Coopération

Depuis que de nouvelles révélations accablantes sur  la société Wacem  liées  à l’évasion fiscale sont mises sur la place publique, certaines institutions de Bretton-Woods ont désormais tourné leurs regards sur la gouvernance minière. C’est ainsi  que le  09 Août dernier, le Ministère des Mines et de l’Energie, en collaboration avec la Banque Mondiale a  initié un atelier de lancement officiel du Projet de développement et de gouvernance minière à Lomé (PDGM). Ce projet vise à rationnaliser les principales structures institutionnelles du secteur des industries extractives dans la perspective de renforcer leur efficience et leur recevabilité de manière à en garantir une gestion plus efficace.   

Autrement dit, ce projet « va non seulement aider à promouvoir une meilleure gouvernance, transparence et efficacité du secteur », mais également «va soutenir une meilleure gestion des aspects environnementaux, du développement social et économique découlant des activités du secteur ».

Selon Godwill Tange, Représentant résident par intérim de la Banque Mondiale au Togo, « les activités de ce projet contribueront à attirer davantage d’investisseurs en augmentant la connaissance géologique des ressources souterraines du Togo, à travers l’analyse des données géologiques et la dissémination des résultats par voie électronique et autres moyens de promotion. Je tiens à souligner le fait que la période est actuellement propice pour renforcer un partage équitable de la prospérité, en assurant que les retombées financières du secteur extractif profitent davantage à plusieurs couches sociales. A cet effet, le PDGM appuiera la promotion de la sous-traitance nationale afin d’intégrer les petites et moyennes entreprises nationales dans la chaîne des valeurs de l’industrie minière. De plus, le projet va s’inspirer de l’expérience internationale pour définir une approche adéquate pour stimuler les investissements sociaux et la création d’emplois au profit des communautés riveraines aux opérations minières ».

De retour, le gouvernement togolais « s’engage à relever le défi de la saine gouvernance et la protection de l’environnement ». En outre, le gouvernement réitère son engagement pour le développement socio économique durable des communautés particulièrement riveraines.

Enfin, le gouvernement, pour sa bonne foi, propose « un suivi des activités de développement du secteur minier, depuis l’octroi des permis d’exploration ou de recherche jusqu’à la fermeture des mines en passant par la supervision des activités d’exploitation minière ».

Que c’est beau, la garantie que donne une fois encore le gouvernement par rapport au respect des clauses de cet accord ! Pourquoi est-ce aujourd’hui que le gouvernement promet la saine gouvernance et la protection de l’environnement de ces sites miniers ? Tout porte à croire que c’est après la signature d’un accord de crédit avec la Banque Mondiale, le 29 janvier 2016, d’un montant de 13,4 millions d’Euros, soit environ 09 milliards de FCFA, que subitement le gouvernement porte un intérêt sur la vie des riverains et ouvriers des  sites miniers.

Il faut rappeler que le projet PDGM est entré en vigueur depuis le 03 mars 2016 pour une durée de cinq (05) ans.

Pour cette fois-ci, les populations riveraines trouveront-ils leur compte dans la gouvernance minière ? Comme l’a dit le Représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, Godwill Tange, « ce  projet va s’inspirer de l’expérience internationale pour définir une approche adéquate pour stimuler les investissements sociaux et la création d’emplois au profit des communautés riveraines aux opérations minières ».  Les Togolais le prennent au mot, connaissant bien la duplicité du pouvoir UNIR. C’est pourquoi l’implication de la Banque Mondiale dans la réalisation de ce projet s’avère indispensable. Il ne servira à rien que les fonds destinés pour ce projet soient détournés vers une destination inconnue.

La gestion  des ressources minières a toujours posé un problème, parce que l’opacité avec laquelle sont gérées les ressources minières touche le cœur de chaque Togolais. Or, la redistribution inéquitable des ressources  à tous les fils de ce pays renforce la haine que les Togolais ressentent à l’égard de leurs dirigeants qui, il faut le rappeler, vivent dans une opulence totale.

On espère qu’après la signature de cet accord de Janvier 2016, suivi du lancement de cet atelier tenu le 09 août dernier, le gouvernement s’inscrira désormais dans la logique d’une gouvernance orthodoxe par rapport à la gestion des industries extractives. Mais avant, un audit environnemental s’impose sur tous les sites d’extraction minière. Pour cela la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), la société WACEM et autres doivent faire d’abord  l’état des lieux du degré de pollution, ensuite situer les responsabilités et enfin  établir un dialogue entre les communautés affectées et l’administration. Tel est également le souhait de la Banque Mondiale.     

    

 

 

Toute la Communauté Internationale s’acharne potentiellement pour la réussite de la Conférence sur les changements climatiques qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris en France. Cette préparation se présente également au niveau national dans chacune des 195 pays de l’ONU y compris le Togo qui a lancé la rédaction du document de Contribution Prévue Déterminée au Niveau National (CPDN) en Juin dernier. L’atelier de validation dudit document de la contribution du Togo à cette rencontre internationale inédite s’est tenue ce 15 septembre 2015 à Lomé. Selon POUFFARY l’expert en charge de la rédaction du CPDN du Togo « d’une manière spécifique ce document va permettre au Togo d’une part de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’autre part de se développer en s’adaptant par des trajectoires sobres en émission de gaz à effet de serre pour augmenter sa capacité à prendre en compte les contraintes climatiques ».
Le Togo a pris un engagement au même titre que la communauté internationale pour contribuer à cette grande Convention sur le changement climatique. Le Togo n’est pas responsable historiquement des réchauffements climatiques que vit la Terre toute entière, ce qui fait de lui une victime des conséquences des émissions de gaz à effet de serre. Nonobstant, sa contribution à ce grand Sommet international sera nécessaire pour le développement international dont la toute première sera de renforcer la capacité des politiques du COP21. Le second apport crucial est de rappeler les enjeux du développement et de l’adaptation qui lui sont liés.
Le CPDN constitue en réalité un document dans lequel chaque pays consigne ses objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de contribuer à l’objectif global de la Conférence des Nations Unies sur les Changements climatiques (CCNUCC) et maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C d’ici 2050.
En clair le Togo s’engage dans ce document de CPDN, à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre par des pratiques comme, produire de l’énergie propre ou produire un habitat durable. Plus ambitieux encore, le Togo prévoit de diminuer son émission de 31,14% à l’horizon 2030 sous réserve de bénéficier du bon d’accompagnement de la Communauté Internationale estimé à 3,02 milliards de dollars US. Ce bon fait également partie de l’accord de Paris et soutient les pays dans la mise en place des mesures, des politiques et des programmes plus forts sur l’énergie, l’agriculture. D’une manière spécifique ce document va permettre au Togo d’une part de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’autre part de se développer en s’adaptant par des trajectoires sobres en émission de gaz à effet de serre pour augmenter sa capacité à prendre en compte des contraintes climatiques.
La COP 21 doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2 °C.
L’ambassadeur de France au Togo et le Chef de la délégation de l’UE étaient aux cotés du Ministre de l’environnement et des ressources forestières au cours de cette rencontre.

La représentante du système des Nations Unies Kardiata Lo N'DIAE et l'Ambassadeur de l'Union Européenne Nicholas BERLANGA-MARTINEZ se sont prononcé à l'occasion de l'ouverture du Forum National sur la Planification qui se tient à Lomé du 28 au 30 octobre présidé par SEM le Chef d'Etat AHUME ZUNU aux côtés de DJOSSOU Semodji Ministre de la Planification. Une assise qui conduira à l'adoption d'un document cadre avec un nouveau système de planification.

Après le lancement des journées porte ouverte de son Ministère le Ministre DJOSSOU Semodji a procédé au Forum National sur la Planification placé sous le thème: << ensemble pour construire le système national de planification. >> La Planification doit être un affaire de tous disait la représentante du PNUD à cette occasion où la rénovation du système de planification du Togo reste une urgence. Loin de << faire le procès du gouvernement... affirmait-elle, ce forum consacre l'aboutissement des travaux menés par la Communauté d'acteurs en vue de doter le pays d'un cadre et d'outils de planification fédérateurs et faisant autorité en la matière>> Elle a également mis un accent particulier sur les défis liés à la gestion des ressources humaines, les cadres organiques et les infrastructures et moyens techniques qui doivent accompagner cette initiative.
Pour le Ministre SEMODJI il s'agit << de définir les méthodes, les outils, les critères les plus appropriés pour planifier, mettre en œuvre, programmer, budgétiser suivre et évaluer >>.

« Accélération de la croissance et de la transformation de l’Agriculture face aux grandes tendances et questions émergentes au niveau régional  et global ». Tel est le thème sous lequel la 9e réunion de l’équipe pluridisciplinaire de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest se tient à Lomé dans la capitale togolaise. Pendant quatre jours, les participants  de la sous-région vont échanger autour  de ce thème. 

Pour le Représentant Résident de la FAO au Togo, Monsieur Antonio ISSAC MONTEIRO, cette rencontre vise le renforcement  des échanges d’informations entre le Bureau Régional de la FAO pour l’Afrique, l’Equipe FAO de l’Afrique de l’Ouest, les bureaux pays  de la FAO en Afrique de l’Ouest et les partenaires techniques et financiers. 

Monsieur Monteiro a témoigné sa gratitude au Ministre togolais de l’Agriculture et de son collègue de l’Environnement pour les «  excellentes relations  de partenariat  qui existent  entre  son institution et le Togo. 

Le Ministre Agadazi de l’Agriculture et de l’Hydraulique a remercié  les responsables de la FAO pour le choix porté sur le Togo pour abriter cette rencontre de haut  niveau.  Pour  le  Ministre, le thème  de cette rencontre est évocateur  et «  vient à point nommé au moment où de  profondes mutations s’opèrent dans le secteur agricole togolais, en l’occurrence l’adoption de la nouvelle politique agricole à l’horizon 2030 axée  sur l’accélération  de la croissance, l’amélioration de la compétitivité, l’inclusion sociale … ». 

Soulignons que la réunion  de l’équipe pluridisciplinaire de la FAO en Afrique de l’Ouest est un événement annuel qui rassemble la FAO et ses partenaires stratégiques pour dialoguer et échanger des informations sur les questions pertinentes  liées aux activités  de la FAO en Afrique de l’Ouest, tant aux niveaux sous régional que national, pour relever conjointement les principaux défis auxquels sont confrontés  les pays membres. 

 Les résultats attendus de cette réunion  sont entre autres : l’évaluation des réalisations faites dans les pays, les leçons apprises et les meilleures pratiques  de travail  de la FAO en Afrique de l’Ouest ; la prise en compte des priorités majeures et initiatives de la sous-région dans l’action  de la FAO.  

Cette rencontre trouve son importance dans la mesure où beaucoup de défis en matière de  la faim et de la malnutrition  restent à relever. Pour preuve dans la sous- région,  33,7 millions  de personnes sont encore sous-alimentées ; 22,2% des enfants de moins de cinq  ans souffrent d’insuffisance pondérale et 35 % de retard de croissance.