Coopération

Au cours des deux dernières années scolaires, près de huit millions de repas chauds ont été fournis à plus de 45.000 écoliers de 164 écoles reparties dans les cantons les plus pauvres des cinq régions administratives du Togo. La multiplication des cantines scolaires par le gouvernement togolais  et  la Banque Mondiale a permis naturellement d’accroître le pourcentage d’élèves en fin de cycle au primaire et la chute des taux d’absences et de retards aux cours. C’est en tout cas ce qui ressort du Forum National sur l’Alimentation Scolaire au Togo qui se tient du 23 au 25 novembre 2016 à Lomé.

Le lancement officiel du forum National sur l’Alimentation Scolaire au Togo a eu lieu ce mercredi 23 novembre à Lomé en présence de la Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo, Joëlle BUSINGER (en photo), de Victoire TOMEGAH-DOGBE,  Ministre du développement à la Base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes ainsi que le Premier Ministre Sélom KLASSOU.

La Banque Mondiale et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont financé ce programme des cantines scolaires avec 5 millions de dollars US soit 2,4 milliards de f Cfa pour la période de 2015-2016 et une intervention financière du gouvernement togolais avec une somme d’un milliard  de f Cfa par an.

La Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo ainsi que les membres du gouvernement  se réjouissent des impacts de ce programme sur les résultats scolaires et surtout en ce qui concerne les statistiques de réussite aux examens du Premier Cycle concernant la gente féminine qui sont très satisfaisantes. « C’est donc une approche bien éprouvée que notre institution ait contribué à mettre en place pour la gestion des cantines scolaires, et qui est susceptible de conduire aux résultats attendus de la politique nationale de l’alimentation scolaire », a déclaré Joëlle BUSINGER.

Bonifacio   T.

Le Canada propose aux Nations unies d'envoyer 600 membres de ses forces armées pendant trois ans pour des missions de maintien de la paix en Afrique. C’est ce que nous apprenons  auprès de nos confrères de l’AFP.

Le Premier ministre Justin Trudeau (en photo) s'était engagé il y a quelques semaines auprès du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon sur la participation du Canada à des opérations de maintien de la paix.

"Notre gouvernement s'apprête à demander à quelque 600 membres des forces armées canadiennes de partir en mission à l'appui des opérations de soutien de la paix des Nations Unies", a indiqué vendredi  dernier Harjit Sajjan, le ministre de la Défense dans une déclaration à l'occasion de la journée du souvenir.

Cet engagement serait sur trois ans et le gouvernement doit entériner le programme, a souligné Jordan Owens, porte-parole du ministre de la Défense.

Le ministre n'a pas désigné à ce stade les pays africains où les soldats canadiens seraient déployés mais le Mali serait l'un de ces pays.

Harjit Sajjan s'y est rendu ces derniers jours, ainsi qu'au Sénégal voisin, après une précédente tournée en août en Afrique de l'est (Ethiopie, Kenya) et en République démocratique du Congo.

Dans un entretien récent au Toronto Star, le ministre avait évoqué le déploiement dans plusieurs pays pour former des forces armées locales et participer aux efforts de ces pays contre la radicalisation.

 

"Le Canada se réinvestit dans les missions de paix, et je suis venu au Mali pour écouter la partie malienne, (...) pour bien comprendre avant de prendre les décisions", avait déclaré dimanche M. Sajjan à l'issue de sa rencontre à Bamako avec le président Ibrahim Boubacar.

 

Les Nations unies avaient fait part récemment de leur intérêt à voir des hélicoptères canadiens être déployés au Mali, d'où les Pays-Bas ont prévu de retirer leurs sept appareils en janvier prochain.

 

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en collaboration avec le gouvernement togolais, a procédé  ce lundi 07 novembre 2016  à Lomé au lancement  d’un atelier de deux jours d’échange d’expériences sur l’élaboration d’une loi-cadre sur le droit à l’alimentation. La formation a pour cibles  les députés  du Togo  notamment ceux qui sont membres des trois commissions parlementaires agro-pastorale et aménagement du territoire, Droits de l’Homme et Lois Constitutionnelles,  Législation et Administration générale.  Cette formation vise à renforcer leurs capacités sur l’élaboration de la loi-cadre sur le droit à l’alimentation et leur permettre de maîtriser les outils de cette loi.

C’est en présence d’autres membres du gouvernement et des Chefs d’Agence du système des Nations Unies que le Ministre togolais de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique, le Colonel Ouro-Koura AGADAZI  et le Représentant Résident  de la FAO au Togo, Monsieur Antonio ISAAC MONTEIRO, ont procédé à l’ouverture de cet atelier  de renforcement de capacités des parlementaires. En effet, depuis le 14 mars 2014, une série d’activités visant la promotion du droit à l’alimentation adéquate en vue de lutter contre la faim et la malnutrition a été développée par le Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de l’hydraulique avec l’appui technique et financier de la FAO. Déjà en novembre 2014, un atelier d’information des parlementaires sur la notion du droit à l’alimentation avait été organisé au siège de l’Assemblée et relayé dans les cinq (05) régions économiques du pays par des réseaux d’ONG partenaires de la FAO.

Au regard du grand intérêt manifesté par les différents acteurs, un document de revue-diagnostic sur la réalisation du droit à une alimentation adéquate au Togo a été validé en Décembre 2015 et une seconde étude sur l’importance du genre dans les processus politiques pour garantir le droit à l’alimentation : cas du Sénégal et du Togo » a été également validée en Avril 2016 et disponible en ligne, sur le site web de la FAO.

C’est dans la perspective de l’appui aux efforts du pays pour la réalisation progressive du droit à l’alimentation, que la FAO, à travers le Projet GCP/GLO/324/NOR « Intégrer le droit à une alimentation adéquate et la bonne gouvernance dans les pratiques, législatives et institutions nationales », se propose d’organiser cet atelier.

A l’issue de ces deux jours, les capacités des participants seront renforcées dans le domaine de l’élaboration d’une loi-cadre sur le droit à l’alimentation et ils devront maîtriser les outils techniques d’élaboration d’une loi-cadre sur le droit à l’alimentation. Des exemples d’autres pays ayant développé des cadres juridique, politique et/ou institutionnel sur le droit à une alimentation adéquate seront partagés. Le guide pour légiférer sur le droit à l’alimentation, qui est une publication de la FAO sera offert aux parlementaires qui participent à l’atelier.

Pour  Juan-Garcia CEBOLLA, Chef de l’équipe de droit à l’Alimentation au siège de la FAO et Formateur audit  atelier, « la rencontre permettra la consolidation du cadre juridique sur le droit à l’alimentation au Togo».

Signalons qu’environ 800 millions de personnes souffrent de la faim  de manière chronique  à travers le monde.

 

David Ricardo 

La mise en place d’une infrastructure durable de paix au Togo préoccupe davantage le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a procède mercredi 16 novembre 2016 à Lomé un atelier de mise en place du  comité local de paix dans la préfecture du Golfe. Première d’une série de séances destinées à la mise en place de comités préfectoraux de paix dans toutes les préfectures du Togo. L’objectif visé est celui de permettre au Haut Commissariat pour la Réconciliation et au Renforcement  de l’unité Nationale (HCRRUN) de jouer efficacement son rôle.

 En effet des communications sur les concepts de conflits, de leurs sources, de leur prévention et résolution seront au menu des ateliers de mise en place des comités de paix préfectoraux ainsi que leurs organisation et fonctionnement. Il faut préciser que ces comités locaux de paix ne viendront pas remplacer les institutions administratives judiciaires et politiques mais plutôt en appui  à ces dernières. L’idée est de promouvoir d’abord la culture de la paix au niveau de la base, ensuite de développer les activités génératrices de revenus pouvant aider les populations à la base  de lutter contre l’intolérance  au profit de la cohésion sociale au Togo.

Les comités de paix préfectoraux seront composés de femmes, de jeunes, des représentants des organisations de la société civile, de la chefferie traditionnelle ainsi que  des membres de l’administration. La seconde phase sera consacrée à la mise en place des comités régionaux dans les cinq régions du Togo. La troisième et dernière phase consistera au renforcement des capacités des membres des comités installés dans les différentes préfectures.

Helmut PINTO

Un atelier  de  quatre   jours  initié  par la FAO a  été  ouvert  ce  mardi 08  Novembre  à Lomé. Il est organisé à l’intention de 12 pays francophones d’Afrique. Les participants sont des représentants des ministères de l’agriculture et de la santé, des universités ou instituts  de  recherche  et points focaux nutrition de la FAO de ces pays. Cet atelier vise à renforcer les capacités  de ces acteurs afin qu’ils soient capables  de mettre  en œuvre, faire le suivi  et l’évaluation  des recommandations  alimentaires nationales.

En ouvrant les travaux dudit atelier, le Représentant Résident de l’Agence onusienne en lutte contre la faim au Togo,  Antonio ISAAC MONTEIRO a laissé entendre que l’insécurité alimentaire et la malnutrition  demeurent des défis majeurs dans de nombreux pays. Aussi, a-t-il a  déclaré qu’environ 800 millions  de personnes dans le monde n’ont pas suffisamment  de nourriture pour mener une vie saine et active.  Il a précisé par ailleurs  que l’Afrique subsaharienne est la région où la faim est la plus ressentie avec 25%  comme taux de sous-alimentation.

Il a  déclaré que la malnutrition sous toutes ses formes occasionne des pertes estimées à 11% du Produit Intérieur Brut (PIB) en Afrique et en Asie.

Devant ces constats, il urge de doter des agents d’outils nécessaires  leur permettant de développer et de mettre en œuvre  des guides alimentaires pour des régimes sains et variés puis renforcer la collaboration entre les acteurs clés.

Il sied de rappeler que les recommandations alimentaires qui sont au menu de cet atelier sont un ensemble  de messages concis et faciles à comprendre développés dans le but d’inciter les individus et les populations à améliorer leurs habitudes alimentaires et leur mode de vie afin de prévenir les diverses formes  de malnutrition et de préserver la santé et une bonne nutrition.

David Ricardo 

 

En vue de renforcer les capacités des agents et de gérer les ressources humaines de l’administration publique, le Ministère de la Planification du Développement en collaboration avec ses partenaires notamment le PNUD e et l’Union Européenne a  organisé  une  séance  de dissémination  des guides de planification et de gestion des ressources humaines.   

C’est Monsieur  Essohanam EDJEOU, Directeur de Cabinet au Ministère de la Planification du Développement qui a donné le ton à la cérémonie de présentation de ces guides. Dans son allocution de circonstance, il a déclaré que le projet d’appui à la gestion du développement et de l’aide du 2è Programme d’appui institutionnel à l’Etat togolais (PAI-2) s’inscrit dans le cadre de la clôture dudit programme.

Aussi a-t-il exprimé sa satisfaction quant aux  résultats enregistrés avec le PAI2 : « Nous avons obtenu le renforcement des outils et des mécanismes pour la mise en œuvre et le suivi évaluation de la SCAPE, un forum national sur la planification et des outils pour l’implantation de la chaine de planification, programmation, budgétisation, exécution et suivi-évaluation (PPBESE) au Togo, l’élaboration des outils de gestion administrative et de ressources humaines pour renforcer les capacités organisationnelles di ministère, le renforcement du cadre partenarial pour la mobilisation de ressources avec l’élaboration d’une stratégie nationale de mobilisation des partenariats et des ressources», disait-il. Et d’ajouter que « La présente rencontre vise en l’occurrence à disséminer davantage les résultats et produits obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du volet 1 du PAI2 ».

Pour sa part,  le Représentant de la  Représentante Résidente du PNUD au Togo, Nicolas KASADY a précisé que « les meilleurs outils ne valent que de la manière dont on s’en sert ». Il a poursuivi en disant que « la gestion des ressources humaines doit être au cœur de l’administration ».

Le Représentant de l’Union Européenne (UE),  a rappelé que l’UE a accepté d’accompagner le Projet de Planification qui, aujourd’hui a porté ses fruits, par la sortie d’un guide essentiel dans le cadre des finances. « Il faut désormais que chaque franc sorti soit utilisé à bon escient au Togo », ajoute t-il avant de conclure que « ces outils présentés vont aider à améliorer le développement ».

C’est après ces interventions que Kanfoutin KOUTOURE, directeur des affaires administratives et financières au Ministère de la Planification et Djerkbary BAMBAH, Directeur Général de la Planification ont tour à tour présenté au cours des exposés les Acquis du PAI2 et les Guides.

Rappelons que ce projet d’un coût global de 1.574.297.050 FCFA environ 3.027.730 dollars a pour objectifs d’appuyer le fonctionnement du dispositif Institutionnel de coordination, de suivi et de l’évaluation des politiques de développement, de permettre à l’ensemble des secteurs/ministères de disposer de documents de politique et de stratégies et plans d’actions sectoriels et d’un système reconstruit de gestion du cycle de planification et de projets d’investissements publics (Composante 2. Le projet soutient également le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles du ministère chargé de la planification dans ses missions de réflexion et de pilotage stratégiques (Composante3), mettre en place un cadre de référence, les mécanismes de coordination et le système d’information permettant au Togo d’assurer une gestion de l’aide extérieur efficace et inspiré des principes de la Déclaration de Paris et des 3è et 4è Forum de Haut Niveau (Composante 4).  

Soulignons enfin  que les guides présentés  ce jour sont destinés entre autres à l’administration  publique et à la société civile.

Anges ADJANOR