Coopération

Une formation  en "enquête  accident ou incident aérien"  et  en cybercriminalité multi-services  eu lieu du 16 au 27 septembre 2019 à Lomé  au Togo. Cette formation a été assurée par un Détachement d’Instruction Technique (DIT) du   ministère français de l’intérieur. C’est ce qu’a appris l’Agence Corps Diplomatic Togo.

 Notons que c’est le commandant de la brigade de gendarmerie de l’air des éléments français du Sénégal basé à Dakar  qui  a dispensé cette  formation relative à l’enquête lors des incidents ou accidents aériens avec le chef de la cellule d’investigations criminelles de la gendarmerie nationale togolaise.

Parmi les stagiaires se trouvaient une vingtaine d’enquêteurs OPJ expérimentés, de la compagnie autonome de l’aéroport de Lomé (CAAT), ainsi que du service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). A ceux-ci s’ajoutaient trois agents de l’agence nationale de l’aviation civile (ANAC) togolaise. Cette formation a permis d’aborder tous les aspects des enquêtes relatives aux incidents ou accidents aériens, non seulement sur le plan théorique mais aussi pratique, avec des études de cas et des exercices sur le terrain. Le soutien matériel de l’ANAC a permis le bon déroulement de cette formation.

Il sied de préciser que cette formation était financée sur les crédits alloués par le ministère français des Armées pour les DIT, dont une partie bénéficie à la coopération de sécurité intérieure.

Lors de la cérémonie de clôture les autorités togolaises ont exprimé leur satisfaction à la coopération française représentée par l’attaché de sécurité intérieure, accompagné du coopérant militaire technique, chef des projets gendarmerie, et du conseiller sûreté-immigration.

David Ricardo

 

 

Le  sommet arabo-européen se tiendra les  24 et  25 février prochains  à Charm el-Cheikh, sous la présidence du président Abdel Fattah Al-Sissi et du président du Conseil européen Donald Tusk.

C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’Union Européenne qui précise que le sommet entre la Ligue des États arabes et l'Union européenne devrait " réunir pour la première fois" des chefs d'État et de gouvernement des deux parties.

L'Union européenne a souligné que le sommet a pour objectif de renforcer les relations arabo-européennes et  se concentrera sur un certain nombre de problèmes et de défis communs, dont les plus importants sont le multilatéralisme, le commerce,  les investissements, la migration  et la sécurité.

 

Le renforcement de la coopération régionale est la clé pour relever les défis communs auxquels sont confrontés l'Union Européenne (UE) et les pays arabes, ont affirmé lundi les leaders arabes et européens, dans la déclaration finale de leur premier sommet "LEA-UE" organisé à Charm El-Cheikh, sous la conduite du Président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et le président du Conseil européen, Donald Tusk.

1- "Nous (pays de la LEA et de l'UE) nous sommes réunis, pour la première fois, les 24 et 25 février en cours à Charm El-Cheikh sous la conduite des présidents el-Sissi et Tusk pour examiner nombre de défis auxquels sont confrontés les deux régions qui représentent 12% de la population du monde", selon la déclaration de Charm El-Cheikh publiée au terme du premier sommet LEA-UE.

2- "Nous avons exprimé notre détermination sincère à partager nos expériences et à approfondir le partenariat arabo-européen afin de réaliser nos espoirs communs, de soutenir la paix, la stabilité et la prospérité, de garantir la sécurité, de promouvoir le développement économique, social et technologique et de créer des opportunités communes à travers une approche coopérative. Par une approche coopérative qui place les peuples de notre région, en particulier les femmes et les jeunes, au centre de nos efforts", selon toujours la déclaration finale.

3- Nous avons renouvelé notre engagement à agir de manière efficace multipartite dans l'objectif de faire face aux défis mondiaux de sorte à booster la coopération entre la Ligue des Etats Arabes, l'Union Européenne, les Nations Unies et l'Union Africaine. Et ce dans le but de réaliser le développement durable d'ici 2030.

4- Nous nous sommes mis d'accord sur le renforcement de la coopération afin d'instaurer la sécurité et de régler les différends tout en réalisant le développement social et économique dans la région.

5- Nous avons réaffirmé l'importance du renforcement de la coopération économique entre les deux parties tout en mettant en place un partenariat solide basé sur l'investissement e le développement durable. Nous sommes engagés à développer un programme de coopération positif notamment dans les domaines économiques et de l'énergie.

6- Nous avons réaffirmé l'importance de parvenir à un règlement des crises régionales en vertu du droit international de sorte à réaliser la paix et la prospérité.

7- Nous avons réaffirmé notre position quant au processus de paix au Proche-Orient y compris Jérusalem et l'illégitimité des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés en fonction du droit international. Nous confirmons de même notre attachement à la solution de deux Etats d'après les résolutions des Nations Unies.

La déclaration rappelle de même l'importance de préserver les sites historiques à Jérusalem et l'importance du rôle de l'UNRWAH.

8- Nous avons mis en place des discussions constructives, positives et approfondies autour des récentes évolutions en Syrie, en Libye, et au Yémen. Nous avons réaffirmé la nécessité de préserver l'intégrité et la souveraineté de ces pays.

9- En ce qui concerne la Syrie, nous apprécions tout règlement durable nécessitant une véritable passation du pouvoir en fonction de la déclaration de Genève en 2012 ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité 2254. Nous dénonçons de même tous les actes terroristes ainsi que les violations des droits de l'Homme vis-à-vis du peuple syrien.

10- En ce qui concerne la Libye, nous appuyons les efforts onusiens visant à mettre en place l'accord politique libyen de 2015 et nous appelons toutes les parties libyennes à prendre part aux efforts des Nations Unies.

11- En ce qui concerne le Yémen, nous saluons l'accord de Stockholm notamment pour le cessez-le-feu ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité numéro 2216, 2451, 2452. Nous rappelons la situation humanitaire dangereuse qui se reflète sur des millions d'êtres humains.

12- Nous avons échangé autour de nos préoccupations autour de la paix et de la sécurité internationales et régionales, notamment le terrorisme, l'extrémisme ainsi que les actes portant atteinte à la stabilité, et propageant la contrebande d'armes et le crime organisé.

13- Nous avons discuté l'importance de maintenir le système mondial afin d'arrêter la prolifération des armes nucléaires pour faire de la région du Moyen-Orient une région exempt d'armes de destruction massive.

14- Nous avons affirmé notre engagement à lutter contre le crime de l'intolérance culturelle, religieuse et extrémiste. Nous dénonçons toute tentative de propager la haine à base religieuse contre les individus y compris à travers l'Internet et les réseaux sociaux.

15- Nous avons orienté les institutions de coopérer avec les organismes nationaux concernés afin de déterminer les mécanismes indispensables à la coopération dans tous les domaines cités ci-dessus.

16- Nous exprimons notre profonde appréciation à la république arabe d'Egypte pour la tenue de ce sommet historique.

17- Nous nous sommes mis d'accord sur la tenue des conférences dans le cadre de ce sommet par alternance entre les pays arabes et européens. Sachons que la prochaine conférence se tiendra à Bruxelles en 2022.

 

 

Un accord de prêt d’un montant de 12 milliards de francs CFA a été paraphé ce 31 janvier 2019 à Lomé  entre le ministère de l’économie et des finances et le fonds koweitien.  Ce prêt permettra au gouvernement togolais de financer  le projet d’approvisionnement en eau potable dans la région de la Kara  et ses environs.

Le projet vise à mobiliser des ressources en eau de la rivière de Sara et la construction d’une usine de traitement d’eau d’une capacité journalière de 10.000m3  dans la ville de Bafilo. Elle sera équipée d’un laboratoire d’analyses  de l’eau et de deux châteaux d’eau d’une capacité totale de stockage de 5000m3  dans la périphérie sud de la ville de Kara.

Le directeur général du Fonds koweitien  Nedel  Alolayan, après la signature de cet accord, se dit confiant quant au succès du projet : « Je nourris l’espoir que ce projet aura un succès total. Et je souhaite que sa réalisation soit faite de façon professionnelle et dans le respect des règles de l’art»,  a-t-il indiqué.

Pour le ministre  togolais de l’économie et des finances  Sani Yaya, le projet facilitera la desserte en eau des villes de Bafilo, Kara, Niamtougou, Kétao et  aura surtout  un impact positif sur la santé des populations. Il a mis l’accent sur l’action gouvernementale qui sera intensifiée en vue d’un aboutissement heureux du projet.

Ce projet s’inscrit dans le cadre  de la mise en œuvre  du Plan national de développement (PND) initié par le gouvernement togolais  depuis août 2018.

Eyram  Akakpo