Coopération

Plus rien n’empêche la tenue de la deuxième édition du Printemps de la coopération germano-togolaise. La plupart des délégations attendues sont arrivées ce dimanche 02 Avril. Le Ministre togolais des affaires Etrangères Robert Dussey et l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Christophe SANDER, ont passé une bonne partie de leur journée du dimanche à l’Aéroport de Lomé pour les accueillir. Les pays de l’hinterland comme le Burkina-Faso, le Mali et le Niger prennent part pour la première fois à cette deuxième édition et leurs ministres des Affaires étrangères selon d’ailleurs les têtes de peloton. , Abdoulaye Diop du Mali, Alpha Barry du Burkina et Ibrahim Yacoubou du Niger ont été reçus dimanche à la télévision togolaise en compagnie du Ministre Dussey (en photo).

 Abdoulaye Diop   a déclaré  que l’ambition de son pays en participant à la rencontre de Lomé est de dialoguer avec les partenaires togolais et allemands pour voir comment le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Niger peuvent se développer ensemble.  « Comment nous pouvons renforcer les échanges et tirer parti de l’intérêt de l’Allemagne qui vient ici avec un certain nombre de possibilités d’appui. Le Togo aurait pu garder cette opportunité pour lui-même », affirmait-il.

Le Chef de la diplomatie malienne est accompagné des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, du Conseil malien des chargeurs et de la Compagnie malienne de développement des textiles. La délégation malienne salue les progrès accomplis par le Togo sur les plans économique, des infrastructures et de la modernisation des installations portuaires et aéroportuaires. Des réalisations qui constituent un atout pour la sous-région.

Mais le Mali compte demander aux allemands de soutenir les entreprises en interagissant avec les pays de l’hinterland aussi pour alléger les procédures et les problèmes et blocages liés au commerce dans la région.

Alpha Barry, le Chef de la diplomate burkinabè salue l’initiative de ce forum dédié au renforcement de la coopération avec l’Allemagne. Il estime  que son pays entend renforcer les possibilités d’investissements allemands. 

« Nous sommes présents au Togo côté gouvernement mais aussi avec des hommes d’affaires pour explorer non seulement avec la partie togolaise mais aussi avec les Allemands les opportunités d’investissements », a –t-il déclaré.

Le Ministre Ibrahim Yacoubou du Niger salue les interventions allemandes dans son pays notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la sécurité proprement dite. Yacoubou a souhaité que le Printemps de la coopération germano-togolaise devienne une rencontre sous régionale, le printemps de la coopération germano- UEMOA par exemple.

Et d’ailleurs c’est dans ce même ordre d’idées que Robert Dussey, a annoncé le changement de dénomination à partir de l’année prochaine. «Dans les mois à venir ou au cours de l’année prochaine, nous allons changer de dénomination parce le Président de la République veut faire de cette rencontre, une rencontre régionale, autour des intérêts sous régionaux et nous pensons que l’Allemagne jouera un rôle important pour soutenir tous les efforts que fait chacun de nos gouvernements », a-t-il indiqué.

78 entrepreneurs allemands sont présents à Lomé pour les échanges lors de cette rencontre d’affaires. Au programme, trois panels de discussions sur de différents thèmes, une soixantaine de discussions entre gouvernements et businessmen (G to B) et 220 discussions entre hommes d’affaires de différents pays (B to B).

L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Helen Clark, foule le sol togolais depuis hier Mardi 28 Mars 2017. Ce matin, elle a rencontré les membres du gouvernement togolais à la primature en présence du Premier ministre Selom Klassou.

Dans son message de circonstance, le locateur de la Primature a déclaré que « la  coopération entre le Togo et le PNUD se matérialise aujourd’hui par la volonté des deux parties de lutter efficacement  contre la pauvreté’.

Le Premier Ministre  a passé en revue les appuis dont bénéficie le Togo dans les politiques de développement comme la SCAPE, le DSRP et plus récemment le PUDC (Programme d’urgence de développement communautaire) signé par le Président Faure Gnassingbé et Madame Clark il y a 13 mois à New York.

Mais pour faire face aux autres défis, le Togo a besoin de ressources supplémentaires qu’elles proviennent du PNUD ou d’autres partenaires financiers. C’est dans ce sens, qu’une table-ronde des bailleurs est envisagé dans les jours à venir.  

En réponse au ¨Premier Ministre, Madame Clark a vanté ‘un partenariat solide et les réformes courageuses engagées par le pays’ et souligné que le PNUD était à un ‘tournant décisif’ de sa coopération avec le Togo.

« Je sais que le président de la République a mis l’accent sur le volet social. Le PUDC est un programme novateur que nous menons ensemble » , a déclaré la Diplomate onusienne.

Plus généralement, Helen Clark s’est félicitée des évolutions politiques et a encouragé le Togo à renforcer sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) ‘afin de gérer la dette de manière pérenne.’.

Elle a enfin félicité le Togo pour ses efforts en vue de bénéficier des fruits du Millenium Challenge Account.

Au cours de sa visite, Madame Clark aura à rencontrer les femmes Chef d’entreprises et plusieurs réalisations de son institution notamment les pistes rurales et les infrastructures sociales de base.

 

 

L’introduction de nouveaux vaccins dans les programmes nationaux de vaccination reste un acquis aujourd’hui dans de nombreux pays dans la sous région ouest africaine. Mais, l’extension de la surveillance des rotavirus reste tout un défi compte tenu des diverses limites que présentent ces programmes. Conscients de ce défi, les gestionnaires de données et les différents acteurs de la santé venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest se penchent sur le sujet à Lomé du 27 au 31 mars 2017. Une initiative du bureau régional pour l’Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour « accompagner et soutenir la surveillance des maladies évitables par la vaccination en général et la surveillance des nouveaux vaccins en particulier » selon les propos de Lucile IMBOUA, la Représentante Résidente de l’OMS au Togo.

L’une des principales stratégies de l’objectif 3 du plan mondial pour les vaccins est d’introduire de nouveaux vaccins dans les programmes nationaux de vaccination. Une stratégie qui explique mieux les 5 jours de travaux qui rassemble différents représentants de l’OMS et des centres régionaux de surveillance implantés dans les pays de la sous-région. L’atelier qui se déroulera du 27 au 31 mars porte précisément sur l’expansion de la surveillance des rotavirus à d’autres entéropathogènes et permettra de dresser une revue des données de surveillance pour les nouveaux vaccins. Il sera question de tirer profit d’abord du réseau régional existant de rotavirus et l’étendre ensuite afin de créer un réseau régional de Surveillance des maladies diarrhéiques pédiatriques. Ceci permettra donc d’inclure les autres agents entéropathogènes.

                                           Les participants à la cérémonie d'ouverture de  l'atelier

« L’information est incomplète, les décisions obligatoires et l’expérience trompeuse » a déclaré le Ministre en charge du département de la santé et de la protection sociale au Togo qui mettait une emphase particulière sur l’utilité sans précédant que renferme la mise sur pied d’un réseau de Surveillance sous-régional des maladies diarrhéiques pédiatriques. Une formation sur des modules de gestion des données de surveillance des nouveaux vaccins mis à jour sera dispensée au cours de ces 5 jours selon le Ministre Moustafa MIJIYAWA, « pour l’harmonisation des données sur une base consensuelle et exploitable par les décideurs ».

Helmut PINTO

L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement Helene CLARK a effectué ce mercredi 29 mars une visite de terrain sur le tronçon Davié-Assomé-Kovié-Noepé. Cette visite s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) adopté depuis le 13 janvier 2016 par le gouvernement togolais et financé par le PNUD.

La piste rurale Davié-Assomé-Kovié-Noepé située dans la préfecture de Zio au Nord-Ouest de Lomé et distante de 24 km financé par le PNUD, est un axe économique vital pour la région maritime. Les habitants desdits villages sont majoritairement des agriculteurs et des éleveurs notamment des producteurs de riz. Le financement de cette piste à travers le PUDC permettra la dynamisation économique de ces localités et surtout l’accès des populations aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé.

Nombre de riverains éprouvent de grandes difficultés pour acheminer leurs récoltes vers les marchés, surtout en saison pluvieuse où la route est totalement impraticable. « Les voitures n’arrivent pas ici et nous souffrons vraiment. Les clients n’arrivent pas à venir acheter nos produits à cause de l’état désastreux de la route mais nous pensons qu’avec son aménagement nous pourrons maintenant vendre nos produits », a déclaré Améyo Amouzou, cultivatrice à Davié. Même son de cloche chez Aziayi Ama, productrice du riz à Assomé : « Nous traitons le riz mais compte tenu de l’état de la route, ça prend assez de temps avant qu’il n’arrive dans les marchés. Nous vendons notre riz à Atakpamé, Anié et même au Ghana. Nous remercions le PNUD et nous lui demandons d’en faire beaucoup plus», a-t-elle  affirmé.

Le Chef canton de Kovié Togbui Zavon Modzro IV, après avoir remercié les responsables du PNUD, a reconnu tout le bien que cette piste apportera au canton. « Il est souvent très pénible pour nos malades surtout les femmes enceintes de rallier les centres de santé spécialisés », «la dégradation de la piste a ralenti sensiblement les activités économiques du canton », conclut-il.

Pour sa part, Helen Clark, l’Administrateur du PNUD, a aussi remercié la population pour l’accueil qui lui a été réservé et a exprimé sa reconnaissance pour la sortie en masse des populations et des chefs traditionnels. Elle a par ailleurs réitéré les grandes lignes du programme et promis aux populations de les aider à construire des écoles et des centres de santé qui seront équipés. Elle n’a pas caché sa joie de voir ce programme changer autant de choses dans la vie des populations.

Eyram Akakpo, notre Envoyé Spécial à Kovié

 

 

Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Monsieur Pitang TCHALLA a eu, le mardi 28 mars 2017 au siège de l’institution à Lomé, des échanges avec l’Ambassadeur de Chine au Togo, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU.

Avec pour principal centre d’intérêt la coopération entre la Chine et le Togo, la visite qui a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias.

A cette occasion, le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à la Haute Autorité.« La rencontre d’aujourd’hui vise à dynamiser notre partenariat dans l’intérêt de la réussite de notre mission », dira M. TCHALLA avant d’ajouter qu’elle « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples togolais et chinois attachent au renforcement de ces véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ».

Pour sa part, M. LIU a salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de Chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat.

En outre, l’Ambassadeur a félicité la Haute Autorité pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression au Togo.

Monsieur Yuxi LIU a achevé sa visite à la HAAC par un détour à la Division Monitoring où il a reçu des explications sur le fonctionnement du matériel.

                       

 

Après avoir rencontré les ministres des finances du G20  et les gouverneurs des banques centrales en  Allemagne, le 19 mars 2017, Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale  a  annoncé  un financement record de près de 57 milliards de dollars en faveur des pays d’Afrique subsaharienne, au cours des trois prochaines années.  Ces financements permettront d’accroître les investissements et d’atténuer les risques auxquels est confronté le secteur privé, afin d’accélérer la croissance et le développement du continent.

 Il s’est ensuite envolé pour une visite de trois jours au Rwanda et en Tanzanie où il entend renouveler le soutien de son institution au continent.

Ce financement proviendra essentiellement de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres qui débloquera 45 milliards de dollars. La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, devrait apporter 8 milliards de dollars d’investissements privés. Enfin, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) devrait complèter ce financement avec 4 milliards de dollars de prêts non concessionnels.

Au mois de décembre dernier, les partenaires au développement se sont engagés à verser un montant record de 75 milliards de dollars à l’IDA. Cette augmentation sans précédent s’inscrit dans une nouvelle approche, qui combine les contributions des bailleurs de fonds de l’IDA avec les ressources du Groupe de la Banque mondiale et les financements levés sur les marchés de capitaux.

60 % de ces ressources seront consacrées à l’Afrique subsaharienne, qui abrite la moitié des pays éligibles aux ressources de l’IDA. Ce financement sera disponible tout au long de la période couverte par l’IDA18, c’est-à-dire du 1er juillet 2017 au 30 juin 2020.

« Cela nous offre une occasion unique de modifier la trajectoire de développement des pays de la région », a souligné Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale. « Cet engagement servira à accroître considérablement nos programmes en faveur de l’éducation, des services de santé essentiels, d’assainissement et d’adduction d’eau potable. Nous allons également pouvoir aider davantage les pays à augmenter leur productivité agricole, à améliorer le climat des affaires et les infrastructures, ainsi qu’à lancer des réformes institutionnelles ».

Ces ressources de l’IDA seront déterminantes pour éliminer les obstacles qui empêchent la région d’atteindre son plein potentiel. La hausse des investissements aidera les pays à atteindre leurs principaux objectifs de développement. Elle servira à lutter contre les conflits, les situations de fragilité et de violences et à aider les pays à être plus résilients en temps de crise. Cela leur permettra notamment de faire face aux déplacements forcés, aux effets du changement climatique, aux pandémies et à réduire les inégalités hommes-femmes. L’IDA s’efforcera également de promouvoir la gouvernance et le renforcement des institutions, ainsi que la création d’emplois et la modernisation des économies africaines.

« Ce financement aidera les pays africains à soutenir leur croissance, à offrir davantage d’opportunités à leurs citoyens et à renforcer leur résilience aux chocs et aux crises », précise le président Kim.

L’IDA versera l’essentiel des 45 milliards attendus via des programmes dans chacun des pays. Elle mobilisera aussi des mécanismes de financement spéciaux pour fournir des ressources importantes aux initiatives régionales et aux projets novateurs, en faveur des réfugiés et des populations d’accueil, ou encore pour soutenir le redressement d’un pays après une crise. L’IDA lancera également un nouveau mécanisme de financement pour le secteur privé, afin de remédier au manque de capitaux et rassurer les investisseurs. Ce mécanisme viendra s’ajouter aux instruments dont disposent l’IFC et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), branche du Groupe de la Banque mondiale qui offre des garanties contre les risques politiques et assure les investissements. Il encouragera des projets d’investissements pertinents en atténuant les facteurs de risques, et en fournissant des financements mixtes et des prêts en devises locales.

Échelonné de juillet 2017 à juin 2020, ce financement soutiendra des projets susceptibles de transformer le continent. La santé, l’éducation, le développement des infrastructures, l’adduction d’eau et l’accès à l’énergie feront partie des priorités de la BIRD. L’IFC soutiendra avant tout les investissements du secteur privé dans les infrastructures, les marchés financiers et l’agro-industrie. Elle intensifiera également son action auprès des États fragiles ou affectés par des conflits, et augmentera ses investissements dans la lutte contre le changement climatique.

Ces ressources devraient fournir des services de santé essentiels à 400 millions d’Africains, un meilleur accès à l’eau à 45 millions de personnes et augmenter de 5 gigawatts la capacité de production d’énergies renouvelables.

L’IDA déploiera ce financement exceptionnel en s’appuyant sur les 448 projets actuellement mis en œuvre en Afrique, pour un engagement total de 50 milliards de dollars. Cela comprendra notamment une enveloppe financière de 1,6 milliard de dollars pour lutter contre la famine qui frappe ou menace actuellement des pays d’Afrique subsaharienne et d’autres régions.