L’Office Togolais des Recettes (OTR), suite à son communiqué du 04 mars dernier, procède à la collecte de la  Taxe  sur les véhicules à moteur (TVM) à compter de ce 15 mars 2021. Une taxe qui vient alourdir la situation précaire des usagers de la route. En effet, le gouvernement oblige les  conducteurs de véhicules de payer la taxe sur les véhicules à moteur (TVM). Comme s’il fallait s’y attendre, le tollé est général. Beaucoup de conducteurs s’indignent de l’apparition de cette nouvelle taxe.

La Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) se chiffre entre 5.000 à 50.000 FCFA. Le gouvernement justifie cette nouvelle taxe pour le souci d’avoir des fonds d’entretien et de construction des routes. Cette initiative est louable pour le développement du pays, car il est du devoir du citoyen de contribuer au développement du pays par le payement des taxes et impôts. Cependant, il faut reconnaître qu’à l’heure actuelle, la majorité des Togolais tirent le diable par la queue, surtout que la crise sanitaire a engendré l’aggravation de la crise économique. Et la conséquence directe demeure la baisse vertigineuse du pouvoir d’achat de la population. Fort de ce constat amer, beaucoup d’observateurs jugent l’apparition brusque de cette taxe inopportune.

Tous les observateurs se posent la question de savoir si le gouvernement togolais se soucient réellement du bien-être du peuple dont les conditions de vie et du travail sont difficiles.

Par ailleurs, les Togolais justifient leur non adhésion à cette décision concernant cette taxe par la mauvaise gestion des fonds d’entretien routier qui a cours au pays. L’affaire Ferdinand Tchamsi, ex-Directeur du Fonds d’Entretien Routier (FER) reste encore vivante dans la mémoire collective des Togolais. En effet, dans cette affaire, il y aurait eu des détournements de fonds dont les Togolais attendent l’élucidation.

Devant cette situation précaire, ne serait-il pas humaniste, que les gouvernants aient pitié de cette pauvre population qui vivote? Les conducteurs de véhicules payent déjà de lourd fardeau en honorant leurs devoirs citoyens,  à travers des taxes payées  pendant les visites techniques, en plus des frais d’assurance. Mais la question demeure. A quoi sert l'argent payé aux péages?  Une interrogation  qui fait dire que cette nouvelle  taxe est une taxe de crucifixion.

 

Anges Adjanor