme les yeux sur la souffrance des riverains de ce quartier qui fait partie de sa commune.

En tout cas, il ne faut pas se méprendre sur le danger que courent les habitants de ce quartier dont la majorité baigne dans la pauvreté malgré les ressources dont disposent cette commune Golfe 1. (Nous y reviendrons).

 

Anges ADJANOR