L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement Helene CLARK a effectué ce mercredi 29 mars une visite de terrain sur le tronçon Davié-Assomé-Kovié-Noepé. Cette visite s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) adopté depuis le 13 janvier 2016 par le gouvernement togolais et financé par le PNUD.

La piste rurale Davié-Assomé-Kovié-Noepé située dans la préfecture de Zio au Nord-Ouest de Lomé et distante de 24 km financé par le PNUD, est un axe économique vital pour la région maritime. Les habitants desdits villages sont majoritairement des agriculteurs et des éleveurs notamment des producteurs de riz. Le financement de cette piste à travers le PUDC permettra la dynamisation économique de ces localités et surtout l’accès des populations aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé.

Nombre de riverains éprouvent de grandes difficultés pour acheminer leurs récoltes vers les marchés, surtout en saison pluvieuse où la route est totalement impraticable. « Les voitures n’arrivent pas ici et nous souffrons vraiment. Les clients n’arrivent pas à venir acheter nos produits à cause de l’état désastreux de la route mais nous pensons qu’avec son aménagement nous pourrons maintenant vendre nos produits », a déclaré Améyo Amouzou, cultivatrice à Davié. Même son de cloche chez Aziayi Ama, productrice du riz à Assomé : « Nous traitons le riz mais compte tenu de l’état de la route, ça prend assez de temps avant qu’il n’arrive dans les marchés. Nous vendons notre riz à Atakpamé, Anié et même au Ghana. Nous remercions le PNUD et nous lui demandons d’en faire beaucoup plus», a-t-elle  affirmé.

Le Chef canton de Kovié Togbui Zavon Modzro IV, après avoir remercié les responsables du PNUD, a reconnu tout le bien que cette piste apportera au canton. « Il est souvent très pénible pour nos malades surtout les femmes enceintes de rallier les centres de santé spécialisés », «la dégradation de la piste a ralenti sensiblement les activités économiques du canton », conclut-il.

Pour sa part, Helen Clark, l’Administrateur du PNUD, a aussi remercié la population pour l’accueil qui lui a été réservé et a exprimé sa reconnaissance pour la sortie en masse des populations et des chefs traditionnels. Elle a par ailleurs réitéré les grandes lignes du programme et promis aux populations de les aider à construire des écoles et des centres de santé qui seront équipés. Elle n’a pas caché sa joie de voir ce programme changer autant de choses dans la vie des populations.

Eyram Akakpo, notre Envoyé Spécial à Kovié