Le Togo s’illustre encore en mauvais élève en cette fin d’année. En effet, le journaliste Carlos KETOHOU, patron de l’hebdomadaire L’Indépendant Express a été arrêté manu-militari dans la nuit d’hier mardi à son domicile par un groupe de gendarmes. Le journaliste avait pourtant été convoqué par le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie sur ce mercredi 30 décembre. Selon les informations, le journaliste est traqué depuis mardi matin et sa maison a été encerclée toute la journée. Lui-même avait signalé une ronde sans cesse des forces de l’ordre et de sécurité devant son bureau toute la journée. Cette ronde continuait quand une convocation du SCRIC lui a été notifiée en fin de journée, lui demandant de se présenter à ce service pour « les nécessités d’une enquête judiciaire ». On en était là, quand le journaliste a été arrêté dans sa maison alors qu’il venait juste de rentrer. Selon les quelques détails donnés par Carlos KETOHOU lui-même avant d’être embarqué, c’est un certain « Colonel Bignandi qui veut le voir cette nuit ». Et ce en dépit de la convocation officielle qui lui est parvenue en fin de journée. Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile interrogé par Fabrice KPETCHEZI, président de l’observatoire togolais des médias, l’on reproche au Directeur de publication de « L'Indépendant Express » dans sa parution de mardi, une affaire de vol de « cuillères dorées » par des femmes, membres du gouvernement lors d’une réception offerte par une institution bancaire de la place.