Coopération

Toute la Communauté Internationale s’acharne potentiellement pour la réussite de la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris en France. Cette préparation se présente également au niveau national dans chacune des 195 pays de l’ONU y compris le Togo qui a lancé la rédaction du document de Contribution Prévue Déterminée au Niveau National (CPDN) en Juin dernier. L’atelier de validation dudit document de la contribution du Togo à cette rencontre internationale inédite s’est tenue ce 15 septembre 2015 à Lomé. Selon POUFFARY l’expert en charge de la rédaction du CPDN du Togo « d’une manière spécifique ce document va permettre au Togo d’une part de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’autre part de se développer en s’adaptant par des trajectoires sobres en émission de gaz à effet de serre pour augmenter sa capacité à prendre en compte les contraintes climatiques ».
Le Togo a pris un engagement au même titre que la communauté internationale pour contribuer à cette grande Convention sur le changement climatique. Le Togo n’est pas responsable historiquement des réchauffements climatiques que vit la Terre toute entière, ce qui fait de lui une victime des conséquences des émissions de gaz à effet de serre. Nonobstant, sa contribution à ce grand Sommet international sera nécessaire pour le développement international dont la toute première sera de renforcer la capacité des politiques du COP21. Le second apport crucial est de rappeler les enjeux du développement et de l’adaptation qui lui sont liés.
Le CPDN constitue en réalité un document dans lequel chaque pays consigne ses objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de contribuer à l’objectif global de la Conférence des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCNUCC) et maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C d’ici 2050.
En clair le Togo s’engage dans ce document de CPDN, à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre par des pratiques comme, produire de l’énergie propre ou produire un habitat durable. Plus ambitieux encore, le Togo prévoit de diminuer son émission de 31,14% à l’horizon 2030 sous réserve de bénéficier du bon d’accompagnement de la Communauté Internationale estimé à 3,02 milliards de dollars US. Ce bon fait également partie de l’accord de Paris et soutient les pays dans la mise en place des mesures, des politiques et des programmes plus forts sur l’énergie, l’agriculture. D’une manière spécifique ce document va permettre au Togo d’une part de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’autre part de se développer en s’adaptant par des trajectoires sobres en émission de gaz à effet de serre pour augmenter sa capacité à prendre en compte des contraintes climatiques.
La COP 21 doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C.
L’ambassadeur de France au Togo et le Chef de la délégation de l’UE étaient aux cotés du Ministre de l’environnement et des ressources forestières au cours de cette rencontre.

La représentante du système des Nations Unies Kardiata Lo N'DIAE et l'Ambassadeur de l'Union Européenne Nicholas BERLANGA-MARTINEZ se sont prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum National sur la Planification qui se tient à Lomé du 28 au 30 octobre présidé par SEM le Chef d'Etat AHUME ZUNU aux côtés de DJOSSOU Semodji Ministre de la Planification. Une assise qui conduira à l'adoption d'un document cadre avec un nouveau système de planification.

Après le lancement des journées porte ouverte de son Ministère le Ministre DJOSSOU Semodji a procédé au Forum National sur la Planification placé sous le thème: << ensemble pour construire le système national de planification. >> La Planification doit être un affaire de tous disait la représentante du PNUD à cette occasion où la rénovation du système de planification du Togo reste une urgence. Loin de << faire le procès du gouvernement... affirmait-elle, ce forum consacre l'aboutissement des travaux menés par la Communauté d'acteurs en vue de doter le pays d'un cadre et d'outils de planification fédérateurs et faisant autorité en la matière>> Elle a également mis un accent particulier sur les défis liés à la gestion des ressources humaines, les cadres organiques et les infrastructures et moyens techniques qui doivent accompagner cette initiative.
Pour le Ministre SEMODJI il s'agit << de définir les méthodes, les outils, les critères les plus appropriés pour planifier, mettre en œuvre, programmer, budgétiser suivre et évaluer >>.