La République arabe d’Egypte qui entretient des relations de coopération pluri-décennales avec le Togo a décidé de passer à la vitesse supérieure avec un diplomate chevronné à la manette. Mohamed Karim SHERIF, puisqu’il s’agit de lui, veut marquer son passage au Togo d’une encre indélébile. Faire feu de tout bois pour la création du centre égypto-togolais pour redynamiser l’agriculture dans son pays de mission. La pose de la première pierre de ce centre a été effectuée en novembre 2017 par ce Diplomate et le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé à Abatchang.  Pour y arriver, il faut parcourir une dizaine de kilomètres en piste rurale à partir de la nationale N°1 au niveau de Lama-Tessi.

Nos confrères du journal  Agridigitale ont visité la ferme vendredi dernier, moins d’un an après la pose de la première pierre et ils en sont émerveillés.

"C’est un travail impressionnant abattu en temps record par les experts égyptiens et togolais", ont constaté nos reporters  de ce journal.   

L’ambassadeur d’Egypte à Lomé, Mohamed Karim Sherif projette dans les prochains jours une journée porte ouverte sur la ferme afin d’exposer les premiers résultats des expérimentations.

"Il faut travailler tranquillement et laissez parler son travail", a-t-il confié en toute humilité.

                                (PHOTO PRISE LORS DE LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE)

Plus de réalisations que de folklores

Contrairement au standing où peut abriter une grande équipe, signe de la lourdeur administrative, il n’y a qu’à la Ferme agricole moderne égypto-togolaise d’Abatchang (FAMETA), tout ce qu’il faut pour une ferme.

L’administration et les paperasses ont laissé la place à un magasin de stockage équipé d’une aire de séchage, des tracteurs et autres équipements agricoles, une retenue d’eau et des cultures qui occupent pratiquement le reste de la ferme à une perte de vue.

A FAMETA, le soin accordé aux travaux agricoles et l’image des cultures dont certaines comme le maïs en comparaison à celles observées dans la plupart des champs ordinaires, sont le reflet d’un travail sincère qui ne peut aboutir qu’aux chiffres publiés par le centre.

Au-delà de la recherche

Au-delà du principal objectif du centre qu’est l’expérimentation pour booster la production agricole au Togo, c’est une bonne impression qu’on peut retenir de la visite d’un site où égyptiens et togolais sont tous à l’œuvre, où on touche du doigt la concrétisation des emplois créés pour les riverains majoritairement des femmes qui gèrent la plupart des activités agricoles.

Le but étant de contribuer au renforcement de la recherche agricole et à l’amélioration de la productivité au Togo.

Les principales valeurs cibles à atteindre au niveau du centre sont relatives aux filières maïs avec un rendement attendu de 9 tonnes à l’hectare contre 2 en moyenne nationale ; 8 tonnes à l’hectare pour le riz contre 5 actuellement au pays et une production laitière de 10 à 15 litres contre 5 au maximum actuellement.

Par ailleurs, la FAMETA a déjà fait pousser du blé jusque-là non encore cultivé sur le sol togolais. Pour cette culture, 5,5 tonnes sont attendus pour un hectare de production.

Les premières récoltes expérimentales sont effectuées avec succès et les deuxièmes sont attendues dans deux semaines.