Coopération

Une  cérémonie de  signature  d’accord est intervenue entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).  C’était le 16 Décembre  2016  à Paris entre le Directeur Général de l’AFD, M. Rémy RIOUX et le Président de la BOAD, M. Christian ADOVELANDE. Cette signature  de  convention de crédit d’un  montant de  100 Millions d’euros est intervenue dans le cadre de la célébration  du  75e anniversaire  de l’AFD.

Cette nouvelle ligne de crédit vient renforcer le partenariat financier et technique qui lie ces deux institutions depuis près de 43 ans, pour permettre notamment :

-        La consolidation de l’activité concessionnelle de la BOAD en faveur de projets auprès de ses Etats-membres.

-        La mise en place d’une fonction de pilotage financier. Avec l’appui de l’AFD, de nombreux chantiers ont été réalisés depuis septembre 2013 par la BOAD pour accompagner sa stratégie de développement et de formation.

 

Le fruit de plus de 40 ans de collaboration

 

L'AFD et la BOAD entretiennent depuis plus de quarante ans un partenariat historique, multiforme et novateur en termes financier, technique et de renforcement des capacités.

En accompagnement de ses financements en prêts, l'AFD a  apporté  plusieurs appuis à la BOAD, pour la plupart sous forme de  subventions dédiées au financement d'assistance technique. Ces subventions ont permis à la BOAD de réaliser des avancées dans plusieurs domaines, tels que la mise en place de procédures anti-blanchiment, la politique environnementale et sociale, le renforcement de son rôle structurant sur le marché financier régional, le renforcement de capacités de ses équipes de l'unité organisationnelle en charge du financement des projets du secteur public et le financement d'études.

Un accord de partenariat a été signé en mars 2014 entre la BOAD et l'AFD afin de renforcer le partenariat stratégique et opérationnel entre les deux institutions par une concertation autour de sujets d'intérêt commun, un dialogue sectoriel approfondi et des réalisations communes.

En 2016, les institutions de l'UEMOA ont notamment pris des mesures qui permettent de renforcer le guichet Fonds de développement et de Cohésion (FDC) de la BOAD, en particulier à travers la création d'un fonds de bonification au niveau communautaire par décision du Conseil des Ministres de l'UEMOA le 17 décembre 2015. Cette nouvelle ligne de crédit de 100 MEUR signée en fin d’année vient à point nommé pour participer à la reprise de l’activité du FDC, en faveur des Etats-membres de l’UEMOA.

 

Zoom   sur  la BOAD

 

La BOAD, institution commune de financement des Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), a pour mission de promouvoir le développement équilibré de ses Etats membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest.

 

La Banque intervient sous forme de prêts directs à long, moyen et court termes, octroie des lignes de refinancement aux banques locales pour assister les  petites et moyennes entreprises, accorde des financements pour les études de faisabilité de projets ou les études d’ingénierie et garantit des emprunts obligataires. Pour faire face aux exigences du marché et mieux accompagner les Etats et le secteur privé de l’Union, la BOAD a exploré d’autres axes et s’est positionnée sur le court terme, l’assistance, le conseil financier, les arrangements de financement, et le financement de projets éligibles au Mécanisme de Développement Propre (MDP).

Pour financer son activité,  la BOAD dispose non seulement d’un réseau de coopération constitué de bailleurs de fonds internationaux, d’Etats européens et asiatiques mais également d’un programme annuel d’émission de titres de créances. Son capital est passé de 350 en 2000 à 1155 milliards de FCFA en 2015 et ses fonds propres de 82 à  618,7 milliards de F CFA sur la même période. Forte de son expérience du marché financier régional, la BOAD a désormais une notation internationale qui lui permet d’accéder, à titre complémentaire, aux ressources du marché financier international.  Ces différentes interventions traduisent la volonté de la BOAD de s’adapter à son environnement et de se maintenir aux côtés des populations de la zone UEMOA afin de relever les multiples défis du développement sous -régional.

Le volume des approbations de prêts s’élève à  522,3 M FCFA pour 2016.  Le montant des engagements cumulés de la BOAD depuis le démarrage de ses activités opérationnelles en 1976, se situe désormais à 4 340,1 milliards de FCFA pour 1036 opérations.

Point  sur  l’AFD

Institution financière publique, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis 75 ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer.

Présente sur quatre continents à travers un réseau de 75 bureaux, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, assainissement, énergie, lutte contre le réchauffement climatique…

En 2015, l’AFD a consacré près de 8,3 milliards d’euros au financement de projets dans les pays en développement et en faveur de l’Outre-mer. Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2013 et 2015, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2,6 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,6 millions de personnes ;
  • l’accès de 3,8 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 150 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 710 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 34 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

Au cours des dernières années, les interventions de l’AFD au Togo ont ciblé trois secteurs de concentration: infrastructures (équipement urbain, l’assainissement et l’eau potable) ; appui aux secteurs sociaux (éducation et formation professionnelle, santé) et appui au secteur productif via le secteur financier

Le cumul des autorisations de l’AFD au Togo pour la période de 2007 à 2015 se chiffre à 385 M€ dont 126 M€ pour les banques régionales.

 

 

Des délégations de 21 pays africains de la ceinture de la méningite sont à Lomé dans le cadre de la 13ème réunion annuelle sur la surveillance, la préparation et la réponse aux épidémies de méningite en Afrique,  qui se tient du 28 au 30 novembre 2016. Il sera question de faire la revue de la situation épidémiologique de la méningite, de définir les perspectives et les priorités pour les interventions au sein de ces pays d’Afrique au cours la saison épidémique qui s’étend de janvier à juin de chaque année. Le lancement officiel des travaux de cette 13ème réunion annuelle s’est tenu ce lundi 28 novembre à Lomé en présence de la Représentante Résidente de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au  Togo, Lucile IMBOUA,  de l’Ambassadeur  des USA à Lomé et de Moustafa MIJIYAWA Ministre de la Santé et de la Protection Sociale du Togo. Afin de répondre au mieux aux épidémies de méningite qui surviennent essentiellement pendant la saison dite « saison épidémique », l’OMS recommande aux pays l’élaboration des plans nationaux de préparation et de réponses aux épidémies en utilisant les directives révisées de lutte contre la méningite de l’OMS qui met en exergue le renforcement de la gestion  des données et des activités du laboratoire, l’organisation adéquate de la vaccination préventive ou réactive et la prise en charge adéquate des cas. Et cette rencontre répond à cette recommandation de l’OMS en ciblant les 21 pays ayant le plus d’ampleur dans les taux d’incidence, du nombre de nouveaux cas suspects épidémies, de flambées épidémiques et de taux de létalité sur la période de 2013 à 2016.

A ce jour, la méningite reste un sujet d’actualité en Afrique car d’après les chiffres donné par Lucile IMBOUA, «en 2016, 15.165 cas de suspects de méningite ont été enregistrés dans les pays de la ceinture méningitique avec 1.262 décès soit un taux de létalité de 8,3%. Après le Niger en 2015, deux pays de la sous-région ouest africaine ont connu des épidémies majeures : le Ghana avec une épidémie à Pneumocoque (2406 cas suspects dont 222 décès) et le Togo avec une épidémie à Méningocoque (1.834 cas suspects dont 1.18 décès) ».

Le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Mali, le Niger, la Guinée, le Ghana, le Kenya, la RDC, la RCA, le Rwanda, le Soudan, le Sud Soudan, la Tanzanie, le Tchad, le Togo et l’Ouganda y sont représentés à cette 13ème réunion annuelle sur la surveillance, la préparation et la réponse aux épidémies de méningite en Afrique. L’Ambassadeur de l’Egypte au Togo Mohamed Karim SHERIF s’est personnellement déplacé pour honorer cette cérémonie de lancement des travaux aux côtés de la délégation égyptienne.

Helmut PINTO

La mise en place d’une infrastructure durable de paix au Togo préoccupe davantage le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a procède mercredi 16 novembre 2016 à Lomé un atelier de mise en place du  comité local de paix dans la préfecture du Golfe. Première d’une série de séances destinées à la mise en place de comités préfectoraux de paix dans toutes les préfectures du Togo. L’objectif visé est celui de permettre au Haut Commissariat pour la Réconciliation et au Renforcement  de l’unité Nationale (HCRRUN) de jouer efficacement son rôle.

 En effet des communications sur les concepts de conflits, de leurs sources, de leur prévention et résolution seront au menu des ateliers de mise en place des comités de paix préfectoraux ainsi que leurs organisation et fonctionnement. Il faut préciser que ces comités locaux de paix ne viendront pas remplacer les institutions administratives judiciaires et politiques mais plutôt en appui  à ces dernières. L’idée est de promouvoir d’abord la culture de la paix au niveau de la base, ensuite de développer les activités génératrices de revenus pouvant aider les populations à la base  de lutter contre l’intolérance  au profit de la cohésion sociale au Togo.

Les comités de paix préfectoraux seront composés de femmes, de jeunes, des représentants des organisations de la société civile, de la chefferie traditionnelle ainsi que  des membres de l’administration. La seconde phase sera consacrée à la mise en place des comités régionaux dans les cinq régions du Togo. La troisième et dernière phase consistera au renforcement des capacités des membres des comités installés dans les différentes préfectures.

Helmut PINTO

Dans le cadre de la coopération sanitaire entre l’Egypte et le Togo, une  mission médicale de l’Eglise Orthodoxe Copte Egyptienne, la première Eglise d’Afrique, a clôturé sa tournée d’une  semaine  ce jeudi 15 Décembre 2016 au Togo par une journée de consultations et soins gratuits à l’Ambassade d’Egypte à Lomé.

Cette mission composée de médecins bénévoles a atterri  à Lomé  le 10 Décembre et a soigné plus de 300 patients souffrant  des pathologies dans les domaines de la cardiologie, gynécologie, stomatologie, pédiatrie, dermatologie et médecine interne.

 Au cours  de  leur tournée, les médecins égyptiens ont sillonné l’hôpital de Bê à Lomé, l’hôpital Mère Thérésa de Kpalimé. Partout où ils sont passés, ils ont prodigué des soins aux patients togolais venus en grand nombre à leur rencontre.

 Cette tournée qui est la deuxième du genre en 2016, fait suite au Mémorandum d’entente signé en août 2015 entre l’Egypte et le Togo, avec pour corollaire la construction prochaine dans la banlieue de Lomé, d’un hôpital égyptien de référence pour les patients togolais et de la sous-région.

 Notons que les relations entre l’Egypte et le Togo ont écrit encore de nouvelles  pages ces dernières semaines avec la signature du Mémorandum dans le domaine du Transport Maritime entre les deux pays, la visite d’une délégation du Port Autonome de Lomé actuellement au Caire, ainsi que celle d’une délégation de l’Habitat présidée par le Conseiller du président de la République, Koffi SODOKIN, également dans la capitale égyptienne.

Voilà ce qu’on appelle dynamisme d’une  relation  diplomatique.

Jean-Baptiste  SAY 

 

Au cours des deux dernières années scolaires, près de huit millions de repas chauds ont été fournis à plus de 45.000 écoliers de 164 écoles reparties dans les cantons les plus pauvres des cinq régions administratives du Togo. La multiplication des cantines scolaires par le gouvernement togolais  et  la Banque Mondiale a permis naturellement d’accroître le pourcentage d’élèves en fin de cycle au primaire et la chute des taux d’absences et de retards aux cours. C’est en tout cas ce qui ressort du Forum National sur l’Alimentation Scolaire au Togo qui se tient du 23 au 25 novembre 2016 à Lomé.

Le lancement officiel du forum National sur l’Alimentation Scolaire au Togo a eu lieu ce mercredi 23 novembre à Lomé en présence de la Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo, Joëlle BUSINGER (en photo), de Victoire TOMEGAH-DOGBE,  Ministre du développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes ainsi que le Premier Ministre Sélom KLASSOU.

La Banque Mondiale et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont financé ce programme des cantines scolaires avec 5 millions de dollars US soit 2,4 milliards de f Cfa pour la période de 2015-2016 et une intervention financière du gouvernement togolais avec une somme d’un milliard  de f Cfa par an.

La Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo ainsi que les membres du gouvernement  se réjouissent des impacts de ce programme sur les résultats scolaires et surtout en ce qui concerne les statistiques de réussite aux examens du Premier Cycle concernant la gente féminine qui sont très satisfaisantes. « C’est donc une approche bien éprouvée que notre institution ait contribué à mettre en place pour la gestion des cantines scolaires, et qui est susceptible de conduire aux résultats attendus de la politique nationale de l’alimentation scolaire », a déclaré Joëlle BUSINGER.

Bonifacio   T.

Le Canada propose aux Nations unies d'envoyer 600 membres de ses forces armées pendant trois ans pour des missions de maintien de la paix en Afrique. C’est ce que nous apprenons  auprès de nos confrères de l’AFP.

Le Premier ministre Justin Trudeau (en photo) s'était engagé il y a quelques semaines auprès du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon sur la participation du Canada à des opérations de maintien de la paix.

"Notre gouvernement s'apprête à demander à quelque 600 membres des forces armées canadiennes de partir en mission à l'appui des opérations de soutien de la paix des Nations Unies", a indiqué vendredi  dernier Harjit Sajjan, le ministre de la Défense dans une déclaration à l'occasion de la journée du souvenir.

Cet engagement serait sur trois ans et le gouvernement doit entériner le programme, a souligné Jordan Owens, porte-parole du ministre de la Défense.

Le ministre n'a pas désigné à ce stade les pays africains où les soldats canadiens seraient déployés mais le Mali serait l'un de ces pays.

Harjit Sajjan s'y est rendu ces derniers jours, ainsi qu'au Sénégal voisin, après une précédente tournée en août en Afrique de l'est (Ethiopie, Kenya) et en République démocratique du Congo.

Dans un entretien récent au Toronto Star, le ministre avait évoqué le déploiement dans plusieurs pays pour former des forces armées locales et participer aux efforts de ces pays contre la radicalisation.

 

"Le Canada se réinvestit dans les missions de paix, et je suis venu au Mali pour écouter la partie malienne, (...) pour bien comprendre avant de prendre les décisions", avait déclaré dimanche M. Sajjan à l'issue de sa rencontre à Bamako avec le président Ibrahim Boubacar.

 

Les Nations unies avaient fait part récemment de leur intérêt à voir des hélicoptères canadiens être déployés au Mali, d'où les Pays-Bas ont prévu de retirer leurs sept appareils en janvier prochain.