Coopération

Le manque d’accès équitable des populations les plus vulnérables aux services sociaux de base  de qualité est toujours ressenti au Togo précisément à l’intérieur du pays dans les milieux ruraux, ce qui est source du déséquilibre régional et des inégalités sociales encore constatés. Il est donc incontournable que les défis de pauvreté et de précarité extrême doivent être relevés au plus vite pour préserver durablement la paix sociale et la cohésion nationale en misant le plus sur l’accès des populations aux services sociaux dans les milieux ruraux, semi-urbains et les quartiers défavorisés.

Il faut croire que c’est l’atteinte de cet objectif est le souci du gouvernement togolais et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui ont procédé à l’examen et à la validation des indicateurs du Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) au Togo. Cet événement a eu lieu ce mardi 20 septembre 2016 à Lomé en présence de la Ministre du Développement à la base, Victoire TOMEGAH-DOGBE, et de la Représentante Résidente du PNUD au Togo, Madame Khadiata Lo N’diaye. Le programme vise en réalité à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant dans les zones peu ou mal desservies par les infrastructures et services sociaux et économiques de base et la réduction des inégalités sociales au Togo.

Des enquêtes ont été réalisées en amont avec l’aide de l’Institut National de la Statistique (INSEED) selon la Représentante Résidente du PNUD au Togo. Elle reste persuadée que les cibles ont été bien choisies pour la mise en œuvre de ce programme afin que les résultats soient à la hauteur des attentes. Cette rencontre vise à « présenter, examiner et valider la liste des indicateurs principaux  définis dans le cadre de l’élaboration de la situation de référence ».

Le programme porte sur la période de 2016-2018 avec un budget total de 155.147.034.112FCFA dont 18.000.000.000 F CFA décaissés par le gouvernement togolais selon la Ministre Victoire TOMEGAH-DOGBE. « Mais tout dépendra de l’évolution de la mise en œuvre du programme et de l’accélération de la croissance » a-t-elle laissé entendre.

Helmut PINTO

 

Sur initiative de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation  et l’Agriculture et l’Organisation Mondiale de la Santé Animale, un plan stratégique mondial de contrôle de la fièvre Aphteuse est  développé en 2012. Après onze réunions de mise en place de la feuille de route menées en Asie et dans la plupart des régions d’Afrique, c’est au tour de l’Afrique de l’Ouest de se  conformer aux normes  internationales. C’est justement ce qui fait l’objet de la première  réunion sur la feuille de route d’évaluation des progrès pour  l’Afrique de l’Ouest, qui se tient depuis ce mercredi 07 septembre   2016 à Lomé. C'était en présence du Représentant par  intérim   de la  FAO Léonidas HITIMANA et du Directeur de l'Elevage au Togo Daniel  BATAWUI.

Au total quinze pays sont représentés à cette première réunion sur la  feuille de route d’évaluation des progrès pour l’Afrique de l’Ouest.  La rencontre de Lomé se veut une opportunité  aux participants  d’être  formés  sur les principes de la mise en place du processus PCP, d'évaluer le statut de contrôle de la fièvre  aphteuse dans les pays de  l'Afrique occidentale et  surtout de planifier une stratégie pour  contrôler  la fièvre   en Afrique de l'Ouest.

La fièvre aphteuse est une maladie animale virale non transmissible à  l’homme. Très contagieuse, elle affecte les animaux de la famille des  Artiodactyles domestiques (bovins, ovins, caprins, porcins, …) et  sauvages (cervidés, antilopes, lamas…). Bien que connue de longue date, cette maladie reste l’une des préoccupations majeures des  éleveurs et des autorités sanitaires. Elle peut avoir des répercussions socio-économiques considérables notamment dans le  secteur agricole.

Du fait des pertes économiques qu’elle entraine, la fièvre aphteuse  figure parmi les pathologies majeures affectant la production et le commerce international des denrées d’origine animale, la sécurité  alimentaire et le développement économique, tant au niveau des petits  éleveurs que dans les filières de sa  production.

Helmut PINTO

 

Trois ONG engagées dans le reboisement et de la gestion durable des forêts au Togo ont bénéficié, du financement de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). La signature  officielle de la convention  s’est tenue ce lundi 29 août 2016 à Lomé en présence de l’Assistant au Représentant Résident du FAO au Togo, Monsieur Oyétoundé DJIWA. Il s’agit des ONG CADO d’Agou, du GNS de Notsè et de l’AE2D basée  à Tchamba.

En effet, cet accord de financement de la  FAO avec les ONG CADO, GNS et

AE2D intervient dans le cadre des actions menées il y a quelques années par l’institution pour doter le gouvernement togolais d’un manuel de gestion des forêts communautaires. Ce manuel renferme donc les 8 dispositions à suivre pour se faire reconnaitre en tant que communauté détentrice d’une forêt communautaire. «Cette convention permettra de tester le manuel sur le terrain avec ces trois ONG qui accompagnent déjà des communautés sur trois sites différents », a affirmé Oyétoundé DJIWA.

La mission qui incombe désormais à ces ONG sera délicate, puisqu’il est maintenant question d’aider les communautés à élaborer l’administration, la cartographie et surtout d’évaluer les ressources disponibles au sein de chacune  de ces forêts,  bref d’élaborer « le plan de gestion de ces  forêts». Ce plan qui sera mis à disposition du gouvernement et approuvé par ce dernier.

Pour  Monsieur Oyétoundé DJIWA, cette expérience « sera une première dans l’histoire de la foresterie au Togo où l’Etat reconnaitra officiellement que cette forêt communautaire est propre à chaque communauté et gérée par elle-même ».

Helmut PINTO

 

En marge de la conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui se déroule depuis vendredi à Montréal, le Président togolais Faure Gnassingbé s’est entretenu en fin de journée avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.

 

Les deux personnalités ont passé  en revue les questions liées à la lutte contre les pandémies, et ont parlé de la coopération bilatérale.

Le Canada est historiquement très présent en Afrique, notamment dans le secteur de l’eau, mais il est faiblement senti dans ses actions au Togo.

L’aide publique au développement porte sur l'amélioration de l'avenir des enfants et des jeunes, sur l'augmentation de la sécurité alimentaire, sur une croissance économique durable, sur la promotion de la démocratie et de la gouvernance.

Le Canada assiste les pays africains dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité.

Enfin, la coopération économique entend accompagner la croissance des pays africains.

La rencontre du jour devrait permettre de fixer les fondements d’une relation nouvelle entre Lomé et Ottawa.   

La  conférence à laquelle participe Faure Gnassingbé et son Ministre de la santé, Moustapha MIJIYAWA, vise  à trouver une façon de recueillir 13 milliards de dollars afin de renflouer les caisses du Fonds mondial et soutenir ainsi la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

                                                                            

Les installations de la radio et télévision nationales  vont connaitre une modernisation par le biais de la coopération sino-togolaise. Les travaux de construction du nouveau site de ces médias d’état     vont démarrer en juin 2017 et prendre fin en 2019. Un accord   a été signé en ce sens  ce mercredi 07 Septembre 2016  entre le ministre togolais de la  communication,  Guy Madjé Lorenzo  et la directrice adjointe Afrique de  l’Ouest de l’Agence chinoise de coopération internationale, Huo Yao.

Pour un investissement de 4,5 milliards de Fcfa, l’agence construira un auditorium de 50 places, un studio tv de 200m2, pour les jeux,  série et sitcoms, un second pour la radio et des salles de montage audio et vidéo.

 

Depuis 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) accorde un soutien  particulier à la vision du gouvernement qui est de  porter  le taux de couverture forestière de 6,8% en 2010 à 30% en 2050. C’est ce  qui justifie d’ailleurs son implication financière  dans  la validation technique des livrables  d’études qui s’est débuté ce lundi 29 août 2016 à Agoè. Des livrables d’études portent  sur les contraintes et opportunités liées au reboisement  sur le plan national destinés à l’élaboration et la mise en œuvre du Programme National de Reboisement (PNR) au  Togo.

Le renforcement de la planification des activités de reboisement au Togo préoccupe de plus le gouvernement, les partenaires en développement, la société civile et les ONG investissent dans le domaine du reboisement et de la gestion durable des forêts  au Togo. Pendant deux jours, ces acteurs impliqués dans le domaine forestier au Togo vont travailler sur trois rapports effectués par trois consultants nationaux. Précisément, les travaux vont  porter sur les contraintes et les opportunités du PNR, les contours juridiques relatifs à l’exploitation des forets et les retombées économiques. Toute une analyse minutieuse des rapports thématiques destinés à l’élaboration et la mise en œuvre du Programme National de Reboisement (PNR) au Togo.

« De façon spécifique, il s’agit d’examiner et de valider les documents techniques suivant la contribution du secteur forestier à l’économie nationale,  la recherche forestière et reboisement au Togo, cadre juridique et institutionnel du reboisement au Togo » a affirmé le Boundjouw SAMA Secrétaire Général du ministère de l’Environnement.

Pour la FAO, cette initiative est très salutaire d’autant qu’elle constitue un processus engagé pour que le Togo dispose d’un document cohérent qui soit parallèle à la  vision  du gouvernement sur le reboisement.

L’Assistant au Représentant Résident de la  FAO au Togo, Oyétoundé DJIWA, reste convaincu de l’utilité de ces deux jours de travail qui permettront  de définir les priorités exactes du Togo pour les années à venir en matière de reboisement. Il s’agit de favoriser le reboisement en facilitant la mise en valeur des espaces forestiers au Togo, «il faut que ceux qui veulent faire le reboisement se sentent à l’aise, s’il y a des mesures incitatives ou des actes juridiques à prendre etc. » a-t-il martelé.

Helmut PINTO