Interviews

La  Rédaction  de l’Agence Corps Diplomatic  Togo (CDT) a  approché la Direction  Générale  de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité  Publique (ANASAP) après un an d’activités sur le terrain. Le Directeur Général de l’ANASAP qui n'est personne  d'autre que le Général Gnakoudè BERENA, qui a longtemps défendu l'intégrité territoriale du Togo pendant plusieurs années et dirigé plusieurs opérations de maintien de la paix, continue de s'investir cette fois-ci dans l'assainissement et la salubrité  du pays. Il a accepté  volontiers et  s’est confié à notre rédaction. Dans cette interview exclusive, il a dressé le bilan des 12 mois d’activités de son institution et les défis qui restent à relever.

Lisez plutôt.

 

CDT: Cela fait un an que l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité  Publique (ANASAP)  mise en place par Décret présidentiel, a commencé ses activités. Monsieur   le Directeur Général  qu’est-ce qui justifie la création d’une telle Agence ?

 

DG/ ANASAP : La démographie galopante de nos villes entraine inévitablement la prolifération des ordures ménagères et partant, la problématique de leur gestion. Malgré plusieurs initiatives, prises par l’Etat, et  les partenaires, le secteur reste toujours souffrant. Aujourd’hui, en plus des déchets ménagers,  il  y a les déchets médicaux et industriels, qui sont souvent toxiques, nuisibles et donc doivent être traités de manière spécifique.

L’enjeu est également sanitaire. Un environnement malpropre, et mal assaini a un impact  négatif  sur la santé des populations et surtout sur les enfants qui sont très sensibles aux maladies. N’oublions pas aussi que le manque d’hygiène est un terrain favorable aux épidémies.

Il s’agit, pour finir, de donner plus de beauté à nos villes.

Je tiens à souligner que le coût de l’inaction est plus cher et parfois plus dramatique que celui de l’action qui rentre dans une démarche à la fois préventive  et de résolution des problèmes.

Eu égard à toutes les motivations ci-dessus énumérées, il était devenu donc important de donner une dimension nouvelle à la gestion des déchets  de tout genre.

Ce sont donc ces défis  que le Gouvernement a voulu relever en mettant en place  l’ANASAP.

CDT:  Après un an de parcours, quel  bilan pourriez-vous faire de vos activités ?

En terme de bilan,  nous laissons nos actions parler à notre place. Entre autres activités à l’actif de l’ANASAP,  je citerai :

  • Le curage et l’entretien du canal d’équilibre de la lagune de Lomé,
  • L’aménagement des espaces verts (boulevard Eyadéma (7kms); route de la nouvelle présidence, Rond Pont colombe de la paix, Rond Point GTA , etc.)
  • L’enlèvement des dépotoirs sauvages qui se poursuit actuellement,
  • L’entretien des bassins de rétention d’eau (Bassin Est et Ouest du Campus de Lomé)
  • Cantonnage des principales voies de la capitale.
  • Appuis aux associations, ONG, CDQ et CDV qui initient des opérations de salubrité.
  • Appui aux opérations de Togo Ville Propre.
  • Déguerpissement des éleveurs de bêtes en milieu urbain
  • Sensibilisation des ménages à construire des fosses sceptiques
  • Contrôle de la Gestion des déchets bio – médicaux dans les hôpitaux
  • Sensibilisation dans les écoles et dans les quartiers

Je précise que ce sont des activités que nous avons commencé et qui doivent être régulièrement exécutées pour avoir un impact durable en matière d’amélioration du cadre de vie.  

CDT: Monsieur le Directeur Général, entre  temps, vous aviez signé un accord de partenariat avec le district sanitaire de Lomé Commune. Pouvez-vous nous élucider sur  les fruits de ce partenariat ?

 

DG/ ANASAP : L’ANASAP est une agence qui est chargée de fédérer tous les acteurs du domaine de l’assainissement et de salubrité. Ainsi qu’il vous en souvienne que par le passé, le Service Régional d’Hygiène et d’Assainissement avait réussi à instaurer chez les populations le respect des règles d’hygiène. Il s’agit donc par ce partenariat d’appuyer ce service et d’établir un partenariat public – public solide  pour améliorer l’hygiène dans les quartiers.

Dans le cadre de ce partenariat, des sorties de terrains sont actuellement effectuées conjointement par les techniciens du service d’hygiène et l’ANASAP dans certains quartiers de la ville pour inculquer aux ménages les bonnes pratiques en matière d’assainissement et de salubrité. 

 

Le DG de l'ANASAP signant un accord de partenariat avec le District sanitaire de Lomé

CDT: Quels défis comptez-vous relever en matière d’assainissement et de salubrité à Lomé et dans les autres villes de l’intérieur du Togo à court, moyen et long terme?

 

DG/ ANASAP : En termes de défis, il faut reconnaître que le chantier en matière de la salubrité et d’assainissement est vaste. Mais nous allons d’abord prendre le taureau par les cornes c'est-à-dire nous attaquer d’abord à la capitale en réorganisant le système de la pré collecte et celle du renforcement des capacités de tous les acteurs du domaine pour des résultats satisfaisants et probants. Concrètement, il s’agira à court terme de renforcer Lomé Commune en équipements et infrastructure d’ assainissement et de gestion de l’ insalubrité , de promouvoir la transformation des déchets et l’aménagement des espaces verts entre autres.

A long terme, une fois la capitale maitrisée, l’expérience acquise à Lomé sera étendue aux autres villes de l’intérieur. Nous croyons qu’avec l’implication de tout le monde, notre capitale et nos villes de l’intérieur retrouveront leur lustre d’antan.

 

CDT: Monsieur le Directeur Général, quel message avez-vous à l’endroit des populations  pour un changement de comportement en matière de salubrité afin d’éviter les dépotoirs sauvages çà et là dans les villes.

 

DG/ ANASAP: J’en appelle à la conscience individuelle et collective de toute la population sur la problématique de la salubrité car la lutte contre ce phénomène commence d’abord par un changement de comportement. Il faut que chacun sache qu’il a une contribution personnelle dans cette bataille  contre l’insalubrité.

Bannissons de nos habitudes les gestes qui sont de nature à porter préjudice à notre cadre de vie et adoptons les bonnes pratiques vis-à-vis de nos déchets.  Il est vrai qu’aujourd’hui, le sous secteur de pré collecte est à repenser mais en attendant de trouver les solutions idoines, chacun individuellement, a sa part de responsabilité. Eviter de jeter les ordures partout dans nos maisons, sur les rues, places publiques et autres, c’est déjà contribuer à notre propre bien être et celui des autres.

C’est ensemble ANASAP, partenaires et surtout citoyens que le défi sera relevé et notre environnement assaini. Les portes de l’ANASAP restent ouvertes pour toute idée ou suggestion.

Pour terminer, je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous nous offrez de pouvoir nous adresser à la masse et je souhaite que le partenariat ANASAP-médias se poursuive car vous avez un rôle très important à jouer dans ce combat.

Interview réalisée par la Rédaction

 

La  Rédaction  de l’Agence Corps Diplomatic  Togo (CDT) a  approché la Direction  Générale  de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité  Publique (ANASAP) après un an d’activités sur le terrain. Le Directeur Général de l’ANASAP, le Général Gnakoudè BERENA, volontier, s’est confié à notre rédaction. Dans cette interview exclusive, il a dressé le bilan des 12 mois d’activités de son institution  et les défis qui restent à relever.

Lisez plutôt.

 

CDT: Cela fait un an que l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité  Publique (ANASAP)  mise en place par Décret présidentiel, a commencé ses activités. Monsieur   le Directeur Général  qu’est-ce qui justifie la création d’une telle Agence ?

 

DG/ ANASAP : La démographie galopante de nos villes entraine inévitablement la prolifération des ordures ménagères et partant, la problématique de leur gestion. Malgré plusieurs initiatives, prises par l’Etat, et  les partenaires, le secteur reste toujours souffrant. Aujourd’hui, en plus des déchets ménagers,  il  y a les déchets médicaux et industriels, qui sont souvent toxiques, nuisibles et donc doivent être traités de manière spécifique.

L’enjeu est également sanitaire. Un environnement malpropre, et mal assaini a un impact  négatif  sur la santé des populations et surtout sur les enfants qui sont très sensibles aux maladies. N’oublions pas aussi que le manque d’hygiène est un terrain favorable aux épidémies.

Il s’agit, pour finir, de donner plus de beauté à nos villes.

Je tiens à souligner que le coût de l’inaction est plus cher et parfois plus dramatique que celui de l’action qui rentre dans une démarche à la fois préventive  et de résolution des problèmes.

Eu égard à toutes les motivations ci-dessus énumérées, il était devenu donc important de donner une dimension nouvelle à la gestion des déchets  de tout genre.

Ce sont donc ces défis  que le Gouvernement a voulu relever en mettant en place  l’ANASAP.

CDT:  Après un an de parcours, quel  bilan pourriez-vous faire de vos activités ?

En terme de bilan,  nous laissons nos actions parler à notre place. Entre autres activités à l’actif de l’ANASAP,  je citerai :

  • Le curage et l’entretien du canal d’équilibre de la lagune de Lomé,
  • L’aménagement des espaces verts (boulevard Eyadéma (7kms); route de la nouvelle présidence, Rond Pont colombe de la paix, Rond Point GTA , etc.)
  • L’enlèvement des dépotoirs sauvages qui se poursuit actuellement,
  • L’entretien des bassins de rétention d’eau (Bassin Est et Ouest du Campus de Lomé)
  • Cantonnage des principales voies de la capitale.
  • Appuis aux associations, ONG, CDQ et CDV qui initient des opérations de salubrité.
  • Appui aux opérations de Togo Ville Propre.
  • Déguerpissement des éleveurs de bêtes en milieu urbain
  • Sensibilisation des ménages à construire des fosses sceptiques
  • Contrôle de la Gestion des déchets bio – médicaux dans les hôpitaux
  • Sensibilisation dans les écoles et dans les quartiers

Je précise que ce sont des activités que nous avons commencé et qui doivent être régulièrement exécutées pour avoir un impact durable en matière d’amélioration du cadre de vie.  

CDT: Monsieur le Directeur Général, entre  temps, vous aviez signé un accord de partenariat avec le district sanitaire de Lomé Commune. Pouvez-vous nous élucider sur  les fruits de ce partenariat ?

 

DG/ ANASAP : L’ANASAP est une agence qui est chargée de fédérer tous les acteurs du domaine de l’assainissement et de salubrité. Ainsi qu’il vous en souvienne que par le passé, le Service Régional d’Hygiène et d’Assainissement avait réussi à instaurer chez les populations le respect des règles d’hygiène. Il s’agit donc par ce partenariat d’appuyer ce service et d’établir un partenariat public – public solide  pour améliorer l’hygiène dans les quartiers.

Dans le cadre de ce partenariat, des sorties de terrains sont actuellement effectuées conjointement par les techniciens du service d’hygiène et l’ANASAP dans certains quartiers de la ville pour inculquer aux ménages les bonnes pratiques en matière d’assainissement et de salubrité. 

 

Le DG de l'ANASAP signant un accord de partenariat avec le District sanitaire de Lomé

CDT: Quels défis comptez-vous relever en matière d’assainissement et de salubrité à Lomé et dans les autres villes de l’intérieur du Togo à court, moyen et long terme?

 

DG/ ANASAP : En termes de défis, il faut reconnaître que le chantier en matière de la salubrité et d’assainissement est vaste. Mais nous allons d’abord prendre le taureau par les cornes c'est-à-dire nous attaquer d’abord à la capitale en réorganisant le système de la pré collecte et celle du renforcement des capacités de tous les acteurs du domaine pour des résultats satisfaisants et probants. Concrètement, il s’agira à court terme de renforcer Lomé Commune en équipements et infrastructure d’ assainissement et de gestion de l’ insalubrité , de promouvoir la transformation des déchets et l’aménagement des espaces verts entre autres.

A long terme, une fois la capitale maitrisée, l’expérience acquise à Lomé sera étendue aux autres villes de l’intérieur. Nous croyons qu’avec l’implication de tout le monde, notre capitale et nos villes de l’intérieur retrouveront leur lustre d’antan.

 

CDT: Monsieur le Directeur Général, quel message avez-vous à l’endroit des populations  pour un changement de comportement en matière de salubrité afin d’éviter les dépotoirs sauvages çà et là dans les villes.

 

DG/ ANASAP: J’en appelle à la conscience individuelle et collective de toute la population sur la problématique de la salubrité car la lutte contre ce phénomène commence d’abord par un changement de comportement. Il faut que chacun sache qu’il a une contribution personnelle dans cette bataille  contre l’insalubrité.

Bannissons de nos habitudes les gestes qui sont de nature à porter préjudice à notre cadre de vie et adoptons les bonnes pratiques vis-à-vis de nos déchets.  Il est vrai qu’aujourd’hui, le sous secteur de pré collecte est à repenser mais en attendant de trouver les solutions idoines, chacun individuellement, a sa part de responsabilité. Eviter de jeter les ordures partout dans nos maisons, sur les rues, places publiques et autres, c’est déjà contribuer à notre propre bien être et celui des autres.

C’est ensemble ANASAP, partenaires et surtout citoyens que le défi sera relevé et notre environnement assaini. Les portes de l’ANASAP restent ouvertes pour toute idée ou suggestion.

Pour terminer, je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous nous offrez de pouvoir nous adresser à la masse et je souhaite que le partenariat ANASAP-médias se poursuive car vous avez un rôle très important à jouer dans ce combat.

Interview réalisée par la Rédaction

 

Dans le cadre de la première édition de la « Nuit des droits de l’homme »  organisée par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) avec l’appui des partenaires comme le PNUD, l’ANCE-Togo et d’autres ONG du Togo ont été distinguées par des meilleurs prix en raison de leur engagement dans la protection des droits de l’homme en 2015 au Togo.  La cérémonie de remise de prix a été organisée le vendredi  18 Décembre 2015 soir à Lomé.

L’ANCE-Togo a reçu le meilleur prix du droit à un environnement sain pour sa bataille contre le trafic illicite des espèces de faune et flore au Togo, la conservation et la gestion durable des mangroves et la lutte contre l’usage abusif des pesticides chimiques de synthèse. En plus  de l’ANCE, neuf autres ONG ont reçu des prix dans d’autres catégories comme c’est la cas de la catégorie droit à l’alimentation qui  a été décernée à l’ONG Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL), la catégorie droit à des enfants à SOS village d’enfants, la catégorie droits des détenus à la Fraternité des prisons, la catégorie droits à la santé à l’Association internationale des médecins pour l’éducation et la santé en Afrique (Aimes Afrique), la catégorie droits des femmes au Groupe d’action et de réflexion des femmes pour le développement et la démocratie (GF2D). De façon exceptionnelle, les catégories magistrat et média ont eu plusieurs lauréats.

Il convient de rappeler que parmi les nombreux lauréats présents, l’ANCE a été vivement félicité par les autorités togolaises et les organisateurs par ses efforts visibles au Togo en matière de protection de l’environnement, la préservation de la biodiversité et la lutte contre le trafic de l’espèce menacée d’extinction. 

Selon le Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo,  Fabrice  Kodjo  EBEH,  ce prix constitue  le début et non la fin et pousse cette ONG à toujours mieux faire pour relever le défi du développement durable au Togo. 

Signalons  qu’au total, dix  lauréats ont été primés en présence de plusieurs hautes personnalités. 

Catherine  NÜGLER 

La visite du président togolais en Israël la semaine dernière a été particulièrement fructueuse. Elle a permis de resserrer les liens politiques et économiques et d’identifier de nouvelles pistes de coopération dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et de la sécurité.

Lomé devrait abriter l’année prochaine le premier sommet Afrique-Israël et prendre la tête d’un groupe des amis de l’Etat hébreu en Afrique de l’Ouest.

Ce que confirme dans l’entretien que   Robert Dussey, Ministre  togolais des Affaires étrangères, a accordé à nos confrères du site gouvernemental. 

Republicoftogo.com : Quel bilan faites-vous de la récente visite du président Faure Gnassingbé en Israël ? 

Robert Dussey : Je dois d’abord rappeler que c’est sa 2e visite en 4 ans. L’objectif est de consolider la relation bilatérale et de la faire évoluer tant sur le plan politique qu’économique et qu’en terme de coopération technique. 

Israël peut apporter – et apporte déjà beaucoup – dans le domaine de l’expertise agricole. Plusieurs centaines de Togolais ont été formés ces dernières années par Mashav, l’Agence israélienne de coopération internationale. D’autres pistes ont été ouvertes lors du voyage afin de permettre un rapprochement en terme de santé, d’éducation et de formation. 

Cette visite est symbolique d’une nouvelle ère de relations entre Lomé et Jérusalem. 

Republicoftogo.com : Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a salué en des termes très chaleureux la position du Togo à l’égard d’Israël 

Robert Dussey : Le chef de l’Etat a hautement apprécié les propos de M. Netanyahou. Le Togo a opté pour une politique équilibré au Moyen-Orient, une politique qui favorise des perspectives de paix. C’est dans cet esprit que mon pays vote contre ou s’abstient lors de résolutions introduites par des organisations internationales et que nous jugeons excessives ou contre-productives. Notre diplomatie se veut pragmatique. 

Republicoftogo.com : En se rendant sur le Golan, le président Faure Gnassingbé a pu constater combien la situation sécuritaire d’Israël est précaire 

Robert Dussey : C’est vrai. Nous avons vu s’affronter à quelques centaines de mètres de la frontière israélienne rebelles syriens et forces gouvernementales. C’est un défi quotidien pour Tsahal, non seulement à cette frontière, mais aussi avec le Liban. Il est nécessaire de trouver rapidement une solution à la guerre qui dévaste la Syrie depuis 5 ans. 

En même temps, il y a des signes d’espoir. Des milliers de blessés syriens – rebelles et civils – sont soignés par l’armée israélienne ou acheminés vers des hôpitaux de la région. 

Le président Faure Gnassingbé s’est rendu dans l’un de ces établissements, à Safed. Là des médecins juifs, musulmans, chrétiens et druzes soignent gratuitement des combattants islamistes ou des enfants sans leur demander qui ils sont, comment ils s’appellent ou pour qui ils combattent. 

C’est très symbolique. C’est une action humanitaire et humaniste qui montre que dans cette région troublée, tout est possible. Et l’Etat hébreu montre la voie. 

Republicoftogo.com : le communiqué togolais publié à l’issue de la rencontre entre Faure Gnassingbé, le président israélien Reuven Rivlin et le Premier ministre Benjamin Netanyahou, fait était de la tenue à Lomé d’un sommet Afrique-Israël. 

Robert Dussey : Effectivement, le président togolais a fait cette proposition à M. Netanyahou qui l’a accepté. Nous souhaitons organiser dans la capitale togolaise l’année prochaine le premier sommet qui rassemblera les leaders des pays africains, ceux de la Cédéao, mais aussi au-delà, et les officiels israéliens afin de créer une plateforme de dialogue et de coopération pérenne. Rencontre politique, diplomatique, ce sommet se veut aussi un carrefour incontournable pour le business entre le Continent et Israël.

 

Ce sera une première qui illustre une nouvelle fois le dynamisme de la diplomatie togolaise. 

Republicoftogo.com : ‘Le Togo veut devenir un Hub pour le développement de l’amitié entre l’Afrique et Israël ‘, écrit le Jerusalem Post. Etes-vous d’accord avec ce postulat ?

 

Robert Dussey : Oui c’est assez juste. D’abord, le Togo a une amitié très ancienne avec Israël et un accord de vue sur de nombreux sujets. Ensuite, mon pays, grâce aux initiatives du chef de l’Etat, a une forte légitimité dans la région et au sein des instances régionales. Et plus généralement sur le continent africain.

 

Ce sommet sera donc l’occasion d’un rapprochement historique et d’une impulsion donnée au développement de nos pays grâce au savoir-faire et à la technologie israélienne.