Coopération

For the strengthening of agricultural research and the improvement of productivity, Togolese and Egyptian Governments funded FAMETA

(Togolese Egyptian Modern Farm) project estimated at one billion Fr CFA.

The farm is located on 150 hectares at  Abatchang, in the canton of Lama-Tessi, Tchaoudjo District  in the central part of the country.

Our colleague Agridigitale made a visit to the farm, less than a year after the laying of the first stone by  president  Faure Gnassingbe.

The results are there

At FAMETA, attention is paid to agricultural work and beyond the main objective of the Center, it is a good impression that can hold back from the visit to a site where Egyptians and Togolese are working together.

We can see the realization of new jobs for local residents, mainly women who manage most of the agricultural activities.

From a warehouse equipped with a drying area to tractors and other agricultural equipment, passing by restraint and water cultures occupying virtually the rest of the farm loss of eyesight, the image of crops like corn in comparison to those observed in most of the common fields are the reflection of a sincere work which can only lead to the figures published by the Center.

The Ambassador of Egypt in Lome, Mohamed Karim Sheriff plans in the coming days an open day on the farm in order to expose the first results of the experiments.

An ambitious project

The project is willing to reach 9 tons of corn per hectare against 2 tons on national average, 8 tons of rice per hectare against 5 tons currently and 10 to 15 litres production of milk against 5 liters currently.

Moreover, FAMETA has already introduced wheat into Togo. For this culture, 5.5 tons are expected per hectare.

Au Togo,  un programme sur le développement des énergies renouvelables vient d’être lancé par l’Université de Lomé et ses partenaires, ceci pour mieux répondre aux demandes sans cesse croissantes, des populations en énergies. A travers ce programme, des projets de grandes envergures émaneront pour mettre à la disposition des populations surtout rurales, de bonnes sources d'énergies renouvelables, non-polluantes, à moindre coût et durables. Ce programme sur les énergies renouvelables concrétise une nouvelle ère au Togo, pour le développement des sources naturelles non épuisables. L’objectif selon Essohanam BATCHANA, Directeur de la Recherche et de l'Innovation à l'Université de Lomé est de mieux répondre aux demandes sans cesse croissantes des populations en énergies, surtout pour relever le taux d’électrification du territoire encore faible. C’est le résultat des études réalisées conjointement par des chercheurs de l’université de Lomé et les experts du Centre de services scientifiques de l'Afrique de l'Ouest sur les changements climatiques et l'utilisation des terres adaptées (WASCAL).

Ledit  programme en énergies renouvelables au Togo attire déjà des partenaires en développement. Christoph SANDER, Ambassadeur d'Allemagne estime que ce programme  est déterminant  pour le développement et la survie des populations togolaises.

A travers ce programme, les énergies renouvelables jusqu’alors non cultivées, sont aujourd’hui au cœur de la recherche dans la lutte contre le changement climatique et de la gestion durable au Togo. Des projets de grandes envergures émaneront de cette initiative  au profit des populations surtout rurales, qui ont plus que jamais besoin de bonnes sources d'énergies renouvelables, non-polluantes, à moindre coût et durables.

Signalons que ce programme bénéficie de l’appui financier de l’Allemagne.

Helmut PINTO

Une convention portant sur un projet d'assistance technique en gestion des finances publiques a été signée le mardi 10 Juillet 2018 à Lomé entre le gouvernement togolais, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne.  C’est ce qu’a appris l’Agence Corps Diplomatic Togo.

 Les documents ont été paraphés par le ministre de l'Economie et des Finances, M. Sani Yaya, le Chargé d'affaires par intérim de la Délégation de l'Union européenne au Togo, M. Vincent Vire et le chef de la mission et économiste principal au Département des Finances Publiques du FMI, M. Lewis Murara.

 Le projet  financé par l'Union européenne (UE) et mis en œuvre par le FMI, vise à améliorer la préparation du budget, à étendre la couverture et améliorer la qualité des informations budgétaires et à renforcer la gestion de la trésorerie et sa meilleure articulation avec la gestion de la dette publique. Il portera sur le renforcement des capacités en matière de préparation du budget, l’exécution, le suivi et le reporting budgétaires ainsi que de gestion de la trésorerie et de la dette publique.

 "Une bonne gestion des fonds publics est un aspect transversal fondamental pour s’assurer que les recettes collectées et l’action du gouvernement et des entités publiques contribuent pleinement et de manière efficace au bon développement économique et social", a indiqué M. Vincent Vire, Chargé d'affaires par intérim de la Délégation de l'Union européenne dans son intervention.

 Pour  M. Lewis Murara, le projet d'assistance technique en gestion des finances publiques vient appuyer "les chantiers de réformes de grande envergure" entrepris ces dernières années par le Togo. " Il s'agit d'un jour important pour les relations entre l'UE, le FMI et le gouvernement  togolais", a indiqué le  chef de la mission et économiste principal au Département des Finances Publiques du FMI.

 En remerciant les deux partenaires pour leurs actions multiples au Togo, le ministre Sani Yaya a insisté sur la volonté du gouvernement d'intensifier les réformes profondes en cours visant à améliorer la collecte et la gestion des fonds publics. Il a conclu qu'une plus grande transparence dans l'information budgétaire était essentielle pour que les opérateurs économiques et les citoyens soient pleinement informés de l'utilisation des fonds publics et comprennent ainsi l'importance et l'impact de leurs contributions au budget national.

 Pour rappel, le Togo est engagé dans une modernisation de la gestion des finances publiques conformément aux directives adoptées par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2009 qui prévoient d’aligner les méthodes de gestion des finances publiques sur les meilleures pratiques internationales. Par loi organique relative aux lois de finances (LOLF) numéro 2014-013 adoptée en 2014, le Togo s’est  engagé dans cette dynamique et est en  train de la construire progressivement.

David Ricardo 

La République arabe d’Egypte qui entretient des relations de coopération pluri-décennales avec le Togo a décidé de passer à la vitesse supérieure avec un diplomate chevronné à la manette. Mohamed Karim SHERIF, puisqu’il s’agit de lui, veut marquer son passage au Togo d’une encre indélébile. Faire feu de tout bois pour la création du centre égypto-togolais pour redynamiser l’agriculture dans son pays de mission. La pose de la première pierre de ce centre a été effectuée en novembre 2017 par ce Diplomate et le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé à Abatchang.  Pour y arriver, il faut parcourir une dizaine de kilomètres en piste rurale à partir de la nationale N°1 au niveau de Lama-Tessi.

Nos confrères du journal  Agridigitale ont visité la ferme vendredi dernier, moins d’un an après la pose de la première pierre et ils en sont émerveillés.

"C’est un travail impressionnant abattu en temps record par les experts égyptiens et togolais", ont constaté nos reporters  de ce journal.   

L’ambassadeur d’Egypte à Lomé, Mohamed Karim Sherif projette dans les prochains jours une journée porte ouverte sur la ferme afin d’exposer les premiers résultats des expérimentations.

"Il faut travailler tranquillement et laissez parler son travail", a-t-il confié en toute humilité.

                                (PHOTO PRISE LORS DE LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE)

Plus de réalisations que de folklores

Contrairement au standing où peut abriter une grande équipe, signe de la lourdeur administrative, il n’y a qu’à la Ferme agricole moderne égypto-togolaise d’Abatchang (FAMETA), tout ce qu’il faut pour une ferme.

L’administration et les paperasses ont laissé la place à un magasin de stockage équipé d’une aire de séchage, des tracteurs et autres équipements agricoles, une retenue d’eau et des cultures qui occupent pratiquement le reste de la ferme à une perte de vue.

A FAMETA, le soin accordé aux travaux agricoles et l’image des cultures dont certaines comme le maïs en comparaison à celles observées dans la plupart des champs ordinaires, sont le reflet d’un travail sincère qui ne peut aboutir qu’aux chiffres publiés par le centre.

Au-delà de la recherche

Au-delà du principal objectif du centre qu’est l’expérimentation pour booster la production agricole au Togo, c’est une bonne impression qu’on peut retenir de la visite d’un site où égyptiens et togolais sont tous à l’œuvre, où on touche du doigt la concrétisation des emplois créés pour les riverains majoritairement des femmes qui gèrent la plupart des activités agricoles.

Le but étant de contribuer au renforcement de la recherche agricole et à l’amélioration de la productivité au Togo.

Les principales valeurs cibles à atteindre au niveau du centre sont relatives aux filières maïs avec un rendement attendu de 9 tonnes à l’hectare contre 2 en moyenne nationale ; 8 tonnes à l’hectare pour le riz contre 5 actuellement au pays et une production laitière de 10 à 15 litres contre 5 au maximum actuellement.

Par ailleurs, la FAMETA a déjà fait pousser du blé jusque-là non encore cultivé sur le sol togolais. Pour cette culture, 5,5 tonnes sont attendus pour un hectare de production.

Les premières récoltes expérimentales sont effectuées avec succès et les deuxièmes sont attendues dans deux semaines. 

 

La Banque mondiale a approuvé ce mardi 17 Juillet 2018,  un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 30 millions de dollars (plus de 16 milliards de francs CFA) pour aider le Togo à relever les défis du développement urbain et à réduire les lacunes dans la prestation des services publics dans certaines des villes les plus peuplées du pays.

Ce financement, destiné au Projet d’infrastructure et de développement urbain (PIDU), permettra de rénover, réhabiliter et améliorer les infrastructures dans les quartiers mal desservis de trois villes (Lomé, Kara, Dapaong). Il servira également à consolider les capacités institutionnelles de sept municipalités (Atakpamé, Dapaong, Lomé, Kara, Kpalimé, Sokodé, Tsévié), notamment grâce à une assistance technique et à des formations, pour assurer une gestion durable du développement urbain.

Ce crédit bénéficiera à plus de  2,3 millions de personnes.

 « Le Togo connaît un développement urbain rapide, mais les services d’infrastructure sont inadéquats dans la plupart des villes secondaires. Avec ce nouvel investissement, il s’agit d’améliorer les conditions de vie des habitants de certaines villes. Le projet va également aider à améliorer les services d’aménagement urbain, ce qui pourrait déboucher par la suite sur d’autres investissements », explique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Togo.

 Les investissements prévus dans le cadre du PIDU s’inscrivent dans une démarche progressive. Un programme d’investissements prioritaires élaboré au cours de la préparation du projet sera mis en œuvre peu après son entrée en vigueur. Il sera ensuite suivi d’autres activités définies dans le cadre de processus de planification au niveau local. Au cours de sa mise en œuvre, le projet pourrait ainsi financer l’amélioration des réseaux routiers et des espaces publics, des points d’accès à l’eau potable, des systèmes d’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, ainsi que de petites infrastructures économiques et sociales (marchés, écoles et établissements de santé, notamment).

 

Ce nouveau projet répond à la volonté du Togo d’intensifier les investissements dans les infrastructures urbaines, suite au succès du Projet d’urgence pour la réhabilitation des infrastructures et services électriques (PURISE), également financé par la Banque mondiale.

 

Il est par ailleurs en phase avec le cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Togo, qui met l’accent sur la nécessité d’accroître les capacités des municipalités pour améliorer l’accès aux infrastructures et aux services, de réduire les risques climatiques et de renforcer la résilience des villes en renforçant à la fois les infrastructures et les capacités municipales.

 

 

 

En 2012, plusieurs pays en développement à travers le monde ont entamé une course contre la montre en vue de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (ODM) dont le 1.c, consistant à réduire de moitié la proportion de la population souffrant de la faim entre 1990 et 2015.

 Pendant cette période, nous avons remarqué que de nombreux pays africains étaient sur la bonne voie et en passe d’atteindre cet objectif (17 pays selon la FAO). Les souffrances liées à la faim à travers le monde ont diminué de manière constante pendant plusieurs années et de nombreux pays africains ont réalisé de grands progrès.

 Il était essentiel de passer à une autre étape. La même année, en 2012, la Commission de l’Union africaine, l’Agence de planification et de coordination du NEPAD (NCPA), l’Institut Lula et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont lancé le Partenariat renouvelé pour éradiquer la faim en Afrique d’ici 2025. Cet objectif ambitieux s’est vu renforcé deux ans plus tard, en 2014, par plusieurs chefs d’état africains à travers la Déclaration de Malabo qui propose une feuille de route afin de faire du développement agricole le principal moyen pour éradiquer la faim, et pas seulement la réduire.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies a fait de l’éradication de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes une priorité, le plaçant Objectif de développement durable numéro 2.

 Le rapport 2017 sur l’Etat actuel de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde révèle que le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne en 2016 s’approchait des 224 millions, soit 24 millions de personnes de plus qu’en 2015 ou encore un africain sur quatre. Si l’on compare pourtant ces chiffres avec ceux enregistrés en 2000, la baisse est relative.

Par exemple, les cas de sous-alimentation en Afrique de l’est – la région la plus affectée –ont diminué, passant de 39% en 2000 à 34% en 2016.

 La hausse des souffrances liées à la faim en Afrique subsaharienne en 2016 est directement liée aux conflits et à la sécheresse prolongée qui a affecté de nombreux pays. Plus d’un tiers des conflits dans le monde se déroulent dans la région et ont surtout eu des répercussions dans les zones rurales. La situation s’est même aggravée lorsqu’aux impacts du conflit se sont ajoutés les effets du phénomène climatique El Niño, La Niña et du changement climatique. Une combinaison fatale qui explique en grande partie la famine au Soudan du Sud, au nord-est du Nigéria et en Somalie par exemple. L’agriculture a payé un lourd tribut. La production alimentaire et les systèmes alimentaires ont été perturbés tandis que les moyens d’existence ont été détruits.

 Malgré ce contexte, nous avons toujours de bonnes raisons d’être optimistes et de croire qu’éradiquer la faim d’ici 2030 est encore possible.

Tout d’abord, la volonté politique est toujours de mise et a d’ailleurs été renforcée. Les Nations Unies, dirigées par Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU a énormément insisté sur l’importance d’une paix durable, un prérequis fondamental pour parvenir à un développement durable. Des opérations de maintien de la paix ont été lancées tandis que de nombreuses autres actions ont été prises afin de lutter contre les impacts du conflit.

 Concernant le changement climatique, le Fonds vert pour le climat soutient les pays en développement qui souhaitent s’adapter au changement climatique en adoptant des pratiques intelligentes face au climat. La FAO se tient d’ailleurs prête à aider les pays membres à élaborer des projets pour ensuite les proposer au Fonds vert pour le climat.

De plus, de plus en plus de signes laissent entrevoir que l’économie mondiale est en train de se relever. Cela contribuera à créer des conditions favorables au développement.

Les pays africains doivent pouvoir tirer profit de cette nouvelle conjoncture. Des programmes de protection sociale bien élaborés, par exemple, doivent être mis en œuvre et renforcés. La question de la protection sociale, en particulier dans les zones rurales, peut avoir de nombreux effets positifs et faire de la production alimentaire et de la consommation locale une priorité.  Les petits agriculteurs ruraux, en particulier, ont beaucoup à gagner de cette situation qui pourrait augmenter leurs revenus et faciliter leur accès aux marchés locaux.

 Nous devons également travailler à transformer les zones rurales afin de créer des emplois non seulement dans le secteur agricole mais également dans les activités non-agricoles en zones rurales et urbaines, surtout dans les villes petites et moyennes. Les petites agro-industries peuvent fournir davantage d’opportunités aux jeunes à l’échelle locale. Selon les dernières estimations, 10 à 12 millions de jeunes entrent chaque année sur le marché du travail en Afrique mais seul près de 3 millions d’emplois sont créés chaque année.

 Les fonds des donateurs sont de plus en plus utilisés pour respecter les engagements développés au niveau national. L’un des engagements clés de la Déclaration de Malabo était de dédier au moins 10% du budget national au secteur agricole. De nombreuses études ont d’ailleurs démontré qu’un tel investissement se révélait être très bénéfique, en particulier lorsqu’il s’agit de réduire la faim et l’extrême pauvreté.

 Les pays africains ont avec eux un ingrédient indispensable pour mettre un terme à la faim: la volonté politique. Mais ce n’est pas suffisant. Il s’agit maintenant de passer à l’action et de prendre des mesures adéquates sinon les cas de sous-alimentation seront toujours d’actualité sur le continent africain.