Sur initiative de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation  et l’Agriculture et l’Organisation Mondiale de la Santé Animale, un plan stratégique mondial de contrôle de la fièvre Aphteuse est  développé en 2012. Après onze réunions de mise en place de la feuille de route menées en Asie et dans la plupart des régions d’Afrique, c’est au tour de l’Afrique de l’Ouest de se  conformer aux normes  internationales. C’est justement ce qui fait l’objet de la première  réunion sur la feuille de route d’évaluation des progrès pour  l’Afrique de l’Ouest, qui se tient depuis ce mercredi 07 septembre   2016 à Lomé. C'était en présence du Représentant par  intérim   de la  FAO Léonidas HITIMANA et du Directeur de l'Elevage au Togo Daniel  BATAWUI.

Au total quinze pays sont représentés à cette première réunion sur la  feuille de route d’évaluation des progrès pour l’Afrique de l’Ouest.  La rencontre de Lomé se veut une opportunité  aux participants  d’être  formés  sur les principes de la mise en place du processus PCP, d'évaluer le statut de contrôle de la fièvre  aphteuse dans les pays de  l'Afrique occidentale et  surtout de planifier une stratégie pour  contrôler  la fièvre   en Afrique de l'Ouest.

La fièvre aphteuse est une maladie animale virale non transmissible à  l’homme. Très contagieuse, elle affecte les animaux de la famille des  Artiodactyles domestiques (bovins, ovins, caprins, porcins, …) et  sauvages (cervidés, antilopes, lamas…). Bien que connue de longue date, cette maladie reste l’une des préoccupations majeures des  éleveurs et des autorités sanitaires. Elle peut avoir des répercussions socio-économiques considérables notamment dans le  secteur agricole.

Du fait des pertes économiques qu’elle entraine, la fièvre aphteuse  figure parmi les pathologies majeures affectant la production et le commerce international des denrées d’origine animale, la sécurité  alimentaire et le développement économique, tant au niveau des petits  éleveurs que dans les filières de sa  production.

Helmut PINTO