L'utilisation aujourd'hui de la bioénergie joue un rôle dans la diversification et la décarbonisation des systèmes énergétiques. Ce qui oblige à encourager l'accès et l'amélioration des services énergétiques modernes plus précisément dans les zones rurales des pays en voie de développement. Dans cette  optique le Togo avec la collaboration de la FAO et l'appui de la GIZ renforce les capacités des acteurs sur les indicateurs de durabilité du Partenariat Global sur la Bioénergie (GBEP) ce 21 novembre à Lomé.

"La bioénergie, c'est toute forme d'énergie qu'on peut avoir à partir de la matière biologique organique; cela peut être à partir des débris végétaux, du bois, des résidus de récoltes. Le second atelier d'aujourd'hui fait suite au premier au cours duquel on a fait un diagnostic des formes d'utilisations de la  bioénergie au Togo, de l'état des lieux, du disponible et des perspectives. Il existe 24 indicateurs qui sont fixés pour mesurer l'utilisation durable de la bioénergie et dans chaque pays, sur les 24 certains sont pertinents, d'autres ne le sont pas. Aujourd'hui avec tous les acteurs nous allons ensemble réfléchir sur les 24 indicateurs qu'on avait déjà déroulés  autour du premier atelier et retenir l'essentiel qui est pertinent dans le contexte du Togo ", a laissé entendre le Chargé de programme à la FAO-Togo,   Djiwa Oyétoundé.

Le développement de la bioénergie peut donner un coup d'élan au développement du secteur agricole et du monde rural tout en augmentant la productivité, créant du coup des emplois et quelques sources de revenus. Malgré qu’au cours de ces dernières années, une critique sur le secteur de la bioénergie s'est développée sur les impacts indésirables tels que la compétition avec des cultures vivrières, l'augmentation du déboisement, la perte de la biodiversité ou encore la dégradation du sol et la qualité de l'eau. Le Chargé de Programmes poursuit en  ces termes : « Il est observé que la bioénergie est une forme d'énergie très importante dans les pays en voie de développement qui contribue à près de 75% de l'énergie consommée. Cette forme d'énergie est propre normalement. Mais dans nos pays, il est constaté qu’en voulant utiliser le bois pour produire de l'énergie, on détruit nos forêts. Comment concilier l'utilisation de la bioénergie avec conservation de nos ressources forestières? ", peste-t-il.

Pour évaluer et contrôler les impacts environnementaux, sociaux et économiques de la production et de l'utilisation de la bioénergie, l'initiative internationale GBEP établie en 2006 avec l'appui de la FAO a développé un ensemble de 24 indicateurs de durabilité pour la bioénergie qui sont fondés sur la science techniquement robuste et très pertinente. Ces indicateurs ont été mis en œuvre dans un certain nombre de pays africains.

 

Désiré Agbémégno