Coopération

En réponse à la décision de la Conférence des Chefs d’Etats de  l’Union Africaine tenue en janvier 2016, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Ministère de la planification ont lancé officiellement la feuille de route de l’Union Africaine sur le thème: « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». C’était ce 15 juin 2017 à Lomé pour encourager le Togo à mettre en œuvre ladite feuille de route afin de mieux exploiter sans réserve cet atout qu’est la population jeune de l’Afrique à travers les stratégies et politiques de développement.

Il ressort d’une étude que la quasi-totalité des Etats membres de l’Union Africaine en moyenne à 60% de la population,  a aujourd’hui moins de 25 ans. Il est donc clair que les politiques et stratégies des décideurs ne peuvent se passer sans tenir compte de façon minutieuse du dividende démographique des jeunes qui constitue une opportunité aujourd’hui négligée jusqu’ici par les gouvernements africains. Ce qui justifie alors cette feuille de route de l’UA prise à l’initiative des Chefs d’Etats  lors de la conférence de Janvier 2016.

La feuille de route s’articule autour de quatre piliers que sont, « l’emploi et l’entrepreneuriat », « l’Education et le développement des compétences », « la santé et le bien-être » et « les droits, gouvernance et autonomisation de la jeunesse ».

Il ne reste donc qu’aux partenaires techniques et financiers du gouvernement de définir ensemble avec les acteurs de promotion de développement durable, les conditions nécessaires pour tirer partie du dividende démographique des jeunes, ceci à travers d’importants investissements dans la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive, dans l’éducation et dans l’emploi des jeunes pour que la jeune génération d’aujourd’hui constitue un réservoir de créateurs de richesse et de croissance économique.

Et parlant des partenaires du gouvernement togolais, l’on peut citer l’UNFPA et l’ONUSIDA dont les Représentants Résidents respectifs  Saturnin EPIE et Christian MOUALA  ont pris part à cette rencontre.

 

Helmut PINTO

Axel Van Trotsenburg, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour le financement du développement et Seydou Bouda, Administrateur pour le Togo auprès du Groupe de la Banque mondiale, effectueront une visite de travail au Togo du 2 au 6 juin 2017.

Dans ce cadre, un séminaire gouvernemental se tiendra dans les locaux de la Primature le Mardi 6 juin 2017, et portera sur les opportunités pour le Togo d’accéder à plus de financement pour booster son économie. Il s’agit de nouvelles opportunités offertes dans le cadre de la 18ème reconstitution des ressources de l’IDA et qui comportent entre autres, un guichet de promotion du secteur privé. 

L’occasion sera également saisie pour présenter les grands thèmes retenus pour l’IDA-18 et qui portent sur la fragilité, les conflits et la violence ; le climat ; le genre et l’égalité des sexes ; la gouvernance ; les emplois et la transformation économique.

Il sied de rappeler qu’en décembre 2016, une coalition de plus de 60 gouvernements, donateurs et emprunteurs, sont convenus d’accroître de manière spectaculaire la lutte contre la pauvreté extrême en prenant des engagements à hauteur de 75 milliards de dollars pour reconstituer les ressources de l’Association internationale de développement (IDA) qui est le Fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres du monde. Il s’agit d’un pas déterminant dans l’action entreprise pour mettre un terme à la pauvreté extrême.

 

Fin de mise en œuvre du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) lancé en il y a cinq ans. Une équipe de la Banque mondiale a séjourné il y a quelque mois pour vérifier au préalable si le PGICT a pu atteindre les objectifs escomptés. Les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet ont dressé le bilan des activités et les résultats sont en parfaite conformité avec les prévisions puisque le Secrétaire général du Ministère de l'environnement et des Ressources Forestières Sama BOUNDJOW s'est réjoui a cet effet lors d'une réunion de revue dudit projet tenu à Lomé le 22 mai 2017.

La Banque mondiale a apprécié les 5 ans d'exécution du Projet de Gestion Intégré des Catastrophes et des Terres (PGICT). Financé á hauteur de 10 milliards F CFA ce projet a permis de renforcer l'intervention du gouvernement dans la gestion des risques d’inondations et de dégradation des terres dans les zones urbaines et rurales. << le bilan est satisfaisant >> a déclaré le spécialiste principal en Gestion des Risques de Catastrophes de la Banque Mondiale au Togo Koffi HOUNKPE.

Selon les propos du Ministre de l’Environnement et des Ressources forestières André Johnson, la mise en œuvre du PGICT a donné des résultats inespérés en permettant la création d’environ 17000 emplois temporaires améliorant ainsi significativement les conditions de vie de la population. Le PGICT a engendré des acquis notamment, la cartographie nationale des zones vulnérables aux inondations, la mise en place de plateformes de réduction de risques de catastrophes, l’équipement des directions de la météorologie, de l’hydrologie et de la croix rouge en divers matériels dont ceux de collectes de données, de mesure de niveau d’eau et de précipitations. Les sapeurs pompiers ont été également équipés, grâce au PGICT, en matériels de pompage et matériels roulants en plus des unités de secours. A cela s’ajoute le financement et la réalisation de sous-projets communautaires d’adaptation aux changements climatiques allant de la construction de caniveaux au reboisement passant par la réhabilitation de pistes et la construction de retenues d’eau entre autres.

Les coordonnateurs du PGICT on adressé une requête aux différents partenaires du Togo et surtout à la Banque Mondiale pour mobiliser d'autres ressources nécessaires afin de pérenniser les acquis et la mise en œuvre d'un PGICT 2. Il faut reconnaître que les besoins restent immenses car sur 500 demandes de financement de micro-projets, à peine une centaine ont été sélectionnés et sont en cours d’exécution.

Helmut PINTO

Une séance de travail a lieu ce mardi 6 juin 2017 à Lomé entre une délégation du gouvernement avec sa tête le Premier Ministre Sélom  Klassou et une délégation de la Banque mondiale dirigée par Axel Van Trotsenburg, Vice-Président de la Banque Mondiale pour le financement du développement. L’objectif  est de discuter des possibilités pour le Togo d’accéder à des niveaux de financement nettement plus élevés auprès de l’Association internationale de développement(IDA).

230 millions de dollars, c’est l’enveloppe  dont bénéficiera le Togo entre le 1er juillet 2017 au 30 juin 2020, dont 75 milliards de dollars mobilisés pour le compte  de la reconstitution de l’IDA 18. C’est ce qu’a annoncé ce mardi  Axel Van Trotsenburg devant les membres du gouvernement togolais. Cette rencontre a pour but de mettre à la disposition du Togo les innovations de l’IDA18 et les stratégies à développer pour accéder à des financements consistants et diversifiés. « Le financement et la panoplie des mesures proposées par l’IDA  visent à stimuler une croissance inclusive et à créer  de nouvelles opportunités. Nous nous réjouissons dans la perspective de travailler avec le gouvernement et le secteur privé pour entreprendre des investissements transformationnels qui peuvent aider à stimuler l’économie du Togo, créer des opportunités pour les populations et rendre le pays plus résistant aux chocs et aux crises » a déclaré  Axel Van Trotsenburg.

Ce nouveau financement vise les secteurs de l’énergie, des infrastructures urbaines, des services logistiques, de la santé, la gestion des côtes et la gestion intégrée des catastrophes et des terres. « Les ressources de l’IDA ont un impact significatif sur la qualité de vie et sur les opportunités offertes aux populations togolaises »,  a signifié Pierre Laporte, Directeur des opérations de la Banque Mondiale pour le Togo.

Le Togo bénéficiera en dehors de ce financement,  des ressources de l’IDA régionale pour des projets transformateurs au-delà des frontières et du secteur privé. L’IDA soutient au Togo des projets visant à améliorer la productivité agricole, la sécurité sociale, assurer que les femmes et les enfants aient accès aux services de santé et de nutrition et à créer des emplois pour les jeunes.

Notons que  l’Association internationale de développement (IDA)  est une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 qui accorde  des dons et crédits sans intérêts aux pays les plus pauvres afin  de les aider à mettre en œuvre des projets et des programmes qui stimulent la croissance économique.

Eyram  Akakpo

 

 

 

Le Gouvernement togolais, avec l’assistance technique et financière de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), organise une retraite à Kpalimé, du 23 au 26 mai 2017, pour discuter de l’élaboration du deuxième rapport de revue volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD). C’est ce qu’a appris l’Agence Corps Diplomatic Togo auprès de l’Agence onusienne.    Cette année, le Togo fait également partie des 44 pays qui devront présenter leurs rapports sur la mise en œuvre des ODD lors du forum de haut niveau qui se tiendra du 10 au 19 juillet 2017 à New York dont le thème est « Eradiquer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation ». L’exercice qui incombe au Togo, portera sur les efforts que le Pays a menés dans la mise en œuvre des ODD avec un focus sur sept ODD (1, 2, 3, 5, 9, 14 et 17) parmi lesquels la FAO est particulièrement intéressée par le suivi et le reportage sur les indicateurs d’atteinte des objectifs 2, 5 et 14. 

Ledit rapport sera présenté au forum politique de haut niveau sur le développement durable prévu du 10 au 19 juillet 2017 à New York. 

Il faut rappeler que le Togo a adopté une approche participative et inclusive avec une implication directe des  Ministères sectoriels, des institutions de la République, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Pour ce faire, une feuille de route présentant la démarche méthodologique pour l’élaboration dudit rapport est élaborée et comporte différentes étapes telles que : la réunion d’information avec toutes les parties prenantes et  la constitution d’une équipe de rédaction (mars 2017) ; la rencontre et la collecte d’informations au niveau des secteurs public et privé, des organisations de la société civile, des institutions de la République et des partenaires techniques et financiers (mars et avril 2017).

Soulignons qu'à la suite de la présente retraite d’élaboration, il sera organisé un atelier national de validation, puis la traduction du rapport en anglais avant sa transmission officielle au Conseil économique et social (ECOSOC).

Lors de la première session du forum politique de haut niveau sur le développement durable tenu à New York en juillet 2016 qui a porté sur l’état d’avancement de l’intégration des ODD dans les instruments nationaux de planification du développement, le Togo, pays pilote dans la mise en œuvre des ODD, a présenté un premier rapport sur les progrès accomplis dans le cadre des objectifs de développement durable.

Le gouvernement togolais a  témoigné  sa gratitude au Bureau de la FAO  pour ses appuis multiformes.

David Ricardo

 

Début de printemps plus que prometteur pour les relations d’affaires entre le Togo et l’Allemagne puisque la  seconde édition de la Coopération germano-togolaise vient d’être lancée ce lundi 03 avril 2017 à Lomé. Plus de 200 réunions d’affaires B to B sont prévues pour les 3 jours réservés à cet évènement selon le Chef de la Diplomatie togolaise Robert DUSSEY qui reste persuadé que « le chemin du développement aujourd’hui passe par la coopération ». L’homme, héro de la diplomatie togolaise a annoncé avec la complicité de l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo Christoph SANDER,  la création d’une chambre commerciale sous régionale regroupant en son sein les pays d’Afrique francophone et   dont le siège sera fixé à Lomé.

Il n’est plus un secret pour personne que le port autonome de Lomé consiste un moteur clé d’intégration économique sous régionale et reste aujourd’hui une véritable porte d’entrée pour les trafics d’importation et surtout d’exportation pour les pays enclavés de l’Afrique occidentale.  Ce qui justifie d’ailleurs la présence des Ministres en charge de la diplomatie dans différents pays de la sous région occidentale de l’Afrique qui participent avec intérêt à la deuxième édition de la Coopération germano-togolaise lancée ce matin à Lomé. Le Mali, le Niger et le Burkina-Faso sont représentés pour discuter des opportunités d’affaires favorables à la coopération entre le Togo et l’Allemagne en particulier et entre l’Allemagne et les pays de l’Hinterland en général.

Vue partielle de l'Assistance à l'ouverture

Plusieurs hommes d’affaires issus de différents pays de la sous région occidentale et de l’Allemagne sont à Lomé pour entretenir des relations d’affaires. Un tout premier panel permettra d’exposer un panorama des opportunités d’affaires dans l’espace CEDEAO en général et au Togo en particulier afin d’inciter le secteur privé à investir au Togo. Il sera également question de rehausser l’importance de la zone franche togolaise dans la promotion de l’intégration économique dans l’espace communautaire de la CEDEAO. Cette édition abordera surtout les défis liés au développement des TIC, à la formation professionnelle,  aux énergies renouvelables et de trouver des issus au problème du chômage au Togo.

                      Le Ministre DUSSEY lors de son allocution

Il faut croire que plus d’un accorde une importance capitale à la « coopération » puisque l’Ambassadeur de l’UE au Togo Nicolas Berlanga-Martinez, celui de la Chine, la Représentante Résidente du PNUD au Togo ainsi que d’autres personnalités politiques et diplomatiques ont honoré de leur présence cette initiative.

Helmut PINTO