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Le Togo célèbre ce 1er juin  2017,  les 40 ans de la campagne nationale de reboisement. A cette occasion, le Ministère de l’Environnement  et des ressources Forestières avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)  a organisé   un point de presse ce 31 mai à Lomé pour faire une évaluation des actions menées.

Le Togo connait une  avancée  progressive  de reboisement. De 1000 ha dans les années 80, ce nombre  est passé à 2000 ha en 2010 pour atteindre 4000 ha, ce qui témoigne de la détermination politique et de l’enthousiasme de la population togolaise pour le reboisement.  Malgré ces résultats  quoi qu’encourageants, ce taux reste  en deçà des ambitions nationales de reboisement  puisqu’en 2011, le gouvernement dans la déclaration de politique forestière nationale s’était fixé l’objectif de 5000 ha par an.

Malgré cette ambition, le Togo enregistre malheureusement un recul de son couvert forestier.  Or, la faiblesse du reboisement entraîne des impacts négatifs considérables sur la vie et surtout ceux des populations rurales qui dépendent des ressources  forestières ligneuses et non ligneuses.

                            Vue partielle de l'Assistance  lors de la conférence 

Le gouvernement  est convaincu de l’impérieuse nécessité de gérer durablement les forêts et de mettre le reboisement au centre des actions. C’est ainsi qu’ environ 300 ha de forêt communautaire et galerie forestière ont été enrichies ou réhabilitées grâce à l’appui du projet galerie forestière  financé par la FAO. Un Programme National de Reboisement (PNR)  validé en début de cette année  a été élaboré avec l’aide du Fonds  des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture en vue d’aménager près de 300.000 ha  dont 34. 400 ha de nouvelles surfaces plantées soit 0,7% du territoire et 265 600 ha de forêt restaurées d’ici 2021.

Le rôle joué par la forêt est énorme. Les produits forestiers non ligneux d’une manière générale sont très utilisés par les populations et les communautés locales. Face à cette situation, la valorisation des produits forestiers non ligneux est apparue comme une priorité  des actions du gouvernement  avec l’appui de la FAO.

Eyram AKAKPO

 

Un chapeau est à tirer au juge de la chambre correctionnelle du tribunal de Dapaong pour sa décision rendue le mardi 09 août 2016, condamnant les sieurs KANGNALE Issaka, TONDJA Kanfiang, DOUTI Bayabdja et MEDISSERI Inoussa tous, trafiquant d’ivoire,à des peines d’emprisonnement et d’amende. Pour rappel, les quatre inculpés ont été arrêtés le 18 juin 2016 suite à une opération menée par la police nationale de la ville de Dapaong en collaboration avec le projet Togo Application de la Loi sur la Faune et la Flore (TALFF) de l’ONG ANCE-Togo,en flagrant délit de commercialisation de 30 défenses d’éléphants.

Après une audience publique et contradictoire devant la chambre correctionnelle du tribunal de Première Instance de Dapaong le mardi 09 août 2016, les quatre prévenus ont été respectivement déclarés coupables d’importation et de tentative de vente de l’ivoire, un trophée d’une espèce intégralement protégée au Togo. En effet, les nommés DOUTI Gbanyobidja et KANGNALE Issaka ont été condamnés à six (6) mois d’emprisonnement dont cinq (5) avec sursis pour importation de trophée et d’ une amende de Trois cents mille francs (300 000) CFA. Pour leur tentative de vente, douze (12) mois d’emprisonnement dontdix (10) avec sursis etd’une amende de Deux cents mille francs (200 000) CFA leur ont été infligés. Quant aux sieurs TONDJA Kanfiang et MEDISSERI Inoussa, il a été prononcé à leur encontre une peine de douze (12) mois de prison ferme dont neuf (9) avec sursis et une amende de Cinq cents mille (500 000) F CFA pour tentative de vente. Le sieur AMADOU qui est en fuite a fait l’objet d’un procès par contumace. Il écope de douze (12) mois ferme et d’une amende d’un million (1 000 000) de FCFA pour tentative d’importation. Par ailleurs, un mandat d’arrêt a été émis à son encontre. Notons que l’éléphant est une espèce faunique menacée d’extinction au Togo. Par conséquent, il fait l’objet d’une protection renforcée. Ainsi, son abattage, sa détention, son transport et sa commercialisation sans autorisation sont formellement interdits et punis par les dispositions du nouveau code pénal, de la loi-cadre sur l’environnement et du code forestier togolais. Cette décision est l’aboutissement d’une lutte acharnée pour la protection des éléphants. A l’orée de la célébration de la journée mondiale de l’éléphant,cette victoire de la Justice environnementale togolaisevient confirmer l’engagement et la détermination du gouvernement togolais et l’ONG ANCE-Togo à en découdre avec les criminels fauniques. « Luttons contre la criminalité environnementale,sensibilisons les citoyens à la protection des espèces menacées»

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