Coopération

Les installations de la radio et télévision nationales  vont connaitre une modernisation par le biais de la coopération sino-togolaise. Les travaux de construction du nouveau site de ces médias d’état     vont démarrer en juin 2017 et prendre fin en 2019. Un accord   a été signé en ce sens  ce mercredi 07 Septembre 2016  entre le ministre togolais de la  communication,  Guy Madjé Lorenzo  et la directrice adjointe Afrique de  l’Ouest de l’Agence chinoise de coopération internationale, Huo Yao.

Pour un investissement de 4,5 milliards de Fcfa, l’agence construira un auditorium de 50 places, un studio tv de 200m2, pour les jeux,  série et sitcoms, un second pour la radio et des salles de montage audio et vidéo.

 

Depuis 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) accorde un soutien  particulier à la vision du gouvernement qui est de  porter  le taux de couverture forestière de 6,8% en 2010 à 30% en 2050. C’est ce  qui justifie d’ailleurs son implication financière  dans  la validation technique des livrables  d’études qui s’est débuté ce lundi 29 août 2016 à Agoè. Des livrables d’études portent  sur les contraintes et opportunités liées au reboisement  sur le plan national destinés à l’élaboration et la mise en œuvre du Programme National de Reboisement (PNR) au  Togo.

Le renforcement de la planification des activités de reboisement au Togo préoccupe de plus le gouvernement, les partenaires en développement, la société civile et les ONG investissent dans le domaine du reboisement et de la gestion durable des forêts  au Togo. Pendant deux jours, ces acteurs impliqués dans le domaine forestier au Togo vont travailler sur trois rapports effectués par trois consultants nationaux. Précisément, les travaux vont  porter sur les contraintes et les opportunités du PNR, les contours juridiques relatifs à l’exploitation des forets et les retombées économiques. Toute une analyse minutieuse des rapports thématiques destinés à l’élaboration et la mise en œuvre du Programme National de Reboisement (PNR) au Togo.

« De façon spécifique, il s’agit d’examiner et de valider les documents techniques suivant la contribution du secteur forestier à l’économie nationale,  la recherche forestière et reboisement au Togo, cadre juridique et institutionnel du reboisement au Togo » a affirmé le Boundjouw SAMA Secrétaire Général du ministère de l’Environnement.

Pour la FAO, cette initiative est très salutaire d’autant qu’elle constitue un processus engagé pour que le Togo dispose d’un document cohérent qui soit parallèle à la  vision  du gouvernement sur le reboisement.

L’Assistant au Représentant Résident de la  FAO au Togo, Oyétoundé DJIWA, reste convaincu de l’utilité de ces deux jours de travail qui permettront  de définir les priorités exactes du Togo pour les années à venir en matière de reboisement. Il s’agit de favoriser le reboisement en facilitant la mise en valeur des espaces forestiers au Togo, «il faut que ceux qui veulent faire le reboisement se sentent à l’aise, s’il y a des mesures incitatives ou des actes juridiques à prendre etc. » a-t-il martelé.

Helmut PINTO

Des signes cliniques suspects sur des  volailles malades ont été signalés au sein dans  deux foyers d’exploitation dans les  préfectures  du Golfe et d’Agoè. C’est en tout cas l’information communiquée par  le  Ministre de l’Agriculture Ouro AGADAZI qui a organisé une conférence  de presse ce matin 26 août 2016 à Lomé. Il était question de signaler au public la présence de la grippe H5N1 (grippe aviaire) au Togo et  surtout des efforts déployés tout autour ayant permis de maitriser la situation.

Des analyses se sont révélées positives sur l’existence de le Grippe  H5N1 au sud du Togo précisément dans les  préfectures  du Golfe et d’Agoè.  Heureusement,  les cas de grippe H5N1 ont été rapidement traités après  des diagnostics suivis d’investigations auprès des «foyers sauvages» d’élevage de volailles dans ces deux  préfectures. Une  situation maitrisée  grâce à la collaboration des ministères de  l’agriculture et de la santé avec surtout le soutien technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Précisément, les techniciens de la FAO  ont effectué des analyses sur des  échantillons qui se sont révélées positives à la grippe H5N1. C’est  ce qui  leur a permis de cibler rapidement les foyers affectés par cette  maladie.  Les investigations ont ensuite permis de déceler « des mortalités subites » et massives dont les cailles et les canards. Il a été également noté « une relation entre les deux exploitations à savoir les matériels et les équipements d’élevage ».

Par ailleurs, il faut préciser que «ces foyers d’exploitations n’ont reçu aucune autorisation d’installation et aucun suivi sanitaire, donc le non-respect des mesures prophylactiques »,  à  en croire les propos du Ministre Ouro AGADAZI. C’est  ainsi que  les techniciens sanitaires  de la FAO   ont, procédé à l’abattage, à l’incinération et à l’enfouissement des  cailles, des pintades et des canards. Les œufs de ces volailles n’ont  pas été épargnés ainsi que les aliments leur servant de nourriture.

Il ressort aussi de cette conférence  de presse  que des mesures complémentaires  ont été mises sur pied à la suite des travaux de riposte à la grippe  H5N1. Il s’agit de la surveillance des principaux marchés  des deux préfectures précitées.   Spécialement, l’abattoir des animaux du grand marché de  Lomé, des marchés d’Adétikopé et de Gbossimé. Des prélèvements ont été  effectués dans ces différents marchés. Des  investigations  poursuivent  dans les élevages similaires et  auprès   des clients des fermes incriminées  de Tsévié, d’Agoè, d’Adidogomé ainsi que d’autres.

Helmut PINTO

Trois ONG engagées dans le reboisement et de la gestion durable des forêts au Togo ont bénéficié, du financement de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). La signature  officielle de la convention  s’est tenue ce lundi 29 août 2016 à Lomé en présence de l’Assistant au Représentant Résident du FAO au Togo, Monsieur Oyétoundé DJIWA. Il s’agit des ONG CADO d’Agou, du GNS de Notsè et de l’AE2D basée  à Tchamba.

En effet, cet accord de financement de la  FAO avec les ONG CADO, GNS et

AE2D intervient dans le cadre des actions menées il y a quelques années par l’institution pour doter le gouvernement togolais d’un manuel de gestion des forêts communautaires. Ce manuel renferme donc les 8 dispositions à suivre pour se faire reconnaitre en tant que communauté détentrice d’une forêt communautaire. «Cette convention permettra de tester le manuel sur le terrain avec ces trois ONG qui accompagnent déjà des communautés sur trois sites différents », a affirmé Oyétoundé DJIWA.

La mission qui incombe désormais à ces ONG sera délicate, puisqu’il est maintenant question d’aider les communautés à élaborer l’administration, la cartographie et surtout d’évaluer les ressources disponibles au sein de chacune  de ces forêts,  bref d’élaborer « le plan de gestion de ces  forêts». Ce plan qui sera mis à disposition du gouvernement et approuvé par ce dernier.

Pour  Monsieur Oyétoundé DJIWA, cette expérience « sera une première dans l’histoire de la foresterie au Togo où l’Etat reconnaitra officiellement que cette forêt communautaire est propre à chaque communauté et gérée par elle-même ».

Helmut PINTO

 

Lors  de la 6e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-VI) tenue ce week-end à Nairobi au Kenya, le Japon a promis   une aide de 30 milliards de dollars d'investissements de 2016 à 2018 en Afrique.

‘Il s'agit d'un investissement qui a confiance dans le futur de l'Afrique’, a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe à l'ouverture de la Conférence.

 

Un tiers de cette somme sera consacré à la construction et amélioration des infrastructures africaines.

 

Les investissements, publics et privés, viseront notamment à mettre en oeuvre les trois principaux objectifs choisis pour cette Ticad, à savoir l'industrialisation avec la diversification de l'économie africaine, l'amélioration des soins de santé d'un continent régulièrement touché par des épidémies, ainsi que la stabilisation de l'Afrique, minée par de nombreuses crises.

 

Les 30 milliards de dollars promis par le Japon incluent de nouveaux engagements à hauteur de 21 milliards de dollars ainsi que 9 milliards de dollars provenant de la précédente promesse d'investissements, prononcée trois ans plus tôt lors de la cinquième édition de la Ticad.

 

Evoquant la construction, l'expansion et la rénovation de routes et de ports, l'accès à l'électricité ou le développement d'une couverture santé universelle, M. Abe a lourdement insisté sur la ‘qualité’ des services proposés par son pays, une référence à peine voilée au fait que Tokyo est perçu sur le terrain comme un prestataire de meilleure qualité, même s'il est plus lent et élabore des projets de moindre ampleur que ceux de la Chine.

 

Il sied de souligner que les échanges commerciaux entre le Japon et l'Afrique s'élevaient à 24 milliards de dollars en 2015, bien loin des 179 milliards de dollars d'échanges du continent avec le géant chinois.

 

En marge de la Ticad, la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont  annoncé des investissements de 24 milliards de dollars) en Afrique sur les trois à cinq prochaines années afin d'aider à la réforme des systèmes de soins de santé du continent.

 

Depuis que de nouvelles révélations accablantes sur  la société Wacem  liées  à l’évasion fiscale sont mises sur la place publique, certaines institutions de Bretton-Woods ont désormais tourné leurs regards sur la gouvernance minière. C’est ainsi  que le  09 Août dernier, le Ministère des Mines et de l’Energie, en collaboration avec la Banque Mondiale a  initié un atelier de lancement officiel du Projet de développement et de gouvernance minière à Lomé (PDGM). Ce projet vise à rationnaliser les principales structures institutionnelles du secteur des industries extractives dans la perspective de renforcer leur efficience et leur recevabilité de manière à en garantir une gestion plus efficace.   

Autrement dit, ce projet « va non seulement aider à promouvoir une meilleure gouvernance, transparence et efficacité du secteur », mais également «va soutenir une meilleure gestion des aspects environnementaux, du développement social et économique découlant des activités du secteur ».

Selon Godwill Tange, Représentant résident par intérim de la Banque Mondiale au Togo, « les activités de ce projet contribueront à attirer davantage d’investisseurs en augmentant la connaissance géologique des ressources souterraines du Togo, à travers l’analyse des données géologiques et la dissémination des résultats par voie électronique et autres moyens de promotion. Je tiens à souligner le fait que la période est actuellement propice pour renforcer un partage équitable de la prospérité, en assurant que les retombées financières du secteur extractif profitent davantage à plusieurs couches sociales. A cet effet, le PDGM appuiera la promotion de la sous-traitance nationale afin d’intégrer les petites et moyennes entreprises nationales dans la chaîne des valeurs de l’industrie minière. De plus, le projet va s’inspirer de l’expérience internationale pour définir une approche adéquate pour stimuler les investissements sociaux et la création d’emplois au profit des communautés riveraines aux opérations minières ».

De retour, le gouvernement togolais « s’engage à relever le défi de la saine gouvernance et la protection de l’environnement ». En outre, le gouvernement réitère son engagement pour le développement socio économique durable des communautés particulièrement riveraines.

Enfin, le gouvernement, pour sa bonne foi, propose « un suivi des activités de développement du secteur minier, depuis l’octroi des permis d’exploration ou de recherche jusqu’à la fermeture des mines en passant par la supervision des activités d’exploitation minière ».

Que c’est beau, la garantie que donne une fois encore le gouvernement par rapport au respect des clauses de cet accord ! Pourquoi est-ce aujourd’hui que le gouvernement promet la saine gouvernance et la protection de l’environnement de ces sites miniers ? Tout porte à croire que c’est après la signature d’un accord de crédit avec la Banque Mondiale, le 29 janvier 2016, d’un montant de 13,4 millions d’Euros, soit environ 09 milliards de FCFA, que subitement le gouvernement porte un intérêt sur la vie des riverains et ouvriers des  sites miniers.

Il faut rappeler que le projet PDGM est entré en vigueur depuis le 03 mars 2016 pour une durée de cinq (05) ans.

Pour cette fois-ci, les populations riveraines trouveront-ils leur compte dans la gouvernance minière ? Comme l’a dit le Représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, Godwill Tange, « ce  projet va s’inspirer de l’expérience internationale pour définir une approche adéquate pour stimuler les investissements sociaux et la création d’emplois au profit des communautés riveraines aux opérations minières ».  Les Togolais le prennent au mot, connaissant bien la duplicité du pouvoir UNIR. C’est pourquoi l’implication de la Banque Mondiale dans la réalisation de ce projet s’avère indispensable. Il ne servira à rien que les fonds destinés pour ce projet soient détournés vers une destination inconnue.

La gestion  des ressources minières a toujours posé un problème, parce que l’opacité avec laquelle sont gérées les ressources minières touche le cœur de chaque Togolais. Or, la redistribution inéquitable des ressources  à tous les fils de ce pays renforce la haine que les Togolais ressentent à l’égard de leurs dirigeants qui, il faut le rappeler, vivent dans une opulence totale.

On espère qu’après la signature de cet accord de Janvier 2016, suivi du lancement de cet atelier tenu le 09 août dernier, le gouvernement s’inscrira désormais dans la logique d’une gouvernance orthodoxe par rapport à la gestion des industries extractives. Mais avant, un audit environnemental s’impose sur tous les sites d’extraction minière. Pour cela la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), la société WACEM et autres doivent faire d’abord  l’état des lieux du degré de pollution, ensuite situer les responsabilités et enfin  établir un dialogue entre les communautés affectées et l’administration. Tel est également le souhait de la Banque Mondiale.