Coopération

Axel Van Trotsenburg, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour le financement du développement et Seydou Bouda, Administrateur pour le Togo auprès du Groupe de la Banque mondiale, effectueront une visite de travail au Togo du 2 au 6 juin 2017.

Dans ce cadre, un séminaire gouvernemental se tiendra dans les locaux de la Primature le Mardi 6 juin 2017, et portera sur les opportunités pour le Togo d’accéder à plus de financement pour booster son économie. Il s’agit de nouvelles opportunités offertes dans le cadre de la 18ème reconstitution des ressources de l’IDA et qui comportent entre autres, un guichet de promotion du secteur privé. 

L’occasion sera également saisie pour présenter les grands thèmes retenus pour l’IDA-18 et qui portent sur la fragilité, les conflits et la violence ; le climat ; le genre et l’égalité des sexes ; la gouvernance ; les emplois et la transformation économique.

Il sied de rappeler qu’en décembre 2016, une coalition de plus de 60 gouvernements, donateurs et emprunteurs, sont convenus d’accroître de manière spectaculaire la lutte contre la pauvreté extrême en prenant des engagements à hauteur de 75 milliards de dollars pour reconstituer les ressources de l’Association internationale de développement (IDA) qui est le Fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres du monde. Il s’agit d’un pas déterminant dans l’action entreprise pour mettre un terme à la pauvreté extrême.

 

Fin de mise en œuvre du Projet de Gestion Intégrée des Catastrophes et des Terres (PGICT) lancé en il y a cinq ans. Une équipe de la Banque mondiale a séjourné il y a quelque mois pour vérifier au préalable si le PGICT a pu atteindre les objectifs escomptés. Les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet ont dressé le bilan des activités et les résultats sont en parfaite conformité avec les prévisions puisque le Secrétaire général du Ministère de l'environnement et des Ressources Forestières Sama BOUNDJOW s'est réjoui a cet effet lors d'une réunion de revue dudit projet tenu à Lomé le 22 mai 2017.

La Banque mondiale a apprécié les 5 ans d'exécution du Projet de Gestion Intégré des Catastrophes et des Terres (PGICT). Financé á hauteur de 10 milliards F CFA ce projet a permis de renforcer l'intervention du gouvernement dans la gestion des risques d’inondations et de dégradation des terres dans les zones urbaines et rurales. << le bilan est satisfaisant >> a déclaré le spécialiste principal en Gestion des Risques de Catastrophes de la Banque Mondiale au Togo Koffi HOUNKPE.

Selon les propos du Ministre de l’Environnement et des Ressources forestières André Johnson, la mise en œuvre du PGICT a donné des résultats inespérés en permettant la création d’environ 17000 emplois temporaires améliorant ainsi significativement les conditions de vie de la population. Le PGICT a engendré des acquis notamment, la cartographie nationale des zones vulnérables aux inondations, la mise en place de plateformes de réduction de risques de catastrophes, l’équipement des directions de la météorologie, de l’hydrologie et de la croix rouge en divers matériels dont ceux de collectes de données, de mesure de niveau d’eau et de précipitations. Les sapeurs pompiers ont été également équipés, grâce au PGICT, en matériels de pompage et matériels roulants en plus des unités de secours. A cela s’ajoute le financement et la réalisation de sous-projets communautaires d’adaptation aux changements climatiques allant de la construction de caniveaux au reboisement passant par la réhabilitation de pistes et la construction de retenues d’eau entre autres.

Les coordonnateurs du PGICT on adressé une requête aux différents partenaires du Togo et surtout à la Banque Mondiale pour mobiliser d'autres ressources nécessaires afin de pérenniser les acquis et la mise en œuvre d'un PGICT 2. Il faut reconnaître que les besoins restent immenses car sur 500 demandes de financement de micro-projets, à peine une centaine ont été sélectionnés et sont en cours d’exécution.

Helmut PINTO

Plus rien n’empêche la tenue de la deuxième édition du Printemps de la coopération germano-togolaise. La plupart des délégations attendues sont arrivées ce dimanche 02 Avril. Le Ministre togolais des affaires Etrangères Robert Dussey et l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Christophe SANDER, ont passé une bonne partie de leur journée du dimanche à l’Aéroport de Lomé pour les accueillir. Les pays de l’hinterland comme le Burkina-Faso, le Mali et le Niger prennent part pour la première fois à cette deuxième édition et leurs ministres des Affaires étrangères selon d’ailleurs les têtes de peloton. , Abdoulaye Diop du Mali, Alpha Barry du Burkina et Ibrahim Yacoubou du Niger ont été reçus dimanche à la télévision togolaise en compagnie du Ministre Dussey (en photo).

 Abdoulaye Diop   a déclaré  que l’ambition de son pays en participant à la rencontre de Lomé est de dialoguer avec les partenaires togolais et allemands pour voir comment le Togo, le Burkina Faso, le Mali et le Niger peuvent se développer ensemble.  « Comment nous pouvons renforcer les échanges et tirer parti de l’intérêt de l’Allemagne qui vient ici avec un certain nombre de possibilités d’appui. Le Togo aurait pu garder cette opportunité pour lui-même », affirmait-il.

Le Chef de la diplomatie malienne est accompagné des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, du Conseil malien des chargeurs et de la Compagnie malienne de développement des textiles. La délégation malienne salue les progrès accomplis par le Togo sur les plans économique, des infrastructures et de la modernisation des installations portuaires et aéroportuaires. Des réalisations qui constituent un atout pour la sous-région.

Mais le Mali compte demander aux allemands de soutenir les entreprises en interagissant avec les pays de l’hinterland aussi pour alléger les procédures et les problèmes et blocages liés au commerce dans la région.

Alpha Barry, le Chef de la diplomate burkinabè salue l’initiative de ce forum dédié au renforcement de la coopération avec l’Allemagne. Il estime  que son pays entend renforcer les possibilités d’investissements allemands. 

« Nous sommes présents au Togo côté gouvernement mais aussi avec des hommes d’affaires pour explorer non seulement avec la partie togolaise mais aussi avec les Allemands les opportunités d’investissements », a –t-il déclaré.

Le Ministre Ibrahim Yacoubou du Niger salue les interventions allemandes dans son pays notamment dans les domaines de l’éducation, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la sécurité proprement dite. Yacoubou a souhaité que le Printemps de la coopération germano-togolaise devienne une rencontre sous régionale, le printemps de la coopération germano- UEMOA par exemple.

Et d’ailleurs c’est dans ce même ordre d’idées que Robert Dussey, a annoncé le changement de dénomination à partir de l’année prochaine. «Dans les mois à venir ou au cours de l’année prochaine, nous allons changer de dénomination parce le Président de la République veut faire de cette rencontre, une rencontre régionale, autour des intérêts sous régionaux et nous pensons que l’Allemagne jouera un rôle important pour soutenir tous les efforts que fait chacun de nos gouvernements », a-t-il indiqué.

78 entrepreneurs allemands sont présents à Lomé pour les échanges lors de cette rencontre d’affaires. Au programme, trois panels de discussions sur de différents thèmes, une soixantaine de discussions entre gouvernements et businessmen (G to B) et 220 discussions entre hommes d’affaires de différents pays (B to B).

Le Gouvernement togolais, avec l’assistance technique et financière de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), organise une retraite à Kpalimé, du 23 au 26 mai 2017, pour discuter de l’élaboration du deuxième rapport de revue volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD). C’est ce qu’a appris l’Agence Corps Diplomatic Togo auprès de l’Agence onusienne.    Cette année, le Togo fait également partie des 44 pays qui devront présenter leurs rapports sur la mise en œuvre des ODD lors du forum de haut niveau qui se tiendra du 10 au 19 juillet 2017 à New York dont le thème est « Eradiquer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation ». L’exercice qui incombe au Togo, portera sur les efforts que le Pays a menés dans la mise en œuvre des ODD avec un focus sur sept ODD (1, 2, 3, 5, 9, 14 et 17) parmi lesquels la FAO est particulièrement intéressée par le suivi et le reportage sur les indicateurs d’atteinte des objectifs 2, 5 et 14. 

Ledit rapport sera présenté au forum politique de haut niveau sur le développement durable prévu du 10 au 19 juillet 2017 à New York. 

Il faut rappeler que le Togo a adopté une approche participative et inclusive avec une implication directe des  Ministères sectoriels, des institutions de la République, du secteur privé, de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Pour ce faire, une feuille de route présentant la démarche méthodologique pour l’élaboration dudit rapport est élaborée et comporte différentes étapes telles que : la réunion d’information avec toutes les parties prenantes et  la constitution d’une équipe de rédaction (mars 2017) ; la rencontre et la collecte d’informations au niveau des secteurs public et privé, des organisations de la société civile, des institutions de la République et des partenaires techniques et financiers (mars et avril 2017).

Soulignons qu'à la suite de la présente retraite d’élaboration, il sera organisé un atelier national de validation, puis la traduction du rapport en anglais avant sa transmission officielle au Conseil économique et social (ECOSOC).

Lors de la première session du forum politique de haut niveau sur le développement durable tenu à New York en juillet 2016 qui a porté sur l’état d’avancement de l’intégration des ODD dans les instruments nationaux de planification du développement, le Togo, pays pilote dans la mise en œuvre des ODD, a présenté un premier rapport sur les progrès accomplis dans le cadre des objectifs de développement durable.

Le gouvernement togolais a  témoigné  sa gratitude au Bureau de la FAO  pour ses appuis multiformes.

David Ricardo

 

Début de printemps plus que prometteur pour les relations d’affaires entre le Togo et l’Allemagne puisque la  seconde édition de la Coopération germano-togolaise vient d’être lancée ce lundi 03 avril 2017 à Lomé. Plus de 200 réunions d’affaires B to B sont prévues pour les 3 jours réservés à cet évènement selon le Chef de la Diplomatie togolaise Robert DUSSEY qui reste persuadé que « le chemin du développement aujourd’hui passe par la coopération ». L’homme, héro de la diplomatie togolaise a annoncé avec la complicité de l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo Christoph SANDER,  la création d’une chambre commerciale sous régionale regroupant en son sein les pays d’Afrique francophone et   dont le siège sera fixé à Lomé.

Il n’est plus un secret pour personne que le port autonome de Lomé consiste un moteur clé d’intégration économique sous régionale et reste aujourd’hui une véritable porte d’entrée pour les trafics d’importation et surtout d’exportation pour les pays enclavés de l’Afrique occidentale.  Ce qui justifie d’ailleurs la présence des Ministres en charge de la diplomatie dans différents pays de la sous région occidentale de l’Afrique qui participent avec intérêt à la deuxième édition de la Coopération germano-togolaise lancée ce matin à Lomé. Le Mali, le Niger et le Burkina-Faso sont représentés pour discuter des opportunités d’affaires favorables à la coopération entre le Togo et l’Allemagne en particulier et entre l’Allemagne et les pays de l’Hinterland en général.

Vue partielle de l'Assistance à l'ouverture

Plusieurs hommes d’affaires issus de différents pays de la sous région occidentale et de l’Allemagne sont à Lomé pour entretenir des relations d’affaires. Un tout premier panel permettra d’exposer un panorama des opportunités d’affaires dans l’espace CEDEAO en général et au Togo en particulier afin d’inciter le secteur privé à investir au Togo. Il sera également question de rehausser l’importance de la zone franche togolaise dans la promotion de l’intégration économique dans l’espace communautaire de la CEDEAO. Cette édition abordera surtout les défis liés au développement des TIC, à la formation professionnelle,  aux énergies renouvelables et de trouver des issus au problème du chômage au Togo.

                      Le Ministre DUSSEY lors de son allocution

Il faut croire que plus d’un accorde une importance capitale à la « coopération » puisque l’Ambassadeur de l’UE au Togo Nicolas Berlanga-Martinez, celui de la Chine, la Représentante Résidente du PNUD au Togo ainsi que d’autres personnalités politiques et diplomatiques ont honoré de leur présence cette initiative.

Helmut PINTO

L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement Helene CLARK a effectué ce mercredi 29 mars une visite de terrain sur le tronçon Davié-Assomé-Kovié-Noepé. Cette visite s’inscrit dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) adopté depuis le 13 janvier 2016 par le gouvernement togolais et financé par le PNUD.

La piste rurale Davié-Assomé-Kovié-Noepé située dans la préfecture de Zio au Nord-Ouest de Lomé et distante de 24 km financé par le PNUD, est un axe économique vital pour la région maritime. Les habitants desdits villages sont majoritairement des agriculteurs et des éleveurs notamment des producteurs de riz. Le financement de cette piste à travers le PUDC permettra la dynamisation économique de ces localités et surtout l’accès des populations aux services sociaux de base tels que l’éducation et la santé.

Nombre de riverains éprouvent de grandes difficultés pour acheminer leurs récoltes vers les marchés, surtout en saison pluvieuse où la route est totalement impraticable. « Les voitures n’arrivent pas ici et nous souffrons vraiment. Les clients n’arrivent pas à venir acheter nos produits à cause de l’état désastreux de la route mais nous pensons qu’avec son aménagement nous pourrons maintenant vendre nos produits », a déclaré Améyo Amouzou, cultivatrice à Davié. Même son de cloche chez Aziayi Ama, productrice du riz à Assomé : « Nous traitons le riz mais compte tenu de l’état de la route, ça prend assez de temps avant qu’il n’arrive dans les marchés. Nous vendons notre riz à Atakpamé, Anié et même au Ghana. Nous remercions le PNUD et nous lui demandons d’en faire beaucoup plus», a-t-elle  affirmé.

Le Chef canton de Kovié Togbui Zavon Modzro IV, après avoir remercié les responsables du PNUD, a reconnu tout le bien que cette piste apportera au canton. « Il est souvent très pénible pour nos malades surtout les femmes enceintes de rallier les centres de santé spécialisés », «la dégradation de la piste a ralenti sensiblement les activités économiques du canton », conclut-il.

Pour sa part, Helen Clark, l’Administrateur du PNUD, a aussi remercié la population pour l’accueil qui lui a été réservé et a exprimé sa reconnaissance pour la sortie en masse des populations et des chefs traditionnels. Elle a par ailleurs réitéré les grandes lignes du programme et promis aux populations de les aider à construire des écoles et des centres de santé qui seront équipés. Elle n’a pas caché sa joie de voir ce programme changer autant de choses dans la vie des populations.

Eyram Akakpo, notre Envoyé Spécial à Kovié