Fin de mise en œuvre du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) lancé en il y a cinq ans. Une équipe de la Banque mondiale a séjourné il y a quelque mois pour vérifier au préalable si le PGICT a pu atteindre les objectifs escomptés. Les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet ont dressé le bilan des activités et les résultats sont en parfaite conformité avec les prévisions puisque le Secrétaire général du Ministère de l'environnement et des Ressources Forestières Sama BOUNDJOW s'est réjoui a cet effet lors d'une réunion de revue dudit projet tenu à Lomé le 22 mai 2017.

La Banque mondiale a apprécié les 5 ans d'exécution du Projet de Gestion Intégré des Catastrophes et des Terres (PGICT). Financé á hauteur de 10 milliards F CFA ce projet a permis de renforcer l'intervention du gouvernement dans la gestion des risques d’inondations et de dégradation des terres dans les zones urbaines et rurales. << le bilan est satisfaisant >> a déclaré le spécialiste principal en Gestion des Risques de Catastrophes de la Banque Mondiale au Togo Koffi HOUNKPE.

Selon les propos du Ministre de l’Environnement et des Ressources forestières André Johnson, la mise en œuvre du PGICT a donné des résultats inespérés en permettant la création d’environ 17000 emplois temporaires améliorant ainsi significativement les conditions de vie de la population. Le PGICT a engendré des acquis notamment, la cartographie nationale des zones vulnérables aux inondations, la mise en place de plateformes de réduction de risques de catastrophes, l’équipement des directions de la météorologie, de l’hydrologie et de la croix rouge en divers matériels dont ceux de collectes de données, de mesure de niveau d’eau et de précipitations. Les sapeurs pompiers ont été également équipés, grâce au PGICT, en matériels de pompage et matériels roulants en plus des unités de secours. A cela s’ajoute le financement et la réalisation de sous-projets communautaires d’adaptation aux changements climatiques allant de la construction de caniveaux au reboisement passant par la réhabilitation de pistes et la construction de retenues d’eau entre autres.

Les coordonnateurs du PGICT on adressé une requête aux différents partenaires du Togo et surtout à la Banque Mondiale pour mobiliser d'autres ressources nécessaires afin de pérenniser les acquis et la mise en œuvre d'un PGICT 2. Il faut reconnaître que les besoins restent immenses car sur 500 demandes de financement de micro-projets, à peine une centaine ont été sélectionnés et sont en cours d’exécution.

Helmut PINTO