Coopération

Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Monsieur Pitang TCHALLA a eu, le mardi 28 mars 2017 au siège de l’institution à Lomé, des échanges avec l’Ambassadeur de Chine au Togo, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU.

Avec pour principal centre d’intérêt la coopération entre la Chine et le Togo, la visite qui a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias.

A cette occasion, le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à la Haute Autorité.« La rencontre d’aujourd’hui vise à dynamiser notre partenariat dans l’intérêt de la réussite de notre mission », dira M. TCHALLA avant d’ajouter qu’elle « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples togolais et chinois attachent au renforcement de ces véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ».

Pour sa part, M. LIU a salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de Chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat.

En outre, l’Ambassadeur a félicité la Haute Autorité pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression au Togo.

Monsieur Yuxi LIU a achevé sa visite à la HAAC par un détour à la Division Monitoring où il a reçu des explications sur le fonctionnement du matériel.

                       

 

Après avoir rencontré les ministres des finances du G20  et les gouverneurs des banques centrales en  Allemagne, le 19 mars 2017, Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale  a  annoncé  un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.  Ces financements permettront d’accroître les investissements et d’atténuer les risques auxquels est confronté le secteur privé, afin d’accélérer la croissance et le développement du continent.

 Il s’est ensuite envolé pour une visite de trois jours au Rwanda et en Tanzanie où il entend renouveler le soutien de son institution au continent.

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.

Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.

« Cela nous offre une occasion unique de modifier la trajectoire de développement des pays de la région », a souligné Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale. « Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles ».

Ces ressources de l’IDA seront déterminantes pour éliminer les obstacles qui empêchent la région d’atteindre son plein potentiel. La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Elle servira à lutter contre les conflits, les situations de fragilité et de violences et à aider les pays à être plus résilients en temps de crise. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

« Ce financement aidera les pays africains à soutenir leur croissance, à offrir davantage d’opportunités à leurs citoyens et à renforcer leur résilience aux chocs et aux crises », précise le président Kim.

L’IDA versera l’essentiel des 45 milliards attendus via des programmes dans chacun des pays. Elle mobilisera aussi des mécanismes de financement spéciaux pour fournir des ressources importantes aux initiatives régionales et aux projets novateurs, en faveur des réfugiés et des populations d’accueil, ou encore pour soutenir le redressement d’un pays après une crise. L’IDA lancera également un nouveau mécanisme de financement pour le secteur privé, afin de remédier au manque de capitaux et rassurer les investisseurs. Ce mécanisme viendra s’ajouter aux instruments dont disposent l’IFC et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), branche du Groupe de la Banque mondiale qui offre des garanties contre les risques politiques et assure les investissements. Il encouragera des projets d’investissements pertinents en atténuant les facteurs de risques, et en fournissant des financements mixtes et des prêts en devises locales.

Échelonné de juillet 2017 à juin 2020, ce financement soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la BIRD. L’IFC soutiendra avant tout les investissements du secteur privé dans les infrastructures, les marchés financiers et l’agro-industrie. Elle intensifiera également son action auprès des États fragiles ou affectés par des conflits, et augmentera ses investissements dans la lutte contre le changement climatique.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.

L’IDA déploiera ce financement exceptionnel en s’appuyant sur les 448 projets actuellement mis en œuvre en Afrique, pour un engagement total de 50 milliards de dollars. Cela comprendra notamment une enveloppe financière de 1,6 milliard de dollars pour lutter contre la famine qui frappe ou menace actuellement des pays d’Afrique subsaharienne et d’autres régions.

 

La coopération entre le Togo et les Etats-Unis est  en marche. Des professeurs et des étudiants de l’Université du Mississippi  séjournent  au Togo. Ils  participent pour la 6e année à une campagne d’aide en faveur du Togo.

Avec  l’appui  financier  des Membres de l’association ‘Ingénieurs sans frontières’ (EWB) et des généreux donateurs, ils réalisent des forages en zone rurale.

Ainsi, deux enseignants et 6 étudiants se trouvent dans le village d’Akoumapé  dans la préfecture de Vo  jusqu’au 20 mars.

L'équipe sur place cette année est dirigée par Robert Holt, professeur de géologie et de génie géologique, et Paul Scovazzo, professeur agrégé de génie chimique.

Le puits construit dans le village aura une profondeur de 270 à 300 mètres.

Nous allons recueillir des échantillons géologiques, surveiller le forage et l'installation du carter.  Nous réaliserons ensuite un test de pompage pour déterminer les propriétés de l'aquifère, a laissé  entendre  Robert Holt, Chef de  délégation.

Signalons que  l’Université est parvenue  à lever 20.000 dollars pour réaliser ce forage pour le  bonheur de ces populations de  Vo.

L’introduction de nouveaux vaccins dans les programmes nationaux de vaccination reste un acquis aujourd’hui dans de nombreux pays dans la sous région ouest africaine. Mais, l’extension de la surveillance des rotavirus reste tout un défi compte tenu des diverses limites que présentent ces programmes. Conscients de ce défi, les gestionnaires de données et les différents acteurs de la santé venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest se penchent sur le sujet à Lomé du 27 au 31 mars 2017. Une initiative du bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour « accompagner et soutenir la surveillance des maladies évitables par la vaccination en général et la surveillance des nouveaux vaccins en particulier » selon les propos de Lucile IMBOUA, la Représentante Résidente de l’OMS au Togo.

L’une des principales stratégies de l’objectif 3 du plan mondial pour les vaccins est d’introduire de nouveaux vaccins dans les programmes nationaux de vaccination. Une stratégie qui explique mieux les 5 jours de travaux qui rassemble différents représentants de l’OMS et des centres régionaux de surveillance implantés dans les pays de la sous-région. L’atelier qui se déroulera du 27 au 31 mars porte précisément sur l’expansion de la surveillance des rotavirus à d’autres entéropathogènes et permettra de dresser une revue des données de surveillance pour les nouveaux vaccins. Il sera question de tirer profit d’abord du réseau régional existant de rotavirus et l’étendre ensuite afin de créer un réseau régional de Surveillance des maladies diarrhéiques pédiatriques. Ceci permettra donc d’inclure les autres agents entéropathogènes.

                                           Les participants à la cérémonie d'ouverture de  l'atelier

« L’information est incomplète, les décisions obligatoires et l’expérience trompeuse » a déclaré le Ministre en charge du département de la santé et de la protection sociale au Togo qui mettait une emphase particulière sur l’utilité sans précédant que renferme la mise sur pied d’un réseau de Surveillance sous-régional des maladies diarrhéiques pédiatriques. Une formation sur des modules de gestion des données de surveillance des nouveaux vaccins mis à jour sera dispensée au cours de ces 5 jours selon le Ministre Moustafa MIJIYAWA, « pour l’harmonisation des données sur une base consensuelle et exploitable par les décideurs ».

Helmut PINTO

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a lancé officiellement ce mercredi 22 mars à Lomé, en collaboration avec le Ministère de l’environnement et des ressources forestières le « projet d’appui à la valorisation et à la modernisation des filières des produits forestiers non ligneux au Togo ». Le lancement a été couplé de la validation du programme national de reboisement (PNR) en présence du Représentant de la FAO au Togo Monsieur Antonio Isaac Monteiro et d’André Johnson, Ministre de l’environnement et des ressources forestières.

Ce projet financé par la FAO à hauteur 151 millions de FCFA pour une période de 24 mois, a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté à travers la gestion durable des produits forestiers non ligneux. L’appui-accompagnement, la formation et le suivi des activités du projet permettra aux bénéficiaires d’augmenter la disponibilité des produits forestiers non ligneux, de mieux les valoriser et d’améliorer les techniques d’exploitation de cette filière. Laquelle est protégée par le code forestier togolais. « En plus de la sensibilisation accrue, il y aura qu’à même des textes juridiques spécifiques de ces produits forestiers non ligneux pour pouvoir gérer de façon durable des ressources forestières», a déclaré le Capitaine Samarou Moussa, Coordonnateur du projet.

                              Le Ministre Johnson de l'Environnement

La validation du Programme national de reboisement qui aussi était à l’ordre du jour vise à accroître progressivement le taux de couverture forestière de 24,4% à 30% à l’horizon 2050. Pour le docteur Afelu Baremna, Coordonnateur national de ce programme, «l’aspect innovant qui se trouve dans ce document c’est que le document identifie comment rechercher les semences, comment produire les plants, comment les mettre en terre, comment sauvegarder et protéger les forêts existantes, comment les exploiter de façon durable»

Plus de quatre-vingt participants issus des institutions publiques et privées, des partenaires techniques et financiers prennent part à cette réunion qui s’achève ce jeudi 23 mars.

Eyram AKAKPO

 

 

 

 

 

L’Ambassadeur d’Egypte au Togo, Son Excellence Karim SHERIF, a fait jeudi dernier le point de la coopération entre son pays et le Togo. Cette cérémonie a eu lieu en présence du Ministre des Transports et des Infrastructures, Ninsao Gnofam; le Président de la Cour Constitutionnelle, Aboudou Assouma; le Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile (ANAC), Gnama LATTA.

Concernant les relations entre les deux pays, l’axe a été mis sur la coopération dans le domaine de transport maritime et aérien puis dans le domaine juridique. Ainsi, les memoranda signés dans ces domaines ont été signifiés à la presse.

Dans le domaine de transport aérien, il y aura des formations et le transfert de technologies. Un centre égyptien de maintenance et de formation en aéronautique sera bientôt créé à Lomé pour la sous-région ouest-africaine. De plus, la Compagnie aérienne d’Egypte, Egypt Air va bientôt desservir l’Aéroport de Lomé.

Dans le transport maritime, un accord a été signé en Novembre 2016 entre le Port autonome de Lomé et celui d’Alexandrie créé en l’an 323 avant Jésus Christ.

Le 21 février 2017, les Cours Constitutionnelles du Togo et d’Egypte ont signé au Caire un mémorandum d’entente dans le domaine judiciaire.

Selon, le Président de la Cour Constitutionnelle du Togo, Aboudou Assouma  ce document permettra de développer l’échange d’expériences et d’informations sur le plan de la justice constitutionnelle conformément aux normes et pratiques internationales. 

Plusieurs domaines sont concernés par cette convention. Entre autres, il y a la désignation par chacune des parties d'un juge de la Cour qui sera chargé de la communication, la coordination et le suivi des exigences de la coopération. 

Le Mémorandum confère le droit à la  mise sur pied d'un haut comité conjoint, présidé par le président de la Cour Constitutionnelle dans chacun des deux côtés appartenant au comité, chargé de définir les cadres généraux de coopération et les mécanismes qui garantissent sa réalisation et son succès. 

La clause inclut aussi la modernisation de travail des deux Cours ainsi que l'échange des visites des délégations et l'organisation de séminaires conjoints. 

Pour l'Ambassadeur SHERIF, les deux cours ont démontré qu'une coopération Sud-Sud est également possible dans le monde diplomatique. 

Ce mémorandum est un modèle de coopération Sud-Sud en matière de justice constitutionnelle dans le processus d'intégration de l’Afrique", a-t-il déclaré.

D'ailleurs cette convention historique a  fait l'objet de convoitise le jour dès sa signature, car, d'autres Cours Constitutionnelles ont immédiatement demandé à emboiter le pas à celle du Togo.

A voir ce panorama de la coopération entre le Togo et l’Egypte, on peut dire sans être démenti que les relations entre les deux pays sont au beau fixe.

David Ricardo