Depuis près de trois  ans, le Togo s’est lancé dans un processus dit de prévention de terrorisme. Et pour mener à bien ce combat, Faure Gnassingbé et son gouvernement se sont tournés  vers l’Etat hébreux. Des techniciens et opérateurs économiques israéliens sont omniprésents sur le territoire togolais. Des antennes du logiciel PEGASUS installées à prix d’or foisonnent à des endroits stratégiques de la capitale: présidence de la république, Tokoin-Cassablanca, Tokoin-Trésor, aéroport, colombe de la paix, etc.

Si l’objectif  de contrecarrer les attaques terroristes était le seul visé en installant ces antennes, ce serait louable. Mais curieusement, le gouvernement togolais importe ce logiciel pour plutôt surveiller les journalistes, acteurs politiques et défenseurs des droits humains, les traquer et faire pérenniser le pouvoir des Gnassingbé.

Au total, plus de 16 milliards de FCFA ont été dépensés pour l’acquisition de ce  logiciel afin de surveiller des acteurs qualifiés de «gênants» par le pouvoir de Lomé. Cela n’est pas du goût des organisations de la société civile. Le Professeur David DOSSEY, porte-parole du Mouvement citoyen Togo Debout(MCTD) n’est pas allé par quatre chemins.  Il pointe du doigt l’irresponsabilité et voyeurisme du pouvoir de Lomé face aux problèmes sociaux des populations. «Le gouvernement PEGASUS ou lorsqu'un régime "fort" détourne les ressources d'un Pays Pauvre Très Endetté (PPTE)  pour satisfaire un voyeurisme d'Etat. Imaginez tout ce que le gouvernement togolais  aurait pu financer à la place: plus de 1000 écoles primaires et des scanners dans toutes les préfectures du Togo ». Ce qu’il a posté sur son compte tweeter.