Coopération

Le  sommet arabo-européen se tiendra les  24 et  25 février prochains  à Charm el-Cheikh, sous la présidence du président Abdel Fattah Al-Sissi et du président du Conseil européen Donald Tusk.

C’est ce qui ressort d’un communiqué de l’Union Européenne qui précise que le sommet entre la Ligue des États arabes et l'Union européenne devrait " réunir pour la première fois" des chefs d'État et de gouvernement des deux parties.

L'Union européenne a souligné que le sommet a pour objectif de renforcer les relations arabo-européennes et  se concentrera sur un certain nombre de problèmes et de défis communs, dont les plus importants sont le multilatéralisme, le commerce,  les investissements, la migration  et la sécurité.

 

L'utilisation aujourd'hui de la bioénergie joue un rôle dans la diversification et la décarbonisation des systèmes énergétiques. Ce qui oblige à encourager l'accès et l'amélioration des services énergétiques modernes plus précisément dans les zones rurales des pays en voie de développement. Dans cette  optique le Togo avec la collaboration de la FAO et l'appui de la GIZ renforce les capacités des acteurs sur les indicateurs de durabilité du Partenariat Global sur la Bioénergie (GBEP) ce 21 novembre à Lomé.

"La bioénergie, c'est toute forme d'énergie qu'on peut avoir à partir de la matière biologique organique; cela peut être à partir des débris végétaux, du bois, des résidus de récoltes. Le second atelier d'aujourd'hui fait suite au premier au cours duquel on a fait un diagnostic des formes d'utilisations de la  bioénergie au Togo, de l'état des lieux, du disponible et des perspectives. Il existe 24 indicateurs qui sont fixés pour mesurer l'utilisation durable de la bioénergie et dans chaque pays, sur les 24 certains sont pertinents, d'autres ne le sont pas. Aujourd'hui avec tous les acteurs nous allons ensemble réfléchir sur les 24 indicateurs qu'on avait déjà déroulés  autour du premier atelier et retenir l'essentiel qui est pertinent dans le contexte du Togo ", a laissé entendre le Chargé de programme à la FAO-Togo,   Djiwa Oyétoundé.

Le développement de la bioénergie peut donner un coup d'élan au développement du secteur agricole et du monde rural tout en augmentant la productivité, créant du coup des emplois et quelques sources de revenus. Malgré qu’au cours de ces dernières années, une critique sur le secteur de la bioénergie s'est développée sur les impacts indésirables tels que la compétition avec des cultures vivrières, l'augmentation du déboisement, la perte de la biodiversité ou encore la dégradation du sol et la qualité de l'eau. Le Chargé de Programmes poursuit en  ces termes : « Il est observé que la bioénergie est une forme d'énergie très importante dans les pays en voie de développement qui contribue à près de 75% de l'énergie consommée. Cette forme d'énergie est propre normalement. Mais dans nos pays, il est constaté qu’en voulant utiliser le bois pour produire de l'énergie, on détruit nos forêts. Comment concilier l'utilisation de la bioénergie avec conservation de nos ressources forestières? ", peste-t-il.

Pour évaluer et contrôler les impacts environnementaux, sociaux et économiques de la production et de l'utilisation de la bioénergie, l'initiative internationale GBEP établie en 2006 avec l'appui de la FAO a développé un ensemble de 24 indicateurs de durabilité pour la bioénergie qui sont fondés sur la science techniquement robuste et très pertinente. Ces indicateurs ont été mis en œuvre dans un certain nombre de pays africains.

 

Désiré Agbémégno

La République arabe d’Egypte qui entretient des relations de coopération pluri-décennales avec le Togo a décidé de passer à la vitesse supérieure avec un diplomate chevronné à la manette. Mohamed Karim SHERIF, puisqu’il s’agit de lui, veut marquer son passage au Togo d’une encre indélébile. Faire feu de tout bois pour la création du centre égypto-togolais pour redynamiser l’agriculture dans son pays de mission. La pose de la première pierre de ce centre a été effectuée en novembre 2017 par ce Diplomate et le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé à Abatchang.  Pour y arriver, il faut parcourir une dizaine de kilomètres en piste rurale à partir de la nationale N°1 au niveau de Lama-Tessi.

Nos confrères du journal  Agridigitale ont visité la ferme vendredi dernier, moins d’un an après la pose de la première pierre et ils en sont émerveillés.

"C’est un travail impressionnant abattu en temps record par les experts égyptiens et togolais", ont constaté nos reporters  de ce journal.   

L’ambassadeur d’Egypte à Lomé, Mohamed Karim Sherif projette dans les prochains jours une journée porte ouverte sur la ferme afin d’exposer les premiers résultats des expérimentations.

"Il faut travailler tranquillement et laissez parler son travail", a-t-il confié en toute humilité.

                                (PHOTO PRISE LORS DE LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE)

Plus de réalisations que de folklores

Contrairement au standing où peut abriter une grande équipe, signe de la lourdeur administrative, il n’y a qu’à la Ferme agricole moderne égypto-togolaise d’Abatchang (FAMETA), tout ce qu’il faut pour une ferme.

L’administration et les paperasses ont laissé la place à un magasin de stockage équipé d’une aire de séchage, des tracteurs et autres équipements agricoles, une retenue d’eau et des cultures qui occupent pratiquement le reste de la ferme à une perte de vue.

A FAMETA, le soin accordé aux travaux agricoles et l’image des cultures dont certaines comme le maïs en comparaison à celles observées dans la plupart des champs ordinaires, sont le reflet d’un travail sincère qui ne peut aboutir qu’aux chiffres publiés par le centre.

Au-delà de la recherche

Au-delà du principal objectif du centre qu’est l’expérimentation pour booster la production agricole au Togo, c’est une bonne impression qu’on peut retenir de la visite d’un site où égyptiens et togolais sont tous à l’œuvre, où on touche du doigt la concrétisation des emplois créés pour les riverains majoritairement des femmes qui gèrent la plupart des activités agricoles.

Le but étant de contribuer au renforcement de la recherche agricole et à l’amélioration de la productivité au Togo.

Les principales valeurs cibles à atteindre au niveau du centre sont relatives aux filières maïs avec un rendement attendu de 9 tonnes à l’hectare contre 2 en moyenne nationale ; 8 tonnes à l’hectare pour le riz contre 5 actuellement au pays et une production laitière de 10 à 15 litres contre 5 au maximum actuellement.

Par ailleurs, la FAMETA a déjà fait pousser du blé jusque-là non encore cultivé sur le sol togolais. Pour cette culture, 5,5 tonnes sont attendus pour un hectare de production.

Les premières récoltes expérimentales sont effectuées avec succès et les deuxièmes sont attendues dans deux semaines. 

 

Un accord de prêt d’un montant de 12 milliards de francs CFA a été paraphé ce 31 janvier 2019 à Lomé  entre le ministère de l’économie et des finances et le fonds koweitien.  Ce prêt permettra au gouvernement togolais de financer  le projet d’approvisionnement en eau potable dans la région de la Kara  et ses environs.

Le projet vise à mobiliser des ressources en eau de la rivière de Sara et la construction d’une usine de traitement d’eau d’une capacité journalière de 10.000m3  dans la ville de Bafilo. Elle sera équipée d’un laboratoire d’analyses  de l’eau et de deux châteaux d’eau d’une capacité totale de stockage de 5000m3  dans la périphérie sud de la ville de Kara.

Le directeur général du Fonds koweitien  Nedel  Alolayan, après la signature de cet accord, se dit confiant quant au succès du projet : « Je nourris l’espoir que ce projet aura un succès total. Et je souhaite que sa réalisation soit faite de façon professionnelle et dans le respect des règles de l’art»,  a-t-il indiqué.

Pour le ministre  togolais de l’économie et des finances  Sani Yaya, le projet facilitera la desserte en eau des villes de Bafilo, Kara, Niamtougou, Kétao et  aura surtout  un impact positif sur la santé des populations. Il a mis l’accent sur l’action gouvernementale qui sera intensifiée en vue d’un aboutissement heureux du projet.

Ce projet s’inscrit dans le cadre  de la mise en œuvre  du Plan national de développement (PND) initié par le gouvernement togolais  depuis août 2018.

Eyram  Akakpo

For the strengthening of agricultural research and the improvement of productivity, Togolese and Egyptian Governments funded FAMETA

(Togolese Egyptian Modern Farm) project estimated at one billion Fr CFA.

The farm is located on 150 hectares at  Abatchang, in the canton of Lama-Tessi, Tchaoudjo District  in the central part of the country.

Our colleague Agridigitale made a visit to the farm, less than a year after the laying of the first stone by  president  Faure Gnassingbe.

The results are there

At FAMETA, attention is paid to agricultural work and beyond the main objective of the Center, it is a good impression that can hold back from the visit to a site where Egyptians and Togolese are working together.

We can see the realization of new jobs for local residents, mainly women who manage most of the agricultural activities.

From a warehouse equipped with a drying area to tractors and other agricultural equipment, passing by restraint and water cultures occupying virtually the rest of the farm loss of eyesight, the image of crops like corn in comparison to those observed in most of the common fields are the reflection of a sincere work which can only lead to the figures published by the Center.

The Ambassador of Egypt in Lome, Mohamed Karim Sheriff plans in the coming days an open day on the farm in order to expose the first results of the experiments.

An ambitious project

The project is willing to reach 9 tons of corn per hectare against 2 tons on national average, 8 tons of rice per hectare against 5 tons currently and 10 to 15 litres production of milk against 5 liters currently.

Moreover, FAMETA has already introduced wheat into Togo. For this culture, 5.5 tons are expected per hectare.

Au Togo,  un programme sur le développement des énergies renouvelables vient d’être lancé par l’Université de Lomé et ses partenaires, ceci pour mieux répondre aux demandes sans cesse croissantes, des populations en énergies. A travers ce programme, des projets de grandes envergures émaneront pour mettre à la disposition des populations surtout rurales, de bonnes sources d'énergies renouvelables, non-polluantes, à moindre coût et durables. Ce programme sur les énergies renouvelables concrétise une nouvelle ère au Togo, pour le développement des sources naturelles non épuisables. L’objectif selon Essohanam BATCHANA, Directeur de la Recherche et de l'Innovation à l'Université de Lomé est de mieux répondre aux demandes sans cesse croissantes des populations en énergies, surtout pour relever le taux d’électrification du territoire encore faible. C’est le résultat des études réalisées conjointement par des chercheurs de l’université de Lomé et les experts du Centre de services scientifiques de l'Afrique de l'Ouest sur les changements climatiques et l'utilisation des terres adaptées (WASCAL).

Ledit  programme en énergies renouvelables au Togo attire déjà des partenaires en développement. Christoph SANDER, Ambassadeur d'Allemagne estime que ce programme  est déterminant  pour le développement et la survie des populations togolaises.

A travers ce programme, les énergies renouvelables jusqu’alors non cultivées, sont aujourd’hui au cœur de la recherche dans la lutte contre le changement climatique et de la gestion durable au Togo. Des projets de grandes envergures émaneront de cette initiative  au profit des populations surtout rurales, qui ont plus que jamais besoin de bonnes sources d'énergies renouvelables, non-polluantes, à moindre coût et durables.

Signalons que ce programme bénéficie de l’appui financier de l’Allemagne.

Helmut PINTO