Coopération

Le Togo  accueille  du 8 au 10 Août prochain à Lomé, le 16ème forum de l’AGOA. Pour une bonne organisation, les membres du comité national d’organisation de cette rencontre de haut niveau sur les opportunités commerciales entre les Etats Unis d’Amérique et l’Afrique  se sont rencontrés  ce 25 juillet 2017 pour faire  le point  des préparatifs.

Le 16ème forum de l’AGOA s’approche à grands pas, et à quelques jours  de ce grand rendez-vous qui réunira les 38 pays éligibles en plus des Etats Unis, les parties américaines et togolaises ont tenu  à faire le point sur l’organisation. Selon la ministre  Bernadette  Legezim Balouki, du commerce et de la promotion du secteur privé, beaucoup d’avancées sont  à noter dans les préparatifs.  « Nous sommes en train de  voir le bout du tunnel. Quand le temps approche, on est sous pression mais nous pouvons dire que nous avons beaucoup avancé. Tout ce que nous avons à faire au niveau de toutes les commissions pour la réussite de ce forum est fait.».  Elle a déclaré  par ailleurs que la partie américaine est contente de  la manière dont cet évènement s’organise au Togo.

L’ambassadeur des Etats Unis au Togo,  David Gilmour, a pour sa part apprécié l’esprit de collaboration dans l’organisation de ce forum : « Nous sommes très reconnaissants  de l’esprit de collaboration  qui existe entre nos deux équipes et nous apprécions beaucoup  votre  volonté de répondre à toutes nos questions. Je sais que nous sommes très exigeants  mais vous êtes tous là avec des réponses très rapides», a- t –il martelé.  

La prochaine rencontre de ce  comité d’organisation se tiendra le 31 juillet prochain.

En rappel,  la loi sur l’AGOA a été votée par le  Congrès et promulguée en Mai  2000 par l’ancien président américain Bill Clinton.

 

Eyram AKAKPO

L’Agence Française de Développement AFD a renforcé sa coopération avec la République togolaise  à travers la signature de trois conventions de financement. La cérémonie s’est déroulée ce 15 Juin 2017 à Lomé. Ces conventions d’un montant total  de 22 millions d’euros (14.4 milliards de francs CFA) seront consacrées aux secteurs de formation professionnelle et de l’eau urbaine.

Ce sont  le Ministre de l’Économie et des Finances, Sani YAYA, l’Ambassadeur de France au Togo, Marc FONBAUSTIER et le Directeur-adjoint du Département Afrique sub-saharienne de l’Agence Française de Développement,  Yazid BENSAID, qui ont procédé à la signature de trois conventions de financement: une convention pour le renforcement de la formation professionnelle agricole et industrielle au Togo et deux conventions pour la poursuite des actions d’amélioration de l’alimentation en eau potable de la Ville de Lomé.

 

Par ces conventions, l’Agence Française de Développement met à la disposition de l’État togolais un total de 22 millions d’euros (14.4 milliards de francs CFA) de subventions. Une première convention de 7 millions d’euros (soit 4,6 milliards de francs CFA) permettra le financement du renforcement de la modernisation de la formation professionnelle dans le secteur agricole et rural à travers des appuis à l’ensemble des centres de formation agricole rurale du pays mais aussi pour l’extension du Centre de formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI). Ce projet fait suite à un premier projet de modernisation de la formation professionnelle qui avait en particulier visé à la création du CFMI et au renforcement et équipement de trois lycées d’enseignement technique, projet de 6 millions d’euros (soit 4 milliards de francs CFA) qui est en cours d’achèvement. Les deux autres conventions, d’un montant total de 15 millions d’euros (soit 9.8 milliards de francs CFA), dont près de 7 millions sur des ressources issues du 11ème Fonds Européen de Développement (FED) délégués par l’Union européenne à l’AFD, serviront à la poursuite des travaux d’amélioration du réseau d’eau potable de Lomé, en partenariat avec la SPEau et la TdE. Un premier projet d’appui au renforcement du réseau d’eau potable de Lomé a été financé par l’AFD avec un montant de 11 millions d’euros de subvention, projet qui s’est achevé fin 2016. Projet de renforcement de la formation professionnelle agricole et industrielle : Alors que l’emploi formel ne représente que 10% de l’emploi total, le chômage et le sous-emploi des jeunes sortant du système éducatif restent une priorité pour le Togo. Chaque année un nombre important de jeunes sortent du système éducatif. Le dispositif de formation professionnelle nécessite une importante mise à niveau pour répondre aux enjeux socio-économiques du pays, pour répondre à la demande des entreprises et créer des opportunités d’emplois de qualité.

Le projet s’articule autour de 2 composantes : * Composante I – Modernisation de la formation agricole et rurale (FAR) – 5 M€ Le projet prévoit d’améliorer l’offre de formation agricole et rurale, de contribuer à la mise en place d’un dispositif pérenne de financement de la FAR et de l’insertion-installation et de renforcer le pilotage du dispositif de FAR. Le projet sera mis en œuvre selon les principes de progressivité, de besoin de mise en cohérence du dispositif au plan national et de complémentarité avec les projets soutenus par d’autres PTF dans le secteur de la FAR et de l’insertion des jeunes en milieu rural.

* Composante II – Extension du Centre de Formation aux Métiers de l’Industrie (CFMI) – 2 M€ Le projet prévoit de financer (i) le programme d’extension du CFMI à travers la création de nouvelles filières de formation et le renforcement des filières existantes en lien avec les développements récents de l’industrie portuaire de Lomé et (ii) la consolidation des activités du centre après un peu plus d’un an de fonctionnement. Projet de renforcement du réseau d’eau urbaine à Lomé : Le Togo dispose d’abondantes ressources en eau ; lesquelles sont constituées par des eaux de surface que drainent les trois principaux bassins versants (Volta : 47,3%, Mono : 37,5%, Lac Togo : 16 %) et des eaux souterraines renouvelables contenues dans les deux aquifères du socle et du sédimentaire côtier. Le volume total des ressources en eau renouvelables est estimé à environ 19 milliards de mètres cube par an, soit environ 27% des eaux de pluie (de l’ordre des 70 milliards de mètres cube par an). Les connaissances sur la qualité desdites ressources sont aléatoires et les données obtenues sur les forages réalisés montrent des signes de détérioration de la qualité des eaux souterraines toutes formations confondues. Malgré une grande disponibilité potentielle des ressources en eau, le Togo rencontre des difficultés à mobiliser ces ressources et à satisfaire les besoins essentiels des populations. En 2011, la proportion de la population ayant accès à une source d'eau potable est estimée à 56,1%. Une revue du Plan National du Secteur de l'Eau et l'Assainissement (PANSEA) réalisée en 2014 a montré que le taux de desserte de l'eau potable a augmenté en milieu rural (de 40% en 2010 à 47% en 2013) et en milieu semi-urbain (de 29% en 2010 à 42% en 2013) mais a chuté en milieu urbain (de 44% en 2010 à 40% en 2013). Cette évolution s'explique par un exode rural important et à une insuffisance des investissements en milieu urbain depuis deux décennies.

 

Les opérateurs nationaux sont par ailleurs confrontés à des problèmes d’organisation et de gestion, avec des taux de desserte et de qualité du service insuffisants. Le projet comprend quatre objectifs spécifiques : (i) Renforcer la production et la distribution d’eau et l’amélioration de la qualité de service sur le Grand Lomé ; (ii) Augmenter les capacités de maintenance et d’exploitation des infrastructures de production et de distribution d’eau potable de la TdE ; (iii) Renforcer les capacités de gestion et d’amélioration des performances techniques et commerciales de la TdE; (iv) Renforcer les capacités opérationnelles de la SP-EAU et la soutenir dans son rôle d’outil privilégié de la mise œuvre de la politique nationale d’eau potable en milieu urbain et semi urbain. Les effets attendus du projet sont un accès à l’eau potable avec un volume produit pouvant atteindre 16.000m3/j ; soit un accroissement de 15% de la production actuelle et devrait permettre d’alimenter jusqu’à environ 200.000 personnes selon les estimations usuelles; à Lomé et dans les zones périurbaines.

Signalons que la cérémonie de signature s’est déroulée en présence du Directeur de l’AFD à Lomé M. LEBEURRE, de M. Antonio CAPONE, Représentant de l’Ambassadeur de l’Union européenne et des représentants du Ministère de l’Economie.

 

 

Une séance de travail a lieu ce mardi 6 juin 2017 à Lomé entre une délégation du gouvernement avec sa tête le Premier Ministre Sélom  Klassou et une délégation de la Banque mondiale dirigée par Axel Van Trotsenburg, Vice-Président de la Banque Mondiale pour le financement du développement. L’objectif  est de discuter des possibilités pour le Togo d’accéder à des niveaux de financement nettement plus élevés auprès de l’Association internationale de développement(IDA).

230 millions de dollars, c’est l’enveloppe  dont bénéficiera le Togo entre le 1er juillet 2017 au 30 juin 2020, dont 75 milliards de dollars mobilisés pour le compte  de la reconstitution de l’IDA 18. C’est ce qu’a annoncé ce mardi  Axel Van Trotsenburg devant les membres du gouvernement togolais. Cette rencontre a pour but de mettre à la disposition du Togo les innovations de l’IDA18 et les stratégies à développer pour accéder à des financements consistants et diversifiés. « Le financement et la panoplie des mesures proposées par l’IDA  visent à stimuler une croissance inclusive et à créer  de nouvelles opportunités. Nous nous réjouissons dans la perspective de travailler avec le gouvernement et le secteur privé pour entreprendre des investissements transformationnels qui peuvent aider à stimuler l’économie du Togo, créer des opportunités pour les populations et rendre le pays plus résistant aux chocs et aux crises » a déclaré  Axel Van Trotsenburg.

Ce nouveau financement vise les secteurs de l’énergie, des infrastructures urbaines, des services logistiques, de la santé, la gestion des côtes et la gestion intégrée des catastrophes et des terres. « Les ressources de l’IDA ont un impact significatif sur la qualité de vie et sur les opportunités offertes aux populations togolaises »,  a signifié Pierre Laporte, Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Togo.

Le Togo bénéficiera en dehors de ce financement,  des ressources de l’IDA régionale pour des projets transformateurs au-delà des frontières et du secteur privé. L’IDA soutient au Togo des projets visant à améliorer la productivité agricole, la sécurité sociale, assurer que les femmes et les enfants aient accès aux services de santé et de nutrition et à créer des emplois pour les jeunes.

Notons que  l’Association internationale de développement (IDA)  est une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 qui accorde  des dons et crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin  de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique.

Eyram  Akakpo

 

 

 

« Notre pays souhaite saisir l’opportunité de ce 16ème forum AGOA 2017 qu’il organise pour mettre son secteur privé en contact avec des investisseurs et entreprises américaines en vue de tirer meilleurs profits des atouts de la loi AGOA ». Ces propos sont ceux tenus ce jeudi 20 juillet  2017 par  Dédé Ahoefa EKOUE (en photo), Présidente du Comité d’organisation du Forum AGOA. C’était à l’occasion d’un atelier de concertation nationale sur l’élaboration d’une Déclaration de Politique pour accroître de façon accélérée les exportations du Togo dans le cadre de l’AGOA d’ici 2025 et au-delà».

Il était question précisément d’échanger sur les stratégies et politiques à mettre en place par le Togo afin de tirer pleinement profit du Forum AGOA que la capitale togolaise  abritera  du 08 au 10 août prochains puisque les opportunités existent déjà.  En  2016, les exportations du Togo vers les Etats-Unis sous la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique–Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), s’élèvent à 134 000 dollars tandis que les chiffres globaux s’élèvent à 10 855 000 dollars US sur la même période. C’est en tout cas pour booster ces chiffres, au regard des énormes opportunités qu’offre la loi AGOA, que s’est tenu ce jeudi 20 juillet, un atelier de concertation nationale sur l’élaboration d’une Déclaration de Politique destinée à accroitre de façon accélérée les exportations du Togo dans le cadre de l’AGOA d’ici 2025 et au-delà.

A travers la Déclaration de politique qui se déclinera en une stratégie nationale dotée d’un plan d’actions opérationnel, le gouvernement veut accompagner les opérateurs économiques locaux, mais aussi créer plus de richesses pour relever le défi de l’amélioration des conditions de vie des populations. «Notre pays souhaite saisir l’opportunité de ce 16ème forum AGOA 2017 qu’il organise pour mettre son secteur privé en contact avec des investisseurs et entreprises américaines en vue de tirer meilleurs profits des atouts de la loi AGOA », a affirmé Dédé Ahoefa EKOUE.

Helmut PINTO

En réponse à la décision de la Conférence des Chefs d’Etats de  l’Union Africaine tenue en janvier 2016, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Ministère de la planification ont lancé officiellement la feuille de route de l’Union Africaine sur le thème: « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». C’était ce 15 juin 2017 à Lomé pour encourager le Togo à mettre en œuvre ladite feuille de route afin de mieux exploiter sans réserve cet atout qu’est la population jeune de l’Afrique à travers les stratégies et politiques de développement.

Il ressort d’une étude que la quasi-totalité des Etats membres de l’Union Africaine en moyenne à 60% de la population,  a aujourd’hui moins de 25 ans. Il est donc clair que les politiques et stratégies des décideurs ne peuvent se passer sans tenir compte de façon minutieuse du dividende démographique des jeunes qui constitue une opportunité aujourd’hui négligée jusqu’ici par les gouvernements africains. Ce qui justifie alors cette feuille de route de l’UA prise à l’initiative des Chefs d’Etats  lors de la conférence de Janvier 2016.

La feuille de route s’articule autour de quatre piliers que sont, « l’emploi et l’entrepreneuriat », « l’Education et le développement des compétences », « la santé et le bien-être » et « les droits, gouvernance et autonomisation de la jeunesse ».

Il ne reste donc qu’aux partenaires techniques et financiers du gouvernement de définir ensemble avec les acteurs de promotion de développement durable, les conditions nécessaires pour tirer partie du dividende démographique des jeunes, ceci à travers d’importants investissements dans la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive, dans l’éducation et dans l’emploi des jeunes pour que la jeune génération d’aujourd’hui constitue un réservoir de créateurs de richesse et de croissance économique.

Et parlant des partenaires du gouvernement togolais, l’on peut citer l’UNFPA et l’ONUSIDA dont les Représentants Résidents respectifs  Saturnin EPIE et Christian MOUALA  ont pris part à cette rencontre.

 

Helmut PINTO

Axel Van Trotsenburg, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour le financement du développement et Seydou Bouda, Administrateur pour le Togo auprès du Groupe de la Banque mondiale, effectueront une visite de travail au Togo du 2 au 6 juin 2017.

Dans ce cadre, un séminaire gouvernemental se tiendra dans les locaux de la Primature le Mardi 6 juin 2017, et portera sur les opportunités pour le Togo d’accéder à plus de financement pour booster son économie. Il s’agit de nouvelles opportunités offertes dans le cadre de la 18ème reconstitution des ressources de l’IDA et qui comportent entre autres, un guichet de promotion du secteur privé. 

L’occasion sera également saisie pour présenter les grands thèmes retenus pour l’IDA-18 et qui portent sur la fragilité, les conflits et la violence ; le climat ; le genre et l’égalité des sexes ; la gouvernance ; les emplois et la transformation économique.

Il sied de rappeler qu’en décembre 2016, une coalition de plus de 60 gouvernements, donateurs et emprunteurs, sont convenus d’accroître de manière spectaculaire la lutte contre la pauvreté extrême en prenant des engagements à hauteur de 75 milliards de dollars pour reconstituer les ressources de l’Association internationale de développement (IDA) qui est le Fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres du monde. Il s’agit d’un pas déterminant dans l’action entreprise pour mettre un terme à la pauvreté extrême.