Les avocats de la famille Adjakly en conférence de presse ce 12 février 2020 à Lomé, continuent de clamer haut et fort l’innocence de leur client dans l’affaire dite  de pétrolegate. Pour ce collège d’avocats, cette affaire de détournement de 400 à 500 milliards FCFA  est simplement « du fake news ».

« Cette affaire est une légende, une fable, un mythe. Les légendes, les fables et les mythes ont la peau dure. L’exercice auquel nous nous livrons consiste à expliquer dans un effort de pédagogie ce qui est la réalité et ce pourquoi il est impossible que les faits imputés aient été envisageables.  Quand vous êtes accusés par la presse d’un fait inexistant, nous estimons que c’est par la presse que vous essayez de faire l’essentiel de la lumière sur ce qui doit être fait », a indiqué Me Éric Sossa

« L’Etat dont-on dit qu’il a été détourné ne s’est plaint d’aucun détournement, les importateurs de pétrole qu’on appelle les traders ne se sont jamais plaints qu’ils ont perdu un seul centime, les marketers qui sont les distributeurs n’ont pas dit qu’ils ont perdu de l’argent. A partir de ce moment, de quoi tient-on qu’un détournement s’est passé au préjudice de l’Etat ? » S’est interrogé l’avocat.

 A en croire le collège, il y a un procès en marge de cette affaire qui est celle de la diffamation et non du fonctionnement du pétrolegate.

« Cela veut dire que le procès n’a rien à faire avec ce pour quoi nous sommes ici en face des journalistes. On est en train d’expliquer à la population togolaise que ce qui a été dit dans le journal est impossible parce que c’est toujours l’obscurantisme associé à l’ignorance qui crée les crédules. Et quand la crédulité s’associe aux mensonges, ça donne une opinion empoissonnée. Nous avons pour ambition de désempoissonner l’opinion dans cette affaire » a précisé Maître Sossah.

Notons que le bihebdomadaire privé « L’Alternative » qui accuse la famille Adjakly de détournement de 400 à 500 milliards FCFA, dans l’importation de pétrole au Togo, a été condamné par la justice togolaise à payer une amende de 4 millions FCFA pour n’avoir pas, selon elle, sorti les preuves de ces publications.

   Eyram Akakpo