Un atelier  de  quatre   jours  initié  par la FAO a  été  ouvert  ce  mardi 08  Novembre  à Lomé. Il est organisé à l’intention de 12 pays francophones d’Afrique. Les participants sont des représentants des ministères de l’agriculture et de la santé, des universités ou instituts  de  recherche  et points focaux nutrition de la FAO de ces pays. Cet atelier vise à renforcer les capacités  de ces acteurs afin qu’ils soient capables  de mettre  en œuvre, faire le suivi  et l’évaluation  des recommandations  alimentaires nationales.

En ouvrant les travaux dudit atelier, le Représentant Résident de l’Agence onusienne en lutte contre la faim au Togo,  Antonio ISAAC MONTEIRO a laissé entendre que l’insécurité alimentaire et la malnutrition  demeurent des défis majeurs dans de nombreux pays. Aussi, a-t-il a  déclaré qu’environ 800 millions  de personnes dans le monde n’ont pas suffisamment  de nourriture pour mener une vie saine et active.  Il a précisé par ailleurs  que l’Afrique subsaharienne est la région où la faim est la plus ressentie avec 25%  comme taux de sous-alimentation.

Il a  déclaré que la malnutrition sous toutes ses formes occasionne des pertes estimées à 11% du Produit Intérieur Brut (PIB) en Afrique et en Asie.

Devant ces constats, il urge de doter des agents d’outils nécessaires  leur permettant de développer et de mettre en œuvre  des guides alimentaires pour des régimes sains et variés puis renforcer la collaboration entre les acteurs clés.

Il sied de rappeler que les recommandations alimentaires qui sont au menu de cet atelier sont un ensemble  de messages concis et faciles à comprendre développés dans le but d’inciter les individus et les populations à améliorer leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie afin de prévenir les diverses formes  de malnutrition et de préserver la santé et une bonne nutrition.

David Ricardo